Partie Astronomie
SOMMAIRE
Cette
partie-ci de notre étude scientifique du Coran traite de la cosmogonie
coranique et consiste en une analyse critique des thèmes évoqués dans
les versets, confrontés à l’esprit d’un homme moderne connaissant les
découvertes concernant l’Univers : son origine, son passé, sa
composition, sa structure et possédant désormais des données objectives
sur son devenir et sa fin possibles. Puisque presque toute l’histoire de
l’Univers est reconstituée en astrophysique moderne actuellement
jusqu’à la toute première seconde après la singularité primordiale, une
telle critique est devenue possible. La cosmogonie coranique pouvant par
conséquent être évaluée en termes de plausibilité.
Des
sujets et des thèmes existentiels liés à la nature ou la cosmogonie
(comme ceux évoqués à travers le livre) ont été étudiés depuis l'époque
de la rédaction du Coran avec les données positives, comme
expérimentales, par des scientifiques actuels s’étant spécialisés dans
ces domaines et qui ont bénéficié de techniques très avancées permettant
une telle confrontation. Le style agile et d'une étonnante simplicité
du Coran souligné par certains penseurs musulmans a attiré notre
attention sur cet aspect étonnant du livre, jusqu'à nous amener à écrire
cet ouvrage dédié à cet aspect du livre sacré des musulmans.
Le
fait que le Coran parle tant des étoiles et des astres pousse le
lecteur curieux à forcément comparer les affirmations avec les acquis de
son époque. Sans doute, le Coran est un livre vieux de plus d’un
millénaire, or il parle de ciel en fumée (les astrophysiciens ne
nommaient ils pas Andromède nébuleuse ?) –que des musulmans ont de fait
ingénieusement comparé aux nébuleuses- Cor. XLI : 9-12, de portes des
cieux –une croyance déjà présente dans les religions chamaniques
anciennes et encore en Égypte Antique et qui évoque dans notre esprit de
façon assez amusante une des interprétations théoriques sur les trous
noirs- Cor. XLI : 740, l’expansion de l’espace Cor. LI : 47 et son
origine dans une seule masse -encore une croyance qui rejoint certaines
croyances intuitives retrouvés dans les cosmogonies du Mali ou au Japon,
avec le mythe de l'œuf primitif- :XXI : 30, sa création en un seul
instant plus bref qu’un clignement de paupière –rappelant étrangement le
big bang, en fait dieu omnipotent aurait-il peiné à la création ? - LIV
: 49-50, il décrit la fin des étoiles d'une façon assez originale,
alors que les mythes babyloniens ou égyptiens parlent plutôt de la chute
des étoiles, le Coran décrit la fin des étoiles : en poussières LXXXII :
1-2, en s’éteignant Cor. LXXVII : 8-10, perdant de leur éclat LXXVII :
1-11. Il évoque l'enroulement des cieux étoilés comme des rouleaux de
papyrus XXI : 104. Et encore d'autres points que nous traiterons le long
de notre travail.
Nous
nous devons, avant d’entrer dans le sujet, de préciser plusieurs choses
concernant ce chapitre fondamental de notre présente recherche. Nous
avons établis plusieurs parallèles dans notre étude entre certains
versets et la théorie du big bang, de même que nous avons parlé de
dimensions cachées et de trous noirs comme de possibles portes des
étoiles de certaines théories scientifiques. Or, il s’agit là de
comparaison strictement superficielle fondée sur une lecture
philologique et historico-critique du Coran. Il est évident qu'il serait
anti-scientifique d'affirmer que le sens initial des versets visait
précisément à annoncer une approche similaire à ces théories dans le
futur. En fait, nous avons pris le sens sémantique des versets et avons
souligné l’approche scientifique actuelle dans les domaines considérés.
Se pourrait-il cependant, que le verset : LI : 47, qui parle de
l’expansion du ciel, concernait plutôt le Monde visible dans la
conception sémantique de l'époque ? Et les portes des cieux évoqués dans
le Coran pourraient-elles être conçues plutôt de façon strictement
ésotérique sans devoir y chercher une réalité physique ?
(§. Page / verset – Sourate)
A-1. 67/ 133 III LE PARADIS (=SEPTIÈME CIEL) COMPOSÉ DES AUTRES CIEUX.
«
Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin dont le
terrain est les cieux ainsi que la Terre, préparé pour les pieux »
(traduit vaste comme les cieux et la Terre, le verset dit bien textuellement ce que nous rendons ici dans le texte original).
Le
mot samâ du Coran signale ce qui est en haut, l’espace extérieur à la
Terre ou s’organisent des objets divers -planètes, étoiles etc.-, que
les traducteurs rendent par ciel. Le Coran évoque sept « cieux »
superposés. Cette croyance est antérieure au Coran, et figure également
chez les égyptiens (7 ciels) comme chez les indiens sioux (12 ciels).
Le
Coran fait citer les cieux par la bouche de Noé même : Cor. LXXI
: 15 : « N’avez-vous pas vus comment Dieu a créé sept cieux superposés ?
». Cela se note de fait notamment dans les rites chamanistes où les
chamans traversent virtuellement les cieux en barque et entrent par des
portes. Un rite qui se retrouve encore une fois en Égypte Ancienne, nous
allons y revenir dans la partie traitant de l’histoire et de la
chronologie.
La
tradition islamique rapporte que, lors de son ascension miraculeuse : Cor. XVII : 1, 60 & Cor. LIII : 13-18, Muhammad aurait
traversé sept cieux et sept portes gardées par des Anges : El-Bukhârî,
Muslim etc. Quels seraient donc ces sept cieux cités dans le livre saint
? Ailleurs le Coran nous apprend que le premier ciel, le ciel terrien
est décoré d’étoiles : Cor. XLI : 9-12. Les étoiles visibles décorant
notre ciel sont celles de la Voie lactée, donc le premier ciel serait-il
le ciel visible à l’œil nu, notre Galaxie qui héberge le système
solaire ?
Le
Messager qui devait ignorer la théorie ptoléméenne ne pouvait
que concevoir le ciel qu'il pouvait voir à son époque dans son milieu,
en Arabie, cette traînée d'étoiles que nous appelons Voie Lactée.
Étrangement, les découvertes d’outils permettant d’observer les régions
de plus en plus éloignées du ciel nous ont fait découvrir qu’il existe
non seulement un au-delà de la Voie lactée, mais également d’autres
galaxies et groupes de galaxies organisés à travers tout l’Univers
observable.
L’astronome
perse Al-Sufî serait le premier à avoir considéré la faible tâche que
forme la « nébuleuse » d’Andromède à une galaxie comme la nôtre. Il
faudra attendre le XVIIIe siècle avec l’astronome Charles Messier (1730,
1837) pour cartographier des objets célestes divers dont 32 galaxies.
Depuis nous connaissons des milliers de galaxies de formes et d’âges
variables et estimons qu’il existe des centaines de milliards de
galaxies à travers l’Univers qui s’organisent d’une façon très homogène.
Nous pouvons techniquement organiser l'Univers selon l'astrophysique
moderne en sept niveaux, concentriques, de façon bizarrement compatible
avec ce verset.
Désormais
nous savons que selon les données astronomiques, nous pourrions
sérieusement citer sept cieux concentriques contenus les uns dans les
autres depuis la Terre considérée comme repère, citons dans l’ordre 1°-
la Voie Lactée, 10exp5 années-lumière ; 2°- le groupe de galaxies local,
10exp6 années-lumière ; 3°- l’Amas, 10exp7 années-lumière ; 4°- Super
Amas –de la Vierge-, 10exp8 années-lumière ; 5°- les grandes structures,
10exp9 années-lumière –avec les vides intergalactiques- ; 6°- l’univers
visible dans son ensemble, 10exp10 années-lumière et 7°- l’au-delà de
la barrière du temps de Planck limitant l’espace observable vers
13.000.000.000 d’années lumières, date de la création de tout l’Univers.
Le
septième ciel s’étendant donc dans l’au-delà des confins de l’Univers
visible où doit exister le prolongement physique de notre univers
actuellement visible dont la lumière ne nous parvient pas. Nous
pourrions même considérer que notre septième ciel se prolongeant dans
des régions lointaines de l’Univers demeurant invisible, contient
également en plus l’au-delà -l’intérieur- des trous noirs où
s’étendraient d’autres univers parallèles.
L’univers
visible a un diamètre estimé de 10exp26 mètres, or certains
astrophysiciens estiment que l’ensemble de l’Univers qui mesurait
20exp-33 cm avant l’inflation, aurait atteint 10exp10 exp 12 mètres.
Autrement dit 1 suivi de mille milliards de zéros (mètres) qui semble
conforter l’intuition sur la conception de l'Univers selon le Coran:
Cor. p.453/10-1 XXXVIII & Cor. p.155/40 VII ? Le septième ciel du
Coran est dans ce cas incomparablement plus vaste que l’ensemble de
l’univers visible -comparé par celui-ci selon Abu Dawûd à une bague
perdue au milieu du désert- et sans doute peuplé de créatures de tous
genres : Cor. p.486/29 XLII & Cor. p.442/36 XXXVI ?
Il
existerait même, selon le Coran, d’autres planètes habitées par des
genres d’humains avec leurs propres révélations : Cor. p.559/12 LXV. Des
conceptions sans doute plus spirituels que matériels, de nombreux
textes sacrés comme celui de Brahmanes spéculent également sur d'autres
planètes habitées, par d'autres créatures.
L'approche sémantique conduit néanmoins à plutôt voir dans ces sept ciel-terre, desunivers indépendants, reliés par des portes célestes. Ce qui suggère l'idée d'univers parallèles, étrangement pas étrangère à la pensée intellectuelle islamique, et à l'idée de mondes invisibles...
Ci-dessus, une illustration d'un manuscrit persan datant de 1808, d'un savan musulman nommé Muhammad Refi Khân.
Y sont représentés les sept terres et les sept ciels respectifs suivant les descriptions du Coran.
(Bnf, Munuscrits suppl. persan 1030 ff. 33v-36.)
Le
nombre sept signifie également en langue arabe « la complétude ». Or,
si nous pouvons désormais considérer sept régions superposées de
l’Univers de l’ordre de grandeurs citées plus haut, il faut souligner
qu’il existe en chaque zone du Cosmos des planètes, au-dessus desquelles
s’étendent sept cieux superposés. Et la Terre serait située jusqu’au
septième ciel supérieur par rapport aux planètes les plus éloignées. Si
nous considérons que notre Voie Lactée qui est le premier ciel
hébergeant la Terre est une galaxie parmi une centaine de milliards de
Galaxies distribuées à travers l’Univers observable, ainsi qu’encore
sans doute un nombre indénombrable de Galaxies situées actuellement bien
au-delà des confins de l’Univers visible, le concept spirituel du Coran
sera sans doute plus proche de cette conception-là.
Il
est inconcevable qu'un humain conçoive les structures physiques de
l'Univers, par simple intuition et nous avons précisé plus haut que la
croyance en l'existence de sept cieux existe de longue date, d'avant le
Coran dans des croyances de type chamanique et en Égypte Ancienne, entre
autres.
Le
septième ciel du Coran est comme le signale notre verset, dans la
cosmogonie coranique, l’étendue de tout l’Univers, y compris la planète
Terre. Dans ce cas on peut y inclure, par-là, l’ensemble de l’Univers y
compris les régions situées au-delà de notre univers physiquement
observable qui pourrait s’étendre plus loin comme nous l’avons souligné
ici.
Les chiffres figurant dans ces versets avaient un sens très particulier dans la sémantique des peuples Sémitiques. Ainsi :
* deux : signale la création (mâle/femelle), (nuit/jour), (terre/ciel), ...
* quatre : signe de la Terre (Nord\Sud\Ouest\Est), (eau\feu\terre\air), ...
* six : signe de la complétude ( tête\tronc\deux bras\deux jambes), ...
* sept : signe de la perfection, du grand nombre.
De même le nombre : mille, signifie par ailleurs la grandeur du nombre dans de nombreuses civlisations, et chez les peuples sémitiques aussi.
Si ces chiffres sont compris dans le sens numérique, les versets fondés sur la création parfaite par la main de Dieu sont mécompris et nous nous éloignons loin du sens originel visé dans ces récits. Une telle lecture dénudée de l'arrière plan sémantique de ces récits perd toute scientificité et nous empêche de comprendre ceux-ci comme le voulait leur auteur. Ces nombres n'ont pas nécessairement de visée quantitative et sont une trace très ancienne d'une rhétorique sémitique oubliée par les lecteurs non initiés au sujet de la linguistique et de la littérature Antiques.
"La création des septs cieux en six jours" signifiait à l'époque dans les esprits "le parachèvement des cieux de façon parfaite", sans inquiétude sur la durée de cette création ou les détails de cette genèse. De même, la création par tranches de deux jours ne visait pas spécialement une idée chronologique, mais l'idée de la création qui continue par étapes. Tandis que la formation de la Terre en quatre jours signalait la genèse de la Terre-même dans un style indifférent de la durée de cette création. Par ailleurs, le terme Yawm rendu par jour ne signifiait pas dans ces passages une durée de 24 heures dans la sémantique de l'époque, un jour pouvant durer comme 1.000 ans, voire comme 50.000 ans.
* deux : signale la création (mâle/femelle), (nuit/jour), (terre/ciel), ...
* quatre : signe de la Terre (Nord\Sud\Ouest\Est), (eau\feu\terre\air), ...
* six : signe de la complétude ( tête\tronc\deux bras\deux jambes), ...
* sept : signe de la perfection, du grand nombre.
De même le nombre : mille, signifie par ailleurs la grandeur du nombre dans de nombreuses civlisations, et chez les peuples sémitiques aussi.
Si ces chiffres sont compris dans le sens numérique, les versets fondés sur la création parfaite par la main de Dieu sont mécompris et nous nous éloignons loin du sens originel visé dans ces récits. Une telle lecture dénudée de l'arrière plan sémantique de ces récits perd toute scientificité et nous empêche de comprendre ceux-ci comme le voulait leur auteur. Ces nombres n'ont pas nécessairement de visée quantitative et sont une trace très ancienne d'une rhétorique sémitique oubliée par les lecteurs non initiés au sujet de la linguistique et de la littérature Antiques.
"La création des septs cieux en six jours" signifiait à l'époque dans les esprits "le parachèvement des cieux de façon parfaite", sans inquiétude sur la durée de cette création ou les détails de cette genèse. De même, la création par tranches de deux jours ne visait pas spécialement une idée chronologique, mais l'idée de la création qui continue par étapes. Tandis que la formation de la Terre en quatre jours signalait la genèse de la Terre-même dans un style indifférent de la durée de cette création. Par ailleurs, le terme Yawm rendu par jour ne signifiait pas dans ces passages une durée de 24 heures dans la sémantique de l'époque, un jour pouvant durer comme 1.000 ans, voire comme 50.000 ans.
Dans
ce sens le verset étudié ici est donc d'une inspiration intéressante,
car le Paradis y est dit être l’étendue des cieux et de la Terre.
A-2. 75/ 190-2 III MÉDITER SUR LES CIEUX.
«
En vérité, dans la création des cieux et de la Terre, et dans la
divergence de la nuit et du jour, il y a vraiment des signes pour ceux
doués d’intelligence qui, debout, assis, couchés sur leurs côtés
méditent sur la création des cieux et de la Terre disant : - Seigneur Tu
n’as pas créé cela en vain »
Nombre
de savants musulmans se sont inspirés de ces passages du Coran pour
scruter l’Univers. D’ailleurs le besoin de s’orienter vers la Mecque
lors de la prière forçait le développement de l’astronomie chez les
croyants. Citons Al-Battânî (Albategnius) (H. 236307), qui sous le règne
abbasside jouissait de divers observatoires situés à Tadmour et Damas,
et dont l’œuvre intitulée Al-zidj traduite en latin –dans laquelle il
rectifie notamment la constante de précession de Ptolémée et mesure
précisément le plan de l’écliptique. Son œuvre aurait servi à Copernic,
Tycho Brahé et Riccioli. Les philosophes anciens dont Ibn Sinâ –
Avicenne- (H. 370-428) ont également traduit ultérieurement et résumé le
fameux ouvrage de Ptolémée intitulé almageste (almadjestî).
Rappelons-nous
de même comme nombre d’étoiles portent encore des noms arabes comme
l’évoque Sigrid Hunke, dans son fameux livre Le Soleil d’Allah se lève
sur l’Occident : Alde Baran, Algol ou Véga ; de même que les mots
Zénith, Azimut, Nadir, etc., témoignent de la place du Coran et du monde
musulman qui s’en inspire profondément dans l’évolution de
l’Astronomie. El-Biruni (H. 351-428) découvrit même la rotation de la
Terre selon le même auteur. Mais le rejeta contre l'argument qu'un
mouvement aussi rapide devrait être sensible.
L’influence
du Coran sur le Monde Arabe fut de même à l’origine de la naissance de
l’algèbre –al djabr- ainsi que probablement des algorithmes –du nom de
l’inventeur El-Khawarizmi (H. vers 158-228), astronome à l’observatoire
de Bagdad sous le règne du Khalife Abbasside AlMa'mun. Ces sciences
mathématiques étaient essentielles pour étudier les mouvements des
astres.
A-3. 128/1 VI LES MATIÈRES SOMBRES ET NOIRES.
« Louanges à Celui qui a créé les cieux et la Terre et Qui a établi les ténèbres et la lumière »
La
citation des cieux avant la Terre est intéressante, car la matière
terrestre, les atomes de fer, d’argent et tous les autres éléments
lourds ont été produits dans des étoiles ayant explosé. De même, la
citation des ténèbres avant la lumière est logique, mais vérifiée assez
récemment, car la lumière n’a pu se libérer que bien après le big bang,
après 300.000 ans. La Bible situe de même intuitivement les ténèbres
avant la lumière. Du point de vue de la langue arabe, il est possible de
comprendre le mot ténèbres comme étant une réalité matérielle, et le
Coran compare des nuées sombres recouvrant les mécréants à une ombre.
Le concept de l'abstraction est presque impensable pour un arabe au
Moyen-Âge, nous allons y revenir infra. Et bizarrement, la matière
contenue dans l'Univers présente bien deux aspects. La matière ordinaire
et une matière inconnue.
L’obscurité
naît physiquement, soit de l’occultation de la lumière au-delà d’un
obstacle, soit par le fait qu’un objet n’émet pas la lumière qu’elle
reçoit. Dans ce cas il est permis d'inclure aux ténèbres citées dans ce
verset, techniquement, tout élément invisible remplissant notre Univers
qui demeure dans les ténèbres. Or, selon les astrophysiciens
l'écrasante partie de cette matière -95%- serait sombre ou noire et
inobservable de façon directe comme nous le faisons avec la matière
ordinaire. Ce qui pousse les astrophysiciens à concevoir la matière
sombre ce sont des événements observés dans l’espace, qui nécessitent
concrètement une masse invisible : comme la vitesse de rotation trop
élevée des galaxies en fonction de leur masse observable, l’organisation
cohérente en amas des galaxies qui devraient autrement se disperser. Le
verset évoque de fait les ténèbres au pluriel, or il évoque la lumière
au singulier.
De
nombreuses investigations fort sophistiquées ont été faites et des
moyens complexes mis en œuvre, pour dépister la moindre particule de
matière encore inconnue dans l'Univers pour mieux comprendre la création
de l'Univers (=espace-temps) au moment du big bang et concevoir son
devenir. Mais ici encore, cette intuition, si prenante qu'elle soit ne
constitue pas forcément quelque chose de surnaturel. Le ciel nocturne
visible depuis un désert au Moyen-Âge devait sans doute donner cette
même impression, avec une myriade d'étoiles sur un fond immense d'un
sombre terrifiant.
Selon
Yannick Mellier, responsable de Terapix -un centre d’étude des données
du puissant télescope, situé à Hawaï à 4.200 mètres d’altitude-, les
données obtenues avec Megacam ont permis de mesurer quantitativement,
confirmant encore les données obtenues par les américains avec le
satellite Wmap, que l’Univers visible serait constitué à 70% d’énergie
sombre, à 25% de matière noire et 5% de matière courante. Des
observations faites par une équipe d’astrophysiciens américains de
l’Université d’Arizona dirigée par Doug Clowe ont permis de soutenir
avec force que la matière noire existerait effectivement.
En
étudiant 1 E 0657-56 avec le télescope spatial nommé Chandra, ils ont
établis que la position du centre de masse de 1 E 0657-56 ne coïncide
pas avec la position du nuage de gaz émettant les rayons X dans lequel
baignent les amas, qui contiennent pourtant la partie écrasante de la
matière ordinaire. Qui pourrait s'expliquer par une propriété ignorée de
la gravitation à grande échelle selon d'autres chercheurs.
L’objet
contiendrait donc de la matière noire qui maintiendrait l’unité
gravitationnelle de celui-ci, qui serait le produit de la collision de
deux galaxies.
L’existence
de l’obscurité conforte d'une certaine manière la première des
affirmations de notre passage –que l’univers est créé, où en tout cas
qu'il a un commencement matériel dans l'Univers physique sensible–,
selon le paradoxe d’Olbers ; L’univers a effectivement, forcément une
origine dans le temps. Cela car le fait que l’univers soit éternel
nécessiterait que la lumière d’une infinité d’étoiles traversant
l’espace-temps depuis l’éternité remplisse littéralement l’univers de
sorte à ne plus laisser un espace d’ombre.
A-4. 153/27 VII DIMENSION INVISIBLE ET DÉMATÉRIALISATION (UN ATTRIBUT DES DJINNS)
« Que le Diable ne vous tente point. Ils vous voient lui et ses suppôts d’où vous ne les voyez pas ? »
Plusieurs
pistes nous conduisent à penser que l'Univers qui nous entoure est un
univers à plus de trois dimensions. Certains spécialistes parlent même
d'un Univers à 10 dimensions. Ainsi la matière serait composée de cordes
vibrantes dix exposant vingt fois plus petites que le diamètre d’un
photon voyageant dans un espace à 10 dimensions.
Ce
genre d'affirmation est très difficile à porter par des profanes et
relève de la physique avancée et théorique qui nous amène à faire appel à
une géométrie complexe. Une géométrie qui devient pratique pour mieux
modéliser les lois agissant dans l'Univers. Donc il existerait en
dehors des trois dimensions que nous pouvons sensoriellement aborder
-hauteur, largeur et profondeur- d’autres dimensions.
Selon
ce verset, des êtres diaboliques se cacheraient manifestement dans des «
côtés » qui échappent aux hommes, ces êtres invisibles étant plus doués
que les hommes -ceux-ci pouvant également explorer les cieux Cor. LXXII
: 7-9 et même réaliser la téléportation Cor. XXVII : p.380/39-40 –et
qui sont nommés djinns, mot signifiant qu’ils sont cachés à nos sens.
Physiquement, il se peut fort bien que les dimensions cachées de
l'Univers ne soient pas naturellement susceptibles de permettre à de la
matière de s’y cacher, mais cette possibilité technique n’est pas non
plus scientifiquement exclue.
Le sens littéral du passage permet un vrai parallèle avec la physique moderne.
Le
concept de mondes parallèles et le passage possible d’un univers à
l’autre par des « trous de vers » est un concept moderne également
défendu par des scientifiques. Plusieurs scientifiques ont étudié la
question et envisagé l’usage de « trous de vers » pour voyager dans le
temps ou réaliser la téléportation. Désormais, des physiciens comme des
mathématiciens de haute renommée défendent puissamment le concept de
dimensions cachées de l’espace-temps : Hermann Minkowski, Theodor
Kaluza, Oscar Klein, Schrödinger, Albert Einstein, Stephen Hawking,
Andreï Linde et tant d’autres. Presque aucun physicien de la fin du XXe
ou du début du XXIe Siècle ne rejette de facto le concept de dimensions
cachées.
Les
dimensions cachées de l’Univers sont même désormais parties intégrantes
des livres de physique et d’astrophysique les plus sérieux. Des
scientifiques sont en outre actuellement sur des pistes pour tenter d’en
vérifier l’existence expérimentalement. Par exemple en étudiant les
effets de la gravitation sur de très courtes distances où pourraient se
situer de petites dimensions cachées –Blayne Heckel et Éric Adelberger à
l’Université de Washington. La gravitation pourrait relier des mondes
parallèles au nôtre, ce qui pourrait théoriquement expliquer que la
gravitation soit apparemment moins intense que les autres forces dans
son action sur les dimensions auxquelles nous sommes sensibles.
En
admettant que ces dimensions minuscules soient réelles, nous pouvons
nous interroger ainsi : la matière sombre, la masse manquante de
l’Univers est-elle cachée dans ces dimensions ?
Certaines
découvertes quantiques intrigantes ont également démontré la
possibilité technique de dématérialiser la matière sous forme d’ondes
pour traverser un obstacle et la matérialiser ensuite de nouveau. Deux
physiciens autrichiens, Lucia Hacker Müller et Markus Arndt, ont réussi à
dématérialiser deux énormes molécules– La TTP et le fluorofullerène, de
respectivement 78 atomes et 108 atomes – en laboratoire, à l’Université
de Vienne. Pour réaliser cette prouesse, ils ont transformé ces
molécules en gaz en les chauffant et les ont propulsées sous vide dans
un interféromètre qui était fait de fines grilles d’or. Les molécules
traversent d’abord la première grille qui les concentre en faisceaux et
la seconde grille les oblige à se dématérialiser sous forme d’ondes et
d’interférer. Une troisième grille permettant de compter les molécules.
Une autre équipe de cette même université autrichienne espère réussir à
dématérialiser des objets de la taille d’une protéine à des fins
médicaux.
Le Coran attribue également la faculté de téléporter des objets aux djinns Cor. XXVII : 380/38-40.
Rappelons-nous donc comme certaines expériences quantiques ont permis
de fabriquer des particules jumelles étant en concordance de phase ; une
modification réalisée sur l’une d’elles s’observant également sur son
double à distance et de façon instantanée –effet singulet. Ce qui
remettait en question l’inégalité de Bell en violant cette loi et en
concordant avec les prédictions quantiques au sujet de formules à
résultats multiples.
Or,
cette propriété quantique de la matière étant démontrée ainsi, des
scientifiques ont pu depuis téléporter en laboratoire. L’équipe d’Anton
Zeilinger a réussi en 1997 à téléporter les propriétés d’un photon à
plus d’un mètre de distance à l’Université d’Innsbruck en Autriche et
d’autres progrès ont suivi ce prodige. Cela constitue déjà presque en
soi une preuve flagrante que l’espace quadridimensionnel qui sépare ces
dites particules en concordance de phase possède bien une ou plusieurs
dimensions cachées reliant les particules jumelles « à distance » ;
cela, en plus de son application concrète pour la téléportation. En
fait, la dimension temps disparaît des formules à cette échelle-là.
De
toutes ces choses, il ressort que si la science n’a évidemment pas
démontré que des djinns existeraient, a néanmoins commencé à démolir
certains préjugés auparavant considérés comme évidents. Des préjugés mis
en avant pour expliquer pourquoi les djinns ne pourraient pas exister
scientifiquement. Ici nous avons souligné : la question de la
dématérialisation et des dimensions supplémentaires invisibles à nos
cinq sens, ainsi que la possibilité de la téléportation. Nous allons
également approfondir plus loin les parallèles avec la vie
extraterrestre et la possibilité purement philosophique qu’il s’agisse
d’une civilisation intelligente plus ancienne et donc plus évoluée que
nous. Cor. p.263/ 26-27 XV : « Nous avons certes créé l’homme d’une
argile crissante extraite d’une boue malléable. Et les djinns Nous les
avons créé plus tôt d’un feu d’une chaleur ardente ».
A-5. 155/40 VII PORTES DU CIEL ET HYPOTHÈSE DES TROUS DE VERS.
«
Les portes du ciel ne leurs seront pas ouvertes, et ils n’entreront au
paradis tant que chameau –ou le câble- n’entrât dans le chas d’une
aiguille »
Plusieurs
astrophysiciens conçoivent les trous noirs comme des passages possibles
vers des univers indépendants du nôtre. Andrei Linde imagine même un
avant du big bang, dont notre big bang serait le résultat d’un trou noir
situé dans un univers antérieur. Le BIG BANG originel, à l’origine de
tous les univers aurait donné naissance au Multivers.
Dans
la Bible aussi, Jésus cite l’image d’un chameau qui aurait plus facile à
entrer au Paradis qu’un homme riche au Royaume des cieux Mathieu ; 19 :
23-24, sans évoquer de porte céleste.
En
fait, la croyance qu’il existe des portes célestes existait déjà en
Égypte Antique. Le concept des sept cieux, le Coran l’évoque de même à
l'époque des premiers êtres humains, par la bouche de la figure
noachique : Cor. LXXI : 15, et il figure encore dans nombre de
civilisations de religions chamanistes, où les chamans étaient censés
passer par des portes étroites vers les morts pour les rappeler –
comparer avec les paroles de Jésus : Mathieu ; 7 : 14, ou de Job : Job ;
38 : 17. (L’ombre profonde évoqué par job est le schéol, l’enfer qui
est situé chez les grecs et les hébreux hellénisés dans les profondeurs
de la terre : Genèse ; 42 : 38).
Cela
rejoint donc bien les idées chamaniques. Quant au Coran, il évoque des
portes dans les cieux : Cor. VII : 40. Muhammad aurait évoqué des portes
après son ascension : Ebû Dâvûd, Sunnan ; Ahmad, Musnad ; Hâkim,
El-Mustadrak. Cela est drôle et même étonnant qu'une telle coïncidence
soit vraiment possible, mais en fait, il ne s'agit là que d'une
hypothèse formaliste à partir de calculs théoriques.
En
effet, selon une approche réaliste des trous noirs, dans le cadre de la
théorie de la Relativité Générale et de la théorie quantique, ceux-ci
s'ouvriraient vers d'autres dimensions et vers d'autres univers. Ou bien
ces objets relieraient deux régions séparées de notre univers présent
sans toujours s’étendre dans un univers parallèle séparé du nôtre. Une
approche formaliste de la théorie permet effectivement une telle
possibilité. Comment arrive-t-on à ce raisonnement ? En simple, cette
déduction théorique découle du fait que la masse d’un objet déforme
l’espace autours d’elle.
Cela
peut être représenté par une boule placée sur un drap tendu
-représentant les trois dimensions sensibles sur seulement deux
dimensions pour simplifier le raisonnement. Le drap se déforme donc de
sorte que la boule prend place au centre du drap. Des boules plus
légères que l’on place sur le drap glisseront vers la grande boule, cela
est le phénomène de la gravitation selon la théorie de la Relativité.
En supposant que notre boule atteigne une masse extrême le drap pourrait
se déchirer et un trou se former. Eh bien, c’est cela qui est sensé
pouvoir théoriquement se passer avec les trou noirs mais dans notre
univers à quatre dimensions. Les trous noirs avalent tous les objets qui
l’atteignent, et même la lumière n’en échappe pas.
C’est
Schwarzschild Karl (1873-1916), qui fut le premier à prédire
l’existence des trous noirs en 1916. Des chercheurs du
Harvard-Smithsonian Centre for Astrophysics (CfA) ont obtenu en fin du
siècle dernier, des preuves directes de l'existence d'un « horizon »
autour des trous noirs dont plus rien n’échappe. Depuis de nombreux
trous noirs ont été repérés dans l’Univers et au centre de la Voie
Lactée car des rayonnements X sont émis par la matière juste avant de
tomber dans le trou noir. L’idée que les trous noirs peuvent s’ouvrir
vers des univers indépendants fut défendue par Stephen Hawking le siècle
dernier. Le chemin théorique suivi par la matière qui s'échappe de
notre monde est nommé trou de ver et sa forme aboutissant à une issue
est appelée « un trou blanc » (par opposition à « trou noir »). Selon
les paroles du Messager, des portes sont sensés exister concrètement et
être surveillés par des Anges –voir les sources citées supra. Ce qui
suscite en notre intellect une étrange similarité avec cette théorie des
trous noirs reliant selon certains scientifiques, une région de
l’Univers à une autre. Bien-sûr, cela n’a pas été vérifié ni infirmé par
les observations.
Des
trous blancs n’ont jamais été observés jusqu’ici dans la portion
observable de notre Univers. Selon A. Linde elles projetteraient les
univers ainsi formés à des distances beaucoup plus importantes. Des
distances qui ne pourraient se mettre par écrit -selon sa théorie- qu’en
alignant un kilomètre de chiffres. Actuellement il est encore
impossible de se prononcer de manière définitive à ce propos.
Christian
Böhmer et Kevin Vandersloot ont simulé ce qui se passe à l’intérieur
d’un trou noir selon la théorie de la gravitation quantique à boucle,
des bouclistes. Ils ont abouti, selon les méthodes d’approches, à deux
solutions différentes. Soit deux trous noirs se lient ensembles par un
genre de trou de ver. Soit, la particule qui tombe dans le trou noir
suit indéfiniment sa trajectoire dans un univers étrange qui s’étend
dans une seule direction. Un univers de Nariai, connu également en
relativité générale. Précisons que la théorie de la gravitation
quantique à boucles est l’une des théories qui tente de réconcilier la
physique quantique avec la théorie de la relativité, et qu’elle n’est
pas confirmée actuellement.
Stephen Hawking et Christophe Galfard ont soutenu que l’information relative aux objets tombant dans un trou
noir ne disparaît pas. Ce qui devrait interdire les voyages dans le
temps où vers des univers indépendants.
Nous
avons trouvé intéressant dans le cadre d’une critique scientifique du
livre sacré, de faire un tel rapprochement de ces affirmations étudiées,
qui sont évoquées à travers les versets avec des théories concrètes de
la physique avancée.
En
réalité le terme de porte est collé par le corps de scientifiques et
nous l’avons simplement repris dans l’évocation des portes évoquées dans
le Coran. L’avenir nous fera peut-être parfaire ces théories. Et cette
évocation coranique pourrait-elle bizarrement être confortée par la
science. En tout cas, un humain qui traverserait un trou-noir serait de
toute façon broyé, et l'idée de traverser ces portes cosmiques si elles
existent est physiquement impossible. Peut-être que des technologies
futuristes permettront cependant d'envisager une visite dans les trou
noirs ? Remarquons enfin que l’idée de portes des cieux est également
géniale déjà en soi, dès lors qu’il suggère des voyages dans l’espace.
En effet, l’espace est si immense et les difficultés d’y voyager
inhérentes à sa structure si colossale que l’idée seule de porte des
cieux est déjà géniale et idéaliste en soi.
A-6. 174/187/VII L'HEURE PESANT LOURD ET ATTENTE DE L’EFFONDREMENT GRAVITATIONNEL.
«
Ils t’interrogent au sujet de l’Heure : - Quand arrivera-t-elle ? - ;
Dis : - Seul Mon Seigneur en a connaissance. Elle pèse lourd dans les
cieux et la Terre. Elle ne viendra à vous que soudainement »
Par
l’Heure, nous devons comprendre la fin de l’Univers. C’est donc la fin
de l’Univers qui pèse dans l’espace et sur Terre. L'idée que le ciel
finirait par tomber sur la Terre hantait déjà les civilisations de
l'antiquité. Cette intuition forte vient sans doute entre autres de
l'expérience naturelle de la gravitation. En effet, pourquoi les étoiles
ne toment-elles pas sur la Terre ? En fait, point de vue scientifique
un lien très clair est établi depuis près d'un siècle entre la densité
de l'Univers, sa cohésion, sa topologie et son devenir.
Selon l’organisation de la matière en son sein, il devra arriver à son terme plus ou moins vite.
Cela
du fait que l'énergie de l'expansion -à comparer avec : Cor. LI : 47,
nous y reviendrons aura d'autant plus de mal à contrer la gravitation
universelle que l'univers contient plus de matière en son sein – alors
que la gravitation tend à rassembler chaque région du ciel en une seule
masse unie, écrasée sous son propre poids.
En
1922 Alexander Friedmann et George Lemaître établirent séparément la
théorie standard du big bang, déterminant la topologie de l’Univers en
fonction de sa densité ; cette théorie a évoluée vers de nouvelles
pistes d'un univers à la fois très dense et ouvert ou hyperbolique
semblant montrer que les modèles de Friedmann-Lemaître étaient
insuffisants, mais le principe de base restait correct : l’organisation
de la matière au sein de l’Univers va déterminer son devenir.
La
gravitation tend à rassembler chaque portion d’espace pour l’écraser
sous son propre poids. Une relation inextricable entre la gravitation et
l'expansion pousse en fait la matière à s’agglutiner par régions
séparées. La fin pèse donc bien littéralement sur les cieux et la terre
dont la matière finira logiquement par s’agglutiner par zones séparées
pour s’effondrer. Ce qui serait comparable à la fin de l’Univers dont
parle le Coran dans ces versets –voir Cor. p.331/104 XXI : « Et le jour
où Nous plierons le ciel, comme on plie les rouleaux des livres. Comme
Nous avons commencé la création Nous la rendrons » ;
Les
galaxies vont s’écraser de proches en proches et s’enrouler les uns
dans les autres en spirales comme des rouleaux de papiers –voir
commentaires et illustration infra. A l’échelle de la Terre, la chute
d’un astéroïde peut être considérée comme une partie de cette fin
cosmique dont les régions séparées s’effondrent ; Cor. p.525/35-6,44 LII
: « S’ils voient des fragments du ciel tomber ils disent : - ‘ Des
nuages durcis ‘ ; Laisse-les donc, jusqu’au jour où ils seront foudroyés
».
A l’échelle
du temps astronomique, le phénomène de la chute d’un astéroïde sur
Terre peut-être effectivement considéré comme un détail de
l’effondrement gravitationnel par régions. La force qui pousse l’univers
à s’étendre est telle que la vitesse d’expansion est accélérée. Les
galaxies et autres structures doivent contrer cette super force pour
continuer à exister. La magnitude du big bang a été étonnamment précise,
de sorte que l’Univers subsiste dans le temps ; comparer avec : Cor.
p.266/85 XV & Cor. p.407/25 XXX, un équilibre a été établi Cor. LV :
7, Cor. XXII : 65 & Cor. XXXV : 41 et l’Univers est plutôt homogène
Cor. p.584/28 LXXIX & Cor. p.5/ 29 II.
Les
régions éloignées de l’espace possédant des structures unifiées
semblable à la Voie Lactée, subiront finalement ce que nous pouvons
raisonnablement appeler une déchirure gravitationnelle -comparer avec :
Cor. p.532/33-8 LV - puisque les super amas et amas de galaxies seront
trop éloignés les uns des autres pour maintenir leur cohésion en un tout
uni.
Les
étoiles et leurs lumières traversant l’espace-temps à la vitesse de la
lumière s’effaceront -comparer avec : Cor. p.580/8-10 LXXVII et
finalement le ciel sera écorché de toute matière : Cor. p.586/1-11
LXXXI, car toute sa matière s’évanouira dans une infinité de minuscules
trous noirs – selon les prédictions quantiques. Nous traiterons de
toutes ces phases prévues en astrophysiques au cours de notre travail.
Nous avons comparé supra de façon rapide certains extraits du Coran avec
ces conclusions scientifiques, nous préciserons le moment venu que là
non plus, il n'y a pas à chercher de mystère, en fait des explications
tout à fait rationnelles peuvent tout spontanément conduire à des
raisonnements similaires. Et plusieurs points ne sont encore une fois
pas spécifiques à la cosmogonie coranique et lui ont préexisté.
A-7. 192/36 IX EVOLUTION DU SYSTÈME SOLAIRE AVANT SA STABILITÉ.
« Le nombre de mois auprès de Dieu est de douze, dans la prescription de Dieu du jour où Il créa les cieux et la Terre »
Il
est difficile d'imaginer comment un arabe de la péninsule désertique
d'Arabie au Moyen-Âge pouvait concevoir comment les astres se sont
organisés par rapport à la Terre. Quand donc le système solaire a été
stabilisé comme aujourd’hui ? Un hadith du Messager est rapporté selon
Abû Bakra, selon ce hadith le prophète aurait dit : « Le temps a fait un
cycle complet pour redevenir comme il était initialement lorsque Dieu
créa les cieux et la Terre. L’année est de douze mois, dont quatre sont
sacrés » -Livre du début de la création d’El-Bukhârî. Il se peut que ce
passage du Coran et ce hadith fassent allusion au fait que les arabes
ajoutaient ou retiraient un mois lunaire pour adapter le calendrier
lunaire avec le soleil et les saisons.
Mais il y a vraiment eu un bouleversement dans le système solaire avant que celui-ci se stabilise comme il est actuellement.
Quatre
chercheurs ont réalisé un modèle cohérent sur l’histoire de la
formation du système solaire. Alessandro Morbidelli, Kleomenis Tsiganis,
Harold Levison, et Rodney Gomez. Ils ont fait une simulation
informatique en été 2004 qui réussit à expliquer de façon limpide
l’enfance du système solaire, du moins depuis le moment où la nébuleuse
qui est à l’origine de notre système solaire s’est dissipée en bonne
partie -nous parlerons du verset : Cor. XLI : 9-12 et d'un autre
parallèle possible plus loin.
Des
traces de cette nébuleuse continuent en partie d’exister dans les
environs du soleil - aussi dans la Voie Lactée. Ils ont établi que les
grosses planètes, Uranus, Neptune, Saturne et Jupiter devaient être plus
proches du soleil et avoir des trajectoires circulaires pour pouvoir
demeurer dans leurs orbites plus de 600.000.000 d’années, date depuis
laquelle la Terre existait depuis quelques 540.000.000 d’années.
Ils
ont déduit qu’une ceinture que nous pouvons nommer, « de planétésimaux
», devait s’être formée aux confins du système solaire, fait d’objets de
tailles allant de quelques mètres à des centaines de kilomètres de
diamètre, inaptes à former des planètes. Elle se trouverait à
l’emplacement actuel de Neptune.
Et
il devait arriver que Neptune perturbe son environnement de sorte à
faire chuter des objets vers le soleil ou à les expulser loin du système
solaire.
(La
lune aurait pu être éjectée vers notre planète à cette époque.) Et, les
simulations ont montré que quand Saturne faisait une révolution autours
du soleil pendant que Jupiter en faisait deux, une résonance 2 : 1
provoquait des perturbations gravitationnelles graves, de sorte qu’elles
ont pu rendre les orbites elliptiques en 100.000 ans au point de
provoquer les changements de position entre Neptune et Uranus.
La
ceinture de Kuiper serait faite des restes de cette ceinture de
planétésimaux originelle. Les planètes se seront ainsi soudainement
éloignées de deux fois leur distance d’auparavant par rapport au soleil.
Le système solaire aura commencé à se stabiliser à partir de
750.000.000 d’années. Leur modèle demande une confirmation au sujet des
Troyens rôdant dans l’orbite de révolution de Jupiter qui devrait être
possible en 2015.
Concernant
les mois lunaires, des découvertes modernes ont également été faites.
La lune serait vieille de plus de 4,5 milliards d'années, ce qui
signifie qu'elle rivalise effectivement avec la Terre datée également
vers 4.500.000.000 d’années en ancienneté.
L’étude
des roches récupérées dans les mers lunaires qui ont été rapportées
lors des expéditions des astronautes montre que celles-ci se sont
formées pendant que les roches fondues se solidifiaient, il y a de
3.160.000.000 d’années à 3.960.000.000 d’années.
Le
Coran fait étrangement part d’un éclat scintillant de la lune ; voir :
Cor. p.283/12 XVIII. Ces roches lunaires présentent des
similarités avec le basalte de notre planète découlant du volcanisme. Et
les montagnes lunaires indiquent qu’elles ont pu être constituées de
roches effusives plutoniques, l’anorthose principalement composé de
plagioclase. Soutenant la thèse de la formation par collision. William
Ward et Robin Canup, deux chercheurs Américains ont publié à la fin du
siècle dernier dans la revue Nature (vol. 403), des explications au
sujet de la formation de la lune. Ils ont étudié la question, partant de
la théorie développée supra de la formation de la lune par la collision
d’une planète avec la Terre. Or, la lune a une inclinaison de 10° du
plan de révolution de la lune par rapport à l’équateur de la Terre,
alors que les lunes des autres planètes sont en plan avec l’équateur de
leurs planètes mères.
Les
scientifiques ont émis l’hypothèse que les ondes gravitationnelles de
la lune seraient entrées en résonance avec le disque de poussière dû à
la collision de sorte à faire osciller la lune jusqu’à obtenir cet angle
le temps que la poussière se dissipe. Les formes de vie cellulaires
vieilles de 3.500.000.000 d’années ont été décelées qui sont déjà des
cellules possédant les caractéristiques des cellules actuelles et même
capables de photosynthèse, vers 2.700.000.000, ce qui suggère même des
formes de vies plus simples sur Terre encore bien avant. Les planètes
ont tendance à se stabiliser en fonction de l’effet de marrées, et la
Terre a dû être bouleversée lors de la chute de cette énorme planète en
tangente sur elle avant de se stabiliser graduellement depuis.
La
Terre et la lune auraient donc été formées en parallèle. Le temps a
donc fait une révolution pour qu’actuellement un an fasse 12 mois
lunaires, comme Dieu l’avait décrété avant la création par la bouche du
Messager. Il est étonnant qu’une description aussi simple remontant à
une époque à laquelle nous ignorions tout des grandes théories
cosmogoniques qui hantaient les grands penseurs grecs de l'antiquité
puisse apparemment arriver à des raisonnements si originaux, et si
proches de la réalité.
A-8. 208/5 X SOLEIL=LUMIÈRE, LUNE=CLARTÉ.
«
C’est Lui qui, du soleil a fait une (chaude) lumière et de la lune une
clarté » Cela peut sembler étonnant avant raisonnement, et des musulmans
se sont empressés d'y déceler un miracle du Coran. Or qui, mieux qu'un
arabe du désert pouvait sentir jusqu'au fond de son âme la différence
entre la lumière brûlante du soleil et la lumière fraîche et froide de
la lune ? Le soleil émet de la lumière et la lune la réfléchit sans en
produire. L’albédo de la lune est pourtant faible, puisqu’il est de
0,083, ce qui signifie qu’il réfléchit 8,3 % de la lumière qu’elle
reçoit du soleil. Les termes « ziyâ » et « nûr » que le livre sacré
utilise respectivement pour le soleil et la lune est dans ce sens d'une
très grande évidence. Car le mot « ziyâ » comprend la chaleur produite
pour fournir cette lumière alors que le mot « nûr », non.
Le
soleil est le lieu de réactions thermonucléaires d’une extrême
puissance. La fusion de l’hélium, de l’hydrogène, du deutérium et du
lithium ainsi que des éléments plus lourds issus de l’explosion de la
première génération d’étoile produit la lumière et la chaleur que nous
ressentons sur Terre. La lune a été formée depuis les gaz et la
poussière de l’explosion de la même étoile, mais sa petite masse a fait
que seul le cœur de notre satellite continue de produire de la chaleur.
Nous avons déjà évoqué plus haut que la lune aurait été également
incandescente dans le passé et y reviendrons.
En
effet, si le soleil du désert brûle, pourquoi la lune qui est presque
aussi grosse que lui vu depuis la Terre est-elle froide, aurait-elle
refroidit ?
Si
les mouvements de convection des sous-sols terriens ne généraient pas
un puissant champ magnétique qui refoule les violents vents solaires, la
terre serait sans doute même invivable.
La
rotation relativement rapide de la Terre d’environs 24 heures permet
également à la Terre de se refroidir. Période qui a forcé le cycle
circadien à s’inscrire également dans ce cycle de temps de façon très
fidèle.
A-9. 213/39 X EMBRASSER LES VERSETS DE SA SCIENCE.
«
Bien au contraire, ils ont traité de mensonge ce qu’ils n’embrassent
point de leur savoir, tandis que leur explication ne leur est pas
parvenue »
Cette
réflexion coranique rejoint fidèlement, une des plus importantes
conclusions en sciences c'est que toutes les lois, toutes les théories
et tous les modèles développés par les hommes sont toujours limités et
ne sont jamais vérifiés absolument dans la réalité physique. Chaque
nouveau modèle, loi ou théorie est plus « global » que les précédents.
Cela constitue même en réalité un des plus grands arguments des
critiques en philosophie des sciences.
Dans
l’encyclopédie Encarta 2006 nous lisons ceci à ce sujet dans la
rubrique « Philosophie des sciences » : ‘‘Un des problèmes centraux de
la philosophie des sciences est de savoir comment il est possible de
tirer des lois générales à partir de l'observation des phénomènes, qui,
aussi soigneuse et répétée qu'elle soit, n'offre jamais plus qu'un
savoir particulier.
En
fait, les philosophes des sciences se demandent comment l'induction,
c'est-à-dire l'inférence du particulier au général, est possible. La
moindre généralisation empirique, par exemple celle qui affirme que
l'eau bout toujours à la même température, excède déjà ce que l'on peut
strictement déduire des faits. Or, si les théories scientifiques
n'allaient pas au-delà des faits qui les étayent, elles n'auraient guère
d'utilité. Elles ne pourraient pas satisfaire à l'une de leurs
principales vocations, qui est de prédire le cours de la nature, et
n'auraient aucun pouvoir explicatif. ’’
La
science se subdivise en catégories diverses, en fonction du degré de
fiabilité des connaissances acquises. Par exemple, une observation
directe est une réalité momentanée. Si elle est non répétitive, sa
réalité ou plus précisément, l’acceptation du témoignage de sa réalité
dépendra de la fiabilité de la personne qui rapportera l’observation et
de la description des conditions dans lesquelles l’observation a été
constatée. Si un événement est répétitif, il sera possible de projeter
dans le futur sa répétition.
Mais,
cette loi ne sera qu’empirique, puisque pour pouvoir attester que
l’événement se répétera il nous faudra en réalité comprendre et surtout
être capable d’expliquer dans les détails la chaîne des causalités qui
aboutit in fine à la concrétisation de l’événement considéré.
En
effet, une défaillance ou une variation à n’importe quel niveau de la
chaîne de causes à effets pourra empêcher l’événement de se produire à
nouveau. Et paradoxalement, la première catégorie de lois et de théories
est quasi absolue dans les sciences exactes.
Puisque
nous n’avons que des connaissances empiriques non approfondies des
événements dans les domaines de la chimie : - aucune théorie absolue
n’existe qui soit apte à expliquer ce qu’est finalement un atome avec
une théorie complète ; de même que dans l’embryogenèse : les mécanismes
qui permettent à la cellule unique de devenir un organisme complexe nous
échappent dans une très large mesure ; dans le domaine de la biologie.
Les
mécanismes précis qui ont permis l’émergence de la vie, les mécanismes
ayant permis son adaptation constatée dans son environnement variable,
les mécanisme finaux réalisant les gestes innés etc. nous échappent
encore scientifiquement ; et il en est de même dans les domaines de la
géologie et de l’astronomie : – où les théories se fondent sur des
connaissances parcellaires dont les sauts logiques permettant de combler
les lacunes en connaissances acquises et observationnelles manquent
encore une fois cruellement.
Par
exemple la datation des objets les plus éloignés de l’univers dépend de
la stabilité des super novas. Une découverte qui démontrerait que les
super novas moins massifs faisant jouer la masse d’une étoile jumelle
peut faire varier nombre de constatations en matière d’astrophysique.
Comme
cela a été le cas après l’observation de la supernova SN 2003 fg par le
télescope Canada France Hawaï (CFHT) ; les scientifiques se sont
penchés sur le problème.
Il
semblerait que dans ce cas-ci, la masse de l’étoile aurait été
alimentée par sa voisine ayant ralenti sa fin et permis à sa masse
d’atteindre 2,2 masses solaires, au lieu de 1,43 masses solaires comme
le suggère la masse critique de Chandrasekhar.
En
étudiant la quasi-totalité des lois et théories scientifiques, nous
constaterons que les sciences contemporaines sont encore empiriques et
incomplètes. La sagesse veut donc qu’un esprit scientifique connaisse le
domaine de crédibilité et le niveau de fiabilité des théories actuelles
suivant le principe universel du doute scientifique. Ce passage du
Coran est donc une réalité absolue. De même, les quatre principes de la
méthode de René Descartes (15961650) figurent à l’identique dans le
célèbre Ihyâ’i ulûmud-dîn du savant philosophe M. Ghazali (1058-1111)
quatre siècle avant le philosophe français, que ce passage du Coran peut
avoir inspiré au philosophe musulman.
A-10. 215/61 X LE POIDS D'UN RIEN (ZARRAH) ET PLUS LÉGER.
«Tu
ne te trouveras dans aucune situation, tu ne réciteras aucun passage du
Coran, vous n’accomplirez aucun acte sans que Nous soyons Témoins au
moment où vous l’entreprenez. Il n’échappe pas à Ton Seigneur le poids
d’un rien sur Terre ou dans le ciel, ni un poids plus petit ou plus
grand qui ne soit inscrit dans un Livre Explicite »
Le
mot « zarrah » signale en arabe ce qu'il y a de plus infime. D'ailleurs
les penseurs arabes qui ont traduit les atomistes grecs ont choisi ce
mot pour traduire l'idée d'atome. En H. 378, un docteur du Caire nommé
‘Ali Ibn Sulaiman écrivait déjà dans sa Rissâla : « La possibilité de la
fragmentation des corps matériels n’a pas encore été achevée.
Si
nous n’avons toujours pas fragmenté d’avantage ce soit être dû au fait
qu’il nous manque un moyen de le réaliser ». Cité par S. Hunke dans Le
soleil d’Allah se lève sur l’Occident. Ce terme zarrah est même plus
précis que le mot atome utilisé en physique actuellement, qui représente
lui, un élément particulier comme le fer, l’or, etc., qui vient du mot
grec atomos, indivisible. Car l’atome a été divisé en particules
nommées neutrons, positrons (et électrons), eux-mêmes constitués
d’éléments plus petits nommés les quarks.
Donc
l'idée d'entités matérielles insécables a déjà été imaginée en Grèce
Antique des siècles avant Muhammad, même si l'usage du mot zarrah dans
le Coran n'est pas du tout un néologisme, un aspect original dans ce
passage est l'attribution d'un poids à cette plus petite quantité
envisageable. Ce qui a été démontré après l’élaboration de techniques
très sophistiquées. Un raisonnement que l'on pouvait envisager
intuitivement mais que la science confirma assez tardivement. Le poids
est la mesure de la force d’attraction de la Terre sur un objet en
fonction de sa masse.
Or,
même un neutrino, qui est jusqu’ici le plus petit élément physique
conçu et démontré comme existant, a une masse. Le changement de forme
des neutrinos démontré, a étonné le corps des scientifiques, car si sa
masse est infime, le nombre incalculable de ces leptons attribuait à
l’Univers une masse importante. Cela n'allait pas de soi.
Rappelons-nous,
suivant la théorie électrofaible qui fut élaborée dans les années 1960
par trois physiciens, -deux américains (Steven Weinberg et Sheldon
Glashow), et un pakistanais (Abdus Salam), et sa démonstration
mathématique par deux savants Néerlandais (Martinus Veltman et Gerard’t
Hooft) à l’Université d’Utrecht en 1970, il existerait un type de
particules encore introuvables nommés bosons de Higgs qui sont sensés
déterminer la masse des particules en fonction du temps qu’elles ont été
en contact dans l’espace-temps.
La théorie prédisait des bosons W et Z qui véhiculeraient la force faible que nous avions détectés au CERN en 1983.
Nous
hésitons au sujet de la forme de particules des atomes qui sont parfois
représentés comme étant faits d’ondes, mais leur poids est une réalité
observée directement. Jusqu’ici, même le plus infime des particules
connues « les neutrinos » ont une masse. En poussant le raisonnement
pouvons-nous extrapoler par-là l’existence de la plus infime partie de
toute chose existante n’ayant plus de poids ou ayant un poids nul (voire
négatif) tel que des ondes ou cordes ?
Selon
la neurobiologie, même la pensée et les sentiments produisent des
réactions matérielles ou bien elles sont simplement produites de façon
matérielle ; flux électriques ou moléculaires, des hormones,
neurotransmetteurs : comme la sérotonine, les endorphines, la dopamine,
l’acétylcholine, la noradrénaline, l’acide gamma-amino-butyrique (ou
GABA), le glutamate, les enképhalines etc. trahissent notre plus
profonde intimité et même nos pensées et intentions intimes rejoignent
cette description du Coran.
Qui
est une particularité des croyances sémitiques d'une âme charnelle,
l'idée d'une âme désincarnée différent du concept égyptien, juif
antique ou arabe ancienne se trouve notamment en Grèce Antique et chez
certains hindouistes.
Dans
ce sens, le Coran il n'y a pas réellement quelque chose de si étonnant à
ce que le Coran décrive les sentiments comme des objets quantifiables.
L'abstraction
chez les arabes était assez rudimentaire. Ainsi le Coran évoque-t-il un
poids à l’idée de nos pensées profondes et intimes. Ainsi qu'aux
atomes.
En
outre, la découverte -par un corps de scientifiques rassemblés dans les
efforts audacieux de révolutionner l’étude du cerveau humain- du rôle
des astrocytes présents dans la glie du cerveau –cellules gliales– dans
le fonctionnement de l’encéphale, a prouvé que notre fonctionnement
cérébral n’est pas restreint au tout neuronal.
La
partie imposante de l’organe de la pensée fonctionne donc chimiquement
au lieu d’électriquement comme c’est le cas avec les neurones. Voir les
études dirigées par Andrea Volterra.
A-11. 221/5 XI VISION LIMITÉE CHEZ L’HOMME ET OBSERVATION POSSIBLE À TRAVERS DES OBSTACLES.
«
N’est-ce pas. Ils replient leurs poitrines afin de se dissimuler de
Lui. N’est-ce pas ? Lorsqu’ils se couvrent de leurs vêtements, IL sait
ce qu’ils cachent comme ce qu’ils divulguent. Il est vraiment en
connaissance de ce que recèlent les poitrines »
Le
fantasme humain de voir derrière les murs ou des couvertures n'est
encore une fois pas propre au Coran. D'autant plus que cet extrait parle
de Dieu omnipotent. Les humains ne peuvent voir le monde que dans une
marge très restreinte des émissions d’ondes. Alors qu’en réalité
l’Univers est constitué principalement de vide. Toute la matière de
l’Univers dans son ensemble peut se condenser en un seul point. Les
atomes sont constitués d’espaces vides où se trouvent des particules
très distantes les unes des autres à leurs échelles.
Ce
verset suggère cependant qu’il est possible de voir derrière des
couvertures, ce qui est de fait possible en partie pour les humains avec
l’observation dans l'infrarouge ou avec des ultrasons.
Ce
verset a aussi cela d'étonnant pour une personne qui ignore le manque
d'abstraction typique chez les arabes du désert, que les sentiments ont
un effet physique derrière les habits. Voir explications du verset
supra.
Désormais
nous avons des moyens de deviner certains sentiments des personnes via
des encéphalogrammes et l’étude hormonale qui dénoncent les émotions.
A-12. 222/7 XI L'OCÉAN QUANTIQUE OU DE MICRO CORDES AVANT LE BIG BANG OU JUSTE APRÈS.
« C’est Lui Qui a créé les cieux et la Terre en six périodes alors que Son Trône était sur les eaux »
Le
Coran évoque une origine de l'univers où il y aurait un océan de mâ ;
ce terme qui est traduit par « eau » en référence à son sens commun et
rejoint encore une fois la cosmogonie égyptienne de l'Antiquité et
englobe un concept beaucoup plus vaste en réalité. Le Coran utilise le
même terme « mâ » ailleurs pour la semence : Cor. LXXXVI : 6-7, Muhammad
utilise ce même mot pour désigner la salive selon les écrits anciens.
D’un point de vue sémantique, cela est d’une importance capitale. Le
Coran ne dit-il pas que les astres « nagent » : Cor. 32-3 : XXI ?
En
Égypte Antique aussi, l’on imaginait notre élévation céleste en barque,
comme cela était représenté dans les tombes des personnes embaumées
représentant leur départ vers le Paradis.
Or
l'espace est composé de vide quantique et est bizarrement fort
semblable à la substance initiale ayant possiblement précédé l'Univers
et qui est appelé ici « eau » de façon très clairement métaphorique.
En
absence de gravitation, les spationautes flottent dans le vide
quantique tout comme dans l’eau. Le vide quantique se déforme, comme
l’eau, en fonction de la masse des objets qui se trouvent dedans.
Celui-ci a une densité, que les physiciens peinent encore à définir.
Bref,
à de nombreux égards l’espace est vraiment comme l’eau. En réalité, un
océan de cordes ou un faux-vide quantique aurait pu exister avant
l'Univers sensible et y avoir servi de substance.
Lorsqu'on
interrogea le prophète - selon la tradition - sur ce dont a été créé
tout, il aurait répondu spontanément : - D’ « eau ».

A
gauche, Barque de procession symbolisant Ramsès II traversant les cieux
pour atteindre Amon. En Égypte Antique le ciel est fait d’eau et on le
traverse en bateau. (Temple d’Abydos). A droite photo d’un spationaute
« flottant » dans l’espace.
A
partir de la toute première minute après le big bang, la densité de
l’espace en naissance aurait de même été proche de celle de l’eau. La
lumière y était coincée et l’obscurité était omniprésente à travers tout
l’Univers jusqu’à 380.000 ans plus tard ; là la lumière fut enfin
libérée selon les observations.
En
bref, il est si difficile de décrire ce monde de cordes vibrantes ou ce
faux-vide, que les astrophysiciens eux-mêmes parlent parfois d'océan,
de mare ou de mer, comparant les ondes aux vagues sur les eaux et
parlant de fructification. Concrètement, nous flottons dedans comme dans
de l'eau, elle est transparente au même titre que l'eau.
Et
il faut croire selon les spéculations de plusieurs spécialistes que
notre Univers est issu d’un espace quantique comparable au vide de
l’espace. Ce que semblent indiquer plusieurs théories récentes au sujet
de l’avant big bang.
Citons
à présent certaines des hypothèses –aucune n’est encore confirmée- sur
la question de l’avant big bang, puisque le Coran en parle dans ce
passage.
* Hypothèse
1 : Certains physiciens avaient imaginés un univers qui s’étend et
s’écrase sur lui-même (big-crunch) indéfiniment. Cette hypothèse a été
abandonnée comme il a été démontré que l’expansion de l’Univers avait
une vitesse croissante et exponentielle ? Autrement dit, la gravitation
n’aura probablement jamais l’occasion de tout rassembler comme la force
d’expansion est trop grande. Certains n'ont néanmoins pas encore
totalement abandonné cette possibilité.
* Hypothèse
2 : Nous avons également parlé plus haut de la théorie exotique
d’Andrei Linde qui suppose que l’Univers est né d’un big bang initial et
s’est démultiplié par les trous noirs qui ont fait naître une infinité
d’univers dont le nôtre serait sorti par l’une des « portes ». Or, tous
les scientifiques ne soutiennent pas que les trous noirs sont des
passages vers d’autres univers séparés du notre dans le temps et dans
l’espace –voir supra.
* Hypothèse
3 : Selon un petit groupe de physiciens cet océan quantique serait né
depuis un instanton ; l’instanton est un objet physique décrit par la
pure mathématique sur base de spéculations quantiques. Un effet de
tunnel propre à la physique quantique (?) aurait pu permettre à
l’univers quantique de naître depuis « ! rien du tout !». Après quoi,
une « fluctuation » dans ce vide quantique aurait pu donner forme à
notre univers présent par un big bang. Tout cela selon des lois établies
et décrites par la physique quantique.
*Hypothèse
4 : Rappelons-nous également l’approche de la théorie des cordes
consistant en l’hypothèse de l’existence d’un espace antérieur au big
bang où existeraient de petites cordes vibrantes, un univers très dilaté
possédant dix dimensions infiniment petites. Les cordes se seraient
fluctifiées jusqu’à former un trou noir qui aurait donné plus tard le
big bang. Des physiciens ont initialement imaginé ses cordes pour des
impératifs techniques qui leur permettrait en fait d’éviter la question
de l’infiniment petit stoppant la possibilité de tester la théorie, or
si les cordes existent, nous devrions observer des cordes géantes
prévues dans les calculs de ce groupe de physiciens. Ces ondes
gravitationnelles datant d’avant le big bang devaient être observées par
le satellite Planck dont le lancement était prévu pour 2007, or aucune
anysotropie, consolidant encore le modèle Standard. D’autres hypothèses,
plus ou moins esthétiques ou intelligibles, fondées sur l’idée de
cordes flottant dans dix dimensions sont également faites que
l’expérimentation pourrait affiner ou infirmer dans le futur.
* Remarque
importante : Toutes ces théories formulées par des groupes distincts
de cosmologistes citées supra se valent à peu près, or aucune n’est
vérifiée à ce jour. En fait, à l’heure qu’il est, l’avant big bang tient
toujours de la métaphysique. Et la plupart des astrophysiciens
s’arrêtent avant ces spéculations. D’ailleurs, à l’échelle
infinitésimale le temps s’annule, et la gravitation qui attire les
objets l’un vers l’autre se voit annulée ; alors les objets se mettent à
s’éloigner l’un de l’autre en se repoussant – cela pourrait expliquer
l’inflation de l’univers naissant qui était très petit. C’est ainsi que
la plupart des physiciens se refusent même à élaborer des spéculations
sur l’avant big bang et acceptent l’apparition de l’Univers à la
barrière de Planck : 10 exp -43 secondes, comme la limite accessible.
Carlo
Rovelli, spécialiste en gravité quantique précise que le temps
disparaît pour cela des formules quantiques à l’échelle de l’infiniment
petit. Le temps est créé lors du big bang en même temps que l’espace et
la matière. Selon l’approche du savant italien susmentionné,
l’espace-temps lui-même serait quantifié étant lui-même initialement
formé de boucles de champs gravitationnels. Autrement ne dit la réponse à
la question : « Qui avait-il de l’univers juste avant le big bang »,
serait : « Rien du tout ». L’approche la plus évidente est de s’arrêter
au moment où la physique de l’univers est engendrée dans le processus du
big bang également selon la plupart des physiciens. Du moins jusqu’à ce
que des observations indiscutables –telle que l’expansion de l’univers
démontrant l’origine de l’univers dans le temps a été observée
directement- soient réalisées confortant une nouvelle théorie plus
avancée.
Selon
un philosophe musulman, l’eau évoquée dans ce passage du Coran serait
en fait le lieu physique agité par la Puissance Éternelle de Dieu. La
plongée dans les profondeurs de la matière nous a révélée comme la
matière est composée de molécules, les molécules d’atomes, les atomes de
particules, et que ces particules ont également des propriétés
ondulatoires. A cette échelle le temps s’annule et seuls des calculs
existent où tout devient pure mathématique. Une aubaine pour les
mystiques.
A-13.
249/2 XIII ENERGIE DU VIDE ET EXPANSION DE L’UNIVERS - UN TERME POUR LE
SOLEIL ET LA LUNE.
« Dieu est Celui Qui a dressé les cieux sans pilier que vous verriez ; et Il S’est établi sur Son Trône et a soumis le soleil et la lune, chacun poursuivant sa course jusqu’à un terme dénommé »
« Dieu est Celui Qui a dressé les cieux sans pilier que vous verriez ; et Il S’est établi sur Son Trône et a soumis le soleil et la lune, chacun poursuivant sa course jusqu’à un terme dénommé »
Le
problème de la gravitation universelle ne date pas d'hier. Newton
lui-même devait expliquer pourquoi la gravitation ne fait pas que les
étoiles s'écrasent finalement les unes contre les autres. En fait, il
existerait une force contraire dite 'diatonique' qui est également
appelée faute d'y trouver un sens plus intelligible « énergie du vide »
qui serait à l’origine de l’accélération de l’expansion de l’Univers. Ce
verset contredit les mythes antiques du soutien du ciel par une déesse,
par des montagnes –croyance bédouine- ou par un taureau. Il rejoint
cependant des mythes de la région sur la crainte que les étoiles
tombent.
De
même, l'idée de concevoir une fin pour les astres n'est pas propre au
Coran. Désormais, des dates sur la fin des étoiles par types sont
avancées selon des calculs scientifiques. La compréhension arabe
primitive du Coran permettrait-il de concevoir une échelle de temps
aussi importante, sans doute que non.
Pourtant,
le Coran semble situer ces événements dans un futur plus ou moins
lointain, décrivant des événements qui sont indépendants du Jugement
Dernier sur Terre après la disparition de toute vie sur Terre et sensés
donc avoir lieu dans un futur aussi lointain : Cor. p.286-7/49-51
XVII.
A-14. 262/14-5 XV TRAVERSER LES PORTES DU CIEL ET EXPLORATION DE SES MYSTÈRES.
«
Et même si Nous leur ouvrions une porte du ciel et qu’ils pussent y
monter, ils diraient : - Vraiment nos yeux ont été voilés. C’est plutôt
que nous sommes des gens envoûtés »
Nous
avons déjà abordé le mythe chamanique et égyptien de portes célestes.
Et souligné un parallèle philosophique entre les deux concepts. Si nous
pouvions traverser les trous noirs et entrer dans les mondes parallèles ;
Ou bien, si nous pouvions voyager peut-être dans des régions fort
éloignées de notre Univers ou emprunter les passages gravitationnels de
l'Univers pour accéder à des distances fort importantes, nous serions
troublés.
Qu’y
va-t-il au-delà des limites de l’Univers observable ? Que
découvririons-nous si nous pouvions y accéder ? Peut-être une infinité
d’êtres vivants peuplant l’immensité de l’Univers : Cor. p.486/29 XLII ?
Cela
rappelle donc les ascensions et les passages à travers des portes
étroites de chamans à travers le monde entier et la croyance similaire
en Égypte Antique où le Prêtre qui ouvre les portes du ciel passait de
ciel en ciel jusqu'à Amon, rencontrant des ancêtres. Muhammad aurait
fait selon les croyances musulmanes une ascension à travers des portes
célestes et aurait rencontré Abraham, Moïse, Adam, Jésus etc. –voir
El-Bukhârî : 447, Tirmizhî: 3563.
Même
si selon certains penseurs musulmans, dont Abû Bakr, cette ascension
fût spirituelle, c’est-à-dire avec un corps spirituel, sans doute
l'homme de raison qu'était Abu Bakr avait-il quel que peine à concevoir
un voyage si long dans l'espace d'une courte période ?
Jusque
récemment, la relativité générale interdisait également strictement une
idée aussi farfelue de traverser l'Univers en entier et revenir sur
Terre en un temps ridiculement court. Pourtant, il faut savoir que selon
la physique moderne, il est théoriquement possible de traverser les
cieux à une vitesse supérieure à celle de la lumière. Pour cela, il
faudrait déformer l’espace-temps depuis un endroit précis en s’aidant
d’antimatière et de superordinateurs pour « se projeter avec l’espace
».
Un
peu comme la dispersion de la matière avec l’espace-temps lors du big
bang (la vitesse étant des milliards de fois supérieure à celle de la
lumière.).
Comme
nous l’avons déjà évoqué plus haut, Muhammad décrivit sept portes
gardées par des Anges pour traverser l’espace et aller sous le Trône
Divin ; cette étrange idée n'est pas non plus encore une fois nouvelle.
Plusieurs
prophètes bibliques et saints sont dits avoir faits des ascensions de
ce type ? Il est donc drôle qu'une approche physique moderne conçoive
des voyages intersidéraux à travers des portes du temps, des siècles
plus tard.
Certains
théoriciens ont pensé que les trous noirs peuvent avoir une issue à
l’intérieur même de l’Univers. L’idée de passage vers des mondes séparés
relève bien sûr du formalisme de la physique théorique. Mais des
scientifiques y ont fait allusion dans le cadre de théories possibles.
Il est très vraisemblable que les trou-noirs ne sont pas des passages
spatiotemporels. Sans doute ce passage du Coran parle de visiter le
Paradis en voyageant dans l'espace.
A-15. 263/16-7 XV CONSTELLATIONS DANS UN CIEL PROFOND, IMPOSSIBLE À TRAVERSER.
«
Certes Nous avons formé à l’intérieur du ciel (fî) des constellations
d’étoiles et Nous l’avons embelli pour ceux qui regardent. Et Nous
l’avons protégé contre tout diable banni »
Selon
les croyances antiques et du Moyen-Âge, le ciel était comme une coupole
et les étoiles étaient collées au plafond de cet univers, au firmament
ultime. Or le Coran décrit les étoiles comme des obstacles qui empêchent
les démons de fuir l'univers. L’univers prend ainsi une profondeur. Le
Coran attribue les constellations au ciel propre, comme il attribue
semblablement grammaticalement le toit du ciel aussi, au ciel. La
question de savoir à quoi ressemble le « bord de l'univers » est une
énigme encore aujourd’hui. Mais comme la théorie évoque l’apparition de
l’espace et du temps lors du big bang, la question des limites de
l’Univers est loin d’être anodine. Selon la conception coranique de
l'espace, nous trouvons l'idée que les constellations se situent entre
la Terre et le second ciel -nous avons expliqué cela plus longuement à
d'autres endroits.
Les
constellations sont situées dans le premier ciel, la Voie Lactée ? Et
il existerait encore six cieux superposés à celui-ci – voir explications
supra.
Nous n'avons pas trouvé une croyance similaire chez d'autres civilisations connues.
A-16. 266/85 XV LIEN ENTRE LE COSMOS ET SON CONTENU.
« Et Nous avons créé les cieux et la Terre, et tout ce qui se trouve entre eux vraiment. L’heure arrivera vraiment »
Ce
verset évoque la réalité concrète du monde et le fait qu’il est voué à
disparaître. Un mystère qui a sans doute hanté bien des penseurs. Et
cela est intéressant, puisque la matière qui constitue l’Univers n’est
pas virtuelle mais persiste bien -d’un point de vue quantique dans le
temps ; or elle doit disparaître matériellement avec le temps selon les
astrophysiciens. Chaque particule va finalement se désagréger le moment
venu et les physiciens en sont déjà aux calculs scientifiques de la date
de la fin des protons. Comme notre cerveau et nos sens n’ont qu’un
accès limité à la réalité du monde, les physiciens ont difficile à
démontrer que le monde existe vraiment. Car entre la logique évidente et
la démonstration scientifique il y a une différence énorme.
Or,
la nouvelle approche de la physique quantique qui attribue à la réalité
une approche informationnelle, montre que les apparentes incohérence de
la physique quantique avec le monde macroscopique comme l’effet
singulet et la contradiction apparente onde-particule se résolvent
spontanément : l’information obtenue étant limitée, la réalité n’est
perçue que de façon saccadée, si nous pouvions obtenir la totalité des
informations la réalité deviendrait certainement et sans aucun doute
parfaitement déterministe et transparente. Ce qui est interdit aux sens,
selon le principe d’incertitude d’Heisenberg, qui nous interdit de
connaître instantanément la position et la vitesse d’une particule sans
l’influencer. Théorie informationnelle en totale contradiction avec
l'école de Copenhague, qui soutient avec puissance que la réalité est
non locale, même si la physique quantique permet néanmoins qu'elle soit
potentiellement déterministe dans un cadre non local.
Ailleurs
le Coran précise avec force philosophie que nous n’embrassons de notre
savoir qu’une partie de la réalité ; Cor. II : 255 : « Il connaît leur
passé et leur futur. Et ils n’embrassent de Sa Science que selon Sa
Volonté ». De même le Coran ajoute dans un concept métaphysique que la
réalité émerge d’un ordre verbal de Dieu avant de se matérialiser
immédiatement ; Cor. LV : 49-50 : « Nous avons certes créé toute chose
avec puissance et décret. Et Notre ordre ne fut que comme un clignement
de paupière ». Plusieurs intellectuels ont suivi un raisonnement
parallèle, le début serait le Logos, dans le sens de l'évangéliste Jean
ou d'Héraclite. Les lois de la physique théorique sont de fait si
précises qu’elles rejoignent pratiquement la mathématique pure. Le
passage du vide aux informations et aux ondes et puis à la matière
correspond très précisément avec le principe de la création depuis un
ordre divin si cher au mystiques de tant de religions différentes. Nous
ne prétendons pas ici que la physique théorique a démontré l’existence
d'un démiurge, mais que la réalité physique et informationnelle rejoint
les descriptions coraniques -et celles des grand mystiques- de la
création de façon originale.
A-17. 272/45 XVI MÉTÉORE ET ASTÉROÏDES.
«
Ceux qui complotaient pour de mauvaises choses sont-ils à l’abri de ce
que Dieu les engloutisse en terre ou que leur vienne le châtiment d’un
côté qu’ils ne comprendraient point ? »
La
Terre est entourée d'un monde de météorites qui ne demandent qu'à la
visiter. Il est très difficile de prévoir quand l'une d'entre-elles va
chuter. Comme la Terre est sphérique et entourée de tous les côtés, la
menace est d'autant plus imprévisible que les distances n'ont pour ainsi
dire pas de fin. Parfois, une série d'objets célestes liés
gravitationnellement entre-eux ont un centre de gravité qui vacille
donnant à l'ensemble une trajectoire aléatoire impossible à prédire. Ces
astéroïdes voisins en arrivent à se positionner les unes contre les
autres et ne forment qu’une seule masse unie, composite. Si nous
pouvions les atteindre –par exemple avec un missile-, elles se
disperseraient, mais se rassembleraient par la gravitation pour former
de nouveau une masse unie.
Sans
oublier que les autres objets du système solaire influenceraient
également la trajectoire d’un supposé objet s’approchant de la Terre. Le
fait que le Coran nous expose un modèle de planète Terre sphérique
(nous en parlerons plus loin) n’est pas si étrange en réalité. La forme
sphérique de la Terre était déjà conçue intellectuellement dans la haute
antiquité grecque par Pythagore par simple souci d'esthétique.
En effet, si Aristote (384-322 av. J.-C.) défendait l’idée d’une Terre en forme de disque,
Pythagore
(v. 570-v. 490 av. J.-C.) défendit cette thèse de la forme sphérique
dès le VIe siècle avant Jésus-Christ par souci d’harmonie.
Effectivement, le Coran reprend le modèle demi sphérique de la Terre
existant à son époque qu'il multiplie par deux en parlant de deux
Levants et de deux Couchants : Cor. p. 532/17 LV ; que certains ont
conçu de façon erronée comme les deux points ultimes où se lève et se
couche le soleil le long de l'horizon, ignorant que la planète était
sphérique.
Alors
que sur une année, le soleil parcourt respectivement tous les points se
situant entre ‘’ces deux points’’ au fil du temps, comme l'axe de
rotation de la Terre bouge graduellement. La seule façon pour qu’il
puisse exister deux Levants et deux Couchants, tant que le soleil ne se
lève pas à contre sens, est que le Levant d’une région devienne le
Couchant d’une autre, et le Couchant d’une région, le Levant d’une
autre, voir également : Cor. XVIII : 17. Un hadith rapporté dans
El-Bukhari décrit Muhammad en train d'enseigner à un de ses compagnons
que le soleil qui se couche resurgit au levant dans un mouvement
continu. On peut penser que pour le prophète, la Terre était donc
sphérique, en comparant ce hadith, s'il est vraiment du Messager, avec
ce passage du Coran.
A-18. 275/77 XVI L'HEURE - SON DÉBUT - BREF DANS SA RÉALISATION.
«
C’est à Dieu qu’appartient l’inconnaissable des cieux et de la Terre.
Et l’ordre de l’Heure ne sera que comme un clignement de paupière ou
plus proche encore »
Un
astéroïde qui chuterait sur Terre, un mouvement de l'axe de rotation de
la Terre, un volcan qui se réveille ou un sursaut d'humeur du soleil,
et la fin commencerait. Ce verset devrait vraiment nous inciter à
méditer sur le fin fil sur lequel tient la vie sur Terre. Tous les
bouleversements climatiques et autres que nous y provoquons condamnent
les générations futures à des difficultés croissantes pour la survie. Le
Règne des dinosaures et leur subite éradication de la surface de la
planète ne constitue-t-il pas un exemple éloquent ? Peut-être même que
l’accélération de la vitesse d’expansion de l’Univers peut être
considérée comme un témoin de la fin du Cosmos.
Nous
ignorons trop les limites des effets de la gravitation et les distances
sur lesquelles agit celle-ci. Quelle peut être l’échelle de temps sur
laquelle s’étend la destruction de l’Univers ?
Selon
un hadith rapporté par Muslim, dix grands signes « devraient » présider
l’avant apocalypse qui vont se suivre comme les perles d’un chapelet
dont la ficelle a été rompue et qui tombent à terre à la suite les unes
des autres. Il y aurait notamment une fumée emplissant le ciel, des
régions de la Terre qui s’affaisseraient, des séismes puissants des
années durant (Coran), la sécheresse (hadith), les jours qui se
prolongeraient même jusqu’à faire un an et puis la naissance du soleil
au Couchant –croyance à priori invraisemblable or, une perturbation dans
la vitesse de rotation de la Terre pourrait géométriquement produire un
tel phénomène astronomique.
Un
feu surgissant du Hidjâz qui pousserait les gens vers un lieu de
rassemblement (il faut comprendre pour y être jugés), Muhammad parle en
fait de cataclysmes majeurs connus de longue date, mais pouvait-il
connaître la lave, peut-être en a-t-il entendu parler, car la région
côtière de l'Ouest Arabique est une zone volcanique.
L’effondrement
du mur des Gogs et Magogs et leur libération –voir infra. Le plus
intéressant dans cette description de la fin du Monde selon Muhammad,
qui est une collection des catastrophes majeurs connus à son époque,
c'est que tous ces événements peuvent être provoqués par un seul et même
événement : la chute inattendue d’un astéroïde sur Terre. Une prophétie
poignante en réalisme en regard aux estimations scientifiques modernes.
A-19. 283/12 XVIII LA LUNE NE SCINTILLANT PLUS.
«
Nous avons fait de la nuit et du jour deux signes, et Nous avons effacé
le signe de la nuit (lune), tandis que nous avons rendu le signe du
jour (soleil) visible pour que vous demandiez de Dieu ses faveurs, et
sachiez le nombre des années et les comptes »
Nous
ne revenons pas sur le fait de décourager certains apologistes à
utiliser notre travail comme un outil à miracle. Un arabe du désert
souffrant des fureurs du soleil peut très bien imaginer une lune qui
devait aussi scintiller comme le soleil mais qui aurait refroidit. Cela
n'est pas en soi si extraordinaire. Or il est semble-t-il établi, que la
lune aurait été autrefois incandescente en effet. Son noyau serait
toujours chaud d'ailleurs. Nous pensons que la lune était une petite
planète de la taille de Mars qui heurta la Terre et s'envola vers le
ciel laissant la Terre en feu de même qu'elle-même devint incandescente.
Les deux astres refroidirent donc en parallèle. On nous rapporte qu’Ibn
Abbas disait en interprétant ce verset que, selon le prophète, la lune
brillait dans un lointain passé mais s’est éteinte – notamment dans le
tafsîr d’Ibn Kathîr.
Cela
se trouve de même dans d’autres exégèses plus anciennes. Selon les
découvertes modernes, la lune serait vieille de plus de 4,5 milliards
d'années, ce qui signifie qu'elle rivalise effectivement avec la Terre
datée vers 4.500.000.000 d’années en ancienneté.
L’étude
des roches récupérées dans les mers lunaires qui ont été rapportées
lors des expéditions des astronautes montre que celles-ci se sont
formées pendant que des roches fondues se solidifiaient, il y a de
3.160.000.000 d’années à 3.960.000.000 d’années. Ces roches lunaires
présentent des similarités avec le basalte de notre planète découlant du
volcanisme.
Et
les montagnes lunaires indiquent qu’elles ont pu être constituées de
roches effusives plutoniques, l’anorthose principalement composé de
plagioclase. Soutenant la thèse de la formation par collision.
D’ailleurs, William Ward et Robin Canup, deux chercheurs Américains, ont
publié à la fin du siècle dernier dans la revue Nature (vol. 403), des
explications au sujet de la formation de la lune. Ils ont étudié la
question, partant de la théorie développée supra de la formation de la
lune par la collision d’une planète avec la Terre.
Comme,
la lune a une inclinaison de 10° de son plan de révolution par rapport à
l’équateur de la Terre, alors que les lunes des autres planètes sont en
plan avec l’équateur de leurs planètes mères, les scientifiques ont
émis l’hypothèse que les ondes gravitationnelles de la lune seraient
entrées en résonance avec le disque de poussière dû à la collision de
sorte à faire osciller la lune jusqu’à obtenir cet angle, le temps que
la poussière se dissipe. Les formes de vie cellulaires vieilles de
3.500.000.000 d’années ont été décelées qui sont déjà des cellules
possédant les caractéristiques des cellules actuelles et même capables
de photosynthèse vers -2,7 milliards d’années, ce qui suggère même des
formes de vies plus simples sur Terre encore bien avant.
A-20. 286-7/49-51 XVII NOS ATOMES DEVIENDRONT-ELLES FINALEMENT FER :
«
Ils disent : - ‘Est-ce qu’une fois que nous serons devenus ossements et
poussière nous serions vraiment créés de nouveau ?’ Dis-leur : -Devenez
pierre, ou fer. Ou ce qui croît en vos poitrines (ce que vous concevez
d’autre) »
Si
la thèse de la nucléosynthèse est reconnue, il faudrait que nos
cendres, qui devront devenir pierre –roche sédimentaire- si le Jour du
Jugement tardait, devraient, si elles n'étaient pas ramenées à la vie,
finir au cœur d'autres étoiles pour être transformées en fer et en
d'autres éléments. Selon d'autres scientifiques, le fer serait produit
quand deux étoiles se percuteraient. Selon une des déductions de la
physique quantique, tous les atomes devraient in fine devenir des atomes
de fer au bout de 10 exposants 1500 années.
Sans
doute, les hommes ont pu remarquer depuis qu'ils existent que la terre
compactée ressemble à de la pierre, peut-être que pour un homme du
Moyen-Âge ignorant les éléments, la pierre compactée pourrait devenir du
fer ? En fait, dans un certain hadith, on fait dire à Muhammad que les
morts descendent dans les profondeurs de la Terre de sept couches de
terres. De quoi transformer la pierre en fer ?
A-21. 324/30,32-3 XXI SINGULARITÉ, CIEL PROTÉGÉ - INFLATION DE LA SINGULARITÉ PRIMORDIALE ORBITES.
«
Ceux qui mécroient n’ont-ils pas vus que le ciel et la Terre étaient
soudés en un seul tout et que Nous les avons tout de suite séparés ; Et à
partir de l’eau Nous avons fait toute chose vivante. Et Nous avons fait
du ciel un toit protégé. Et c’est Lui qui a créé la nuit et le jour, le
soleil et la lune, chacun nageant en une trajectoire courbée »
Ce
passage du Coran a été le lieu d'incessants débats des concordistes.
Alors que l'idée de la création de l'Univers depuis un lieu défini n'est
pas du tout propre au Coran. On retrouve l'idée d'un œuf cosmique
originel au Japon et au Mali. Selon les scientifiques actuels, avant le
big bang, l'Univers était contenu dans une « singularité »
spatio-temporelle plus petite qu'un simple électron.
Les
exégètes musulmans ont traduit le mot ratq comme « collés ensembles », «
entassés les uns contre les autres » –voir Ibn Kathîr et Qurtubî
rapportant que : Ibn Abbas, El-Hasen, Ata, Ed-Dahhâk et Katada –des
disciples du prophète- ont expliqué que le ciel et la terre faisaient un
seul tout. La tradition fait comparer cet objet à un grain de moutarde
dans la main de 'Allah (Abu Dawûd).
La
matière qui constitue actuellement la Terre et tout ce qui existe dans
l'espace cosmique étaient unis dans ce noyau. Un second détail
intéressant est que le verset dit textuellement « fa fataqnâhumâ », ce
qui indique que l'état initial et l'expansion sont conçues par l'auteur
du Coran comme très rapides - cela rappelle l'hypothèse de l'inflation,
or sans doute cela tient-il au fait mystique de la toute-puissance
divine.
Le
Coran évoque ailleurs un laps de temps pour cette création qui est
inférieur à un clignement de paupière : Cor. LIV : 49-50. Le ciel et la
Terre formaient un tout depuis le big bang jusqu’à ce qu’une nébuleuse
se forme par l’explosion d’une étoile –comparer avec Cor. p.477-8/9-12
XLI.
Après
cela le soleil et ses planètes se formèrent progressivement. Voir
également, au sujet des bouleversements des positions des planètes, les
explications au sujet du verset : Cor. p.342/17 XXIII. Le Coran décrit
ailleurs plus précisément cette séparation finale du ciel et de la Terre
dans ces termes, Cor. XLI : 9-12 : «
Dis : ‘ Renierez-vous Celui Qui a créé la terre en deux périodes, et
Lui donnerez-vous des égaux ? Tel est le Seigneur de l’Univers. C’est
Lui qui a fermement fixé les montagnes au-dessus d’elle, l’a bénie, et
lui a assignés ses ressources alimentaires en quatre périodes, pour ceux
qui t’interrogent. Il S’est de même établi au ciel qui était en fumée
et lui dit, ainsi qu’à la Terre : ‘Venez tous deux, bon gré, mal gré’.
Tous deux dirent : ‘ Nous venons tout obéissants’. Il décréta d’en faire
sept cieux en deux périodes et révéla à chaque ciel sa fonction. Et
Nous avons décoré le ciel terrien (le premier ciel) de lampes (les
étoiles) et l’avons protégé ».
La
Terre a été vraiment formée en deux périodes, une première étoile s’est
formée qui a explosé formant une nébuleuse, ensuite vint le tour pour
le soleil et les planètes de se former et de prendre leurs places. La
nébuleuse se transformant fit place au système solaire dont les orbites,
dont celui de la Terre, ont évoluées d’une forme circulaire en une
forme elliptique (deux périodes). Les étoiles apparurent in fine
derrière la poussière s’évanouissant du ciel environnant de la planète
Terre, décorant le ciel du système solaire. Il est incohérent d'essayer
de coller ces découvertes concrètes sur ce passage, car il est plus
raisonnable de penser à deux périodes dans l'ensemble des six périodes
sans précision supplémentaire. Les exégètes du Tanakh ont vu de façon
similaire dans le septième jour un lien avec le Sabbat. Le ciel est
protégé : Par la radiation cosmique, qui irradie les objets du ciel
susceptibles de venir perturber la Terre en les allégeant et leur
enlevant de leur masse, par les vents solaires et le champ magnétique
terrestre qui nous protègent des radiations cosmiques, par Jupiter,
Neptune et Saturne qui tels des aimants attirent les objets de l’espace
qui risqueraient de venir percuter la Terre, par l’ozone, qui nous
protège des rayonnements ultraviolets nocifs du soleil, par l’atmosphère
qui détruit les plus petits objets qui se rapprochent de la Terre. Il
faut comprendre ici que le Coran parle de la protection contre les
démons qui intercepteraient des informations sur la destinée terrestres
des anges. Le parallèle entre la réalité astrophysique et le sens
littéral du verset est cependant une coïncidence heureuse. Quant à la
fin du passage, nous y lisons un autre point pas moins important ; les
astres suivent une trajectoire courbée dite « falak » qui découle de la
réalité topologique de l'espace-temps et des mouvements des objets
peuplant l’univers. La gravitation courbe l’espace-temps et fait que les
objets tournent les uns autours des autres. La courbure des
trajectoires des astres peut cependant être consentie en observant tout
simplement les mouvements de la lune et les mouvements apparents des
autres astres. Encore une autre coïncidence facile à dénouer.
A-22. 331/104 XXI LE CIEL PLIÉ COMME UN ROULEAU DE PAPYRUS : COLLUSIONS DES GALAXIES – FIN DU COSMOS.
«
Et le jour où Nous plierons le ciel, comme on plie les rouleaux des
livres. Comme Nous avons commencé la création Nous la rendrons »
Le
Coran distingue littéralement le ciel, des cieux. Ce verset évoque
manifestement l'enroulement des cieux (comparés à des rouleaux). Notre
Galaxie suit un mouvement similaire avec d'autres galaxies environnantes
et principalement la « nébuleuse » d'Andromède de façon conforme à
cette image coranique ? Selon les recherche avancées et l’informatique,
deux galaxies qui se « cannibalisent » ainsi présentent un aspect
point par point comparable, à de longs rouleaux de papyrus –voir la
photo supra- qui sont enroulés l'un dans l'autre en longueur. La forme
des galaxies en général aussi passe d’une forme qui a des bras à une
forme elliptique. Comme des pages très longues enroulées en un seul
rouleau. Les galaxies les plus anciennes sont pour cela déjà
elliptiques, comme la gravitation a d’ores et déjà enroulés leurs bras
contre leurs noyaux.
Ainsi,
le Coran évoque ailleurs que les cieux seront pliés dans la Main Droite
de Dieu et que la Terre sera une poignée dans Sa Main : Cor. XXXIX :
67. Le Coran cite bien ainsi un pluriel. L’univers sera déchiré en fait,
comme l'envisage apparemment le Coran : Cor.
p.532/33-8
LV. Le devenir exact de l’ensemble de l’Univers est scientifiquement,
concernant son déclenchement et l’état final de l’Univers, encore en
partie une énigme.


État
de deux galaxies qui s’enroulent comme des rouleaux de longues pages,
l’Univers va finir dans des cannibalisations de ce type –image de
gauche. A droite, représentation de longs rouleaux en forme de galaxie
elliptique et spirale. Chaque galaxie tend à devenir une spirale.
L’univers redeviendra plus tard encore du vide quantique comme au commencement, -comparer avec Cor. XI : 7, s’étant dénudé de tout son contenu matériel : Cor. LXXXI: 1-11.
Les galaxies locales se transformeront en des trous noirs immenses, et
toutes les particules se transformeront en trous noirs pour
‘’s’évaporer’’ lentement – terme conçu par Stephen Hawking.
Il
est délicat de comprendre ce que le Prophète devait réellement
imaginer, avec exactitude, en dictant ces versets, mais leur sens
littéral est très proche des attentes astrophysiques, du moins dans la
lecture littérale de ces passages du Coran. Il est évidemment
inadmissible qu'un homme de l'époque ait pu concevoir une telle
coïncidence, ce type de savoir est typiquement moderne. La comparaison
ici faite a pour unique objectif de comparer les sens des versets avec
les données scientifiques sans aucune intervention de type
confessionnelle. L'image du Coran suggère fortement certaines
observations astronomiques, quelle que soit son sens originel visé par
son auteur.
A-23. 333/15 XXII TENDRE UNE CORDE AU CIEL POUR Y GRIMPER.
«
Celui qui croit que Dieu ne le secourra pas ici-bas et dans l’au-delà,
qu’il tende une corde jusqu’au ciel puis qu’il la coupe, et qu’il
observe si sa ruse va faire disparaître ce qui l’enrage »
Ce
verset est également intriguant. Le Coran évoque l'idée de tendre une
corde au ciel et de s'y agripper et d'ensuite rompre cette corde. En
fait, il est fort bien possible de théoriquement tendre une corde très
longue vers l'espace de sorte qu'elle y flotte mais celle-ci serait très
difficile à disposer et céderait spontanément sous son propre poids.
Mais comment imaginer cela à l'époque de la révélation ? Faut-il comprendre attacher au toit comme certains commentateurs ?
En
tout cas nous cernons la philosophie de ce passage, qui est la
suivante, le choix des prophètes tient du dessein Divin et personne ne
peut s'autoproclamer comme étant un prophète aidé et soutenu de Dieu.
Quand
nous savons que plusieurs personnalités de l'époque refusaient de
croire en Muhammad prenaient cette position d’arrogance du fait que le
prophète était pauvre et orphelin, nous comprenons mieux ce verset.
A-24. 338/47 XXII UN JOUR COMME MILLE ANS : TEMPS ASTRONOMIQUES.
«
Et ils te demandent de hâter le châtiment. Jamais Dieu ne manquera à sa
Parole. Cependant, un jour auprès de Ton Seigneur est comme mille ans
de ce que vous comptez »
Depuis
plus d'un siècle, nous savons comme les mouvements géologiques et
cosmiques s'étendent sur des échelles de temps incroyables. La dimension
temps doit donc bien être beaucoup moins importante pour le Démiurge
dans la conception coranique. Ici, le nombre mille signifie une durée
extrêmement longue. En fait, même pris comme le nombre mille, le nombre
de Jours écoulé depuis le big bang donne 38.333 ans
(=13.800.000.000/360/1000). Un ordre de grandeur proche des 50.000 ans
du verset ; Cor. p.568/3-4 LXIII : « Les Anges, ainsi que l’Esprit
montent vers Lui en un jour dont la durée est de cinquante mille ans. ».
On peut penser que dans l’esprit coranique, Dieu doit être immense et
omnipotent. Le temps devant être insignifiant pour lui.
A maints
endroits, le Coran cite le nombre mille dans le sens : extrêmement
long. Par ailleurs, le fait que plus de 1.426 ans se sont écoulés depuis
et que la fin de la vie sur Terre n’est pas encore arrivée, témoigne de
la perspicacité des explications mystiques sur la dimension du temps à
l'échelle d'une civilisation dans ce passage du Coran.
A-25. 340/65 XXII CIEL TOMBANT SEULEMENT PAR FRAGMENTS.
«
N’as-tu pas vus que Dieu a soumis tout ce qui est sur Terre, ainsi que
le vaisseau qui vogue sur la mer par Son ordre ? Il retient le ciel de
tomber sur Terre sauf avec sa permission »
Le
ciel est maintenu par une expansion universelle dont la cause est
toujours mystérieuse. Mais il arrive que des objets situés dans le champ
d'attraction de la Terre chutent vraiment vers celle-ci. A l'époque où
le Coran disait cela, les gens croyaient en effet que les météorites
étaient des nuages amalgamés et durcis. L'au-delà des nuages ne pouvait
pas être matériel et chuter sur Terre.
Le
Coran précise ailleurs que le fer chute depuis l’espace : Cor. p.541/25
LVII. Il est possible que Muhammad ait été le témoin de la chute d'un
astéroïde, ou qu'on lui en ait parlé, mais la tradition ne rapporte rien
dans ce sens.
A.26. 342/17 XXIII SEPT VOIES SUR NOS TÊTES : ORBITES DES AUTRES PLANÈTES ?
«Nous avons créé sur vos têtes sept voies. Et Nous ne sommes pas inattentifs à la création »
Le
verset cité ici se distingue de beaucoup d'autres car il cite des «
voies » sur nos têtes, dont nous pouvons comprendre les orbites des
planètes. Le chiffre sept signifie également « un grand nombre » chez
les arabes illettrés. Or, des planètes, lunes, astéroïdes et comètes
voyagent autours du soleil dans notre système.
On
pourrait être tentés de penser que ce verset parle des sept autres
planètes du système solaire se déplaçant plus vite que les étoiles : à
savoir Mars, Jupiter, Saturne, Neptune, Uranus, Vénus et Mercure.
Ne
pas compter Pluton que les astrophysiciens ne considèrent plus comme
une planète. Pluton se situe après les planètes non telluriques de très
grande taille, elle est plus petite que les lunes de ces planètes et
suit une trajectoire qui ressort du plan des planètes.
Ce
passage est en tout cas à ne pas confondre avec le concept des sept
cieux évoqué à maints endroits dans le Coran. Une planète X –nommé Xéna-
aurait été capturée au-delà de Pluton dans le nuage d’Oort, mais il
peut s’agir d’un astéroïde géant. Cependant le nombre sept, en arabe et
dans plusieurs autres langues sémitiques, signifie « un grand nombre »,
on peut y inclure ainsi les lunes des planètes, les comètes, les
astéroïdes etc.
Et
dans cet ordre d’idée, l’orbite de chacune des étoiles dans son propre
système : Cor. p.521/7 LI : 7 : « Par le ciel aux voies parfaitement
tracées » (Notre Galaxie). Il ressort à la lecture du Coran, que Muhammad la théorie de Ptolémée du système solaire y est étrangère. La comparaison est définitivement insoutenable du fait du verser (Cor. 65,2) : "Allah qui a créé sept cieux et autant de terres. Entre eux (Son) commandement descend, afin que vous sachiez qu'Allah est en vérité Omnipotent et qu'Allah a embrassé toute chose de (Son) savoir.", qui suggère sept terres et sept cieux superposés, rejoignant le concept de Multivers. Le sens visé de ce passage
restera sans doute à jamais un mystère ?
En
tout cas, le Coran situe les étoiles décorant le ciel, au tout premier
ciel ; Cor. p.446/6 XXXVII « Nous décorâmes le premier ciel de lampes
et le protégeâmes ». Masâbih signifie « lampes » et indique la brillance
des étoiles.
Même
si nous acceptions bizarrement que ces lampes furent les planètes,
comme le prétendent certains exégètes, nous devrions donc situer de
toute façon les six autres cieux plus loin que les sept planètes.
La
cosmogonie coranique sort très clairement des conceptions de Ptolémée.
Les quelques 5000 étoiles distinguables depuis la Terre suivent toutes
un mouvement en spirale dans notre Galaxie.
Et il existe plus loin des milliards d’autres galaxies.
Nous
avons déjà vu que suivant les observations astronomiques, l'Univers se
compose en sept régions emboîtées les unes dans les autres considéré
depuis la Terre qui sont respectivement :
1°- la Voie Lactée, 10exp5 années-lumière ;
2°- le groupe de galaxies local, 10exp6 années-lumière ;
3°- l’Amas, 10exp7 années-lumière ;
4°- le Superamas de la Vierge, 10exp8 années-lumière ;
5°- les Grandes structures, 10exp9 années-lumière ;
6°- l’univers visible dans son ensemble, 10exp10 années-lumière (?) et
7°-
l’au-delà de la barrière du temps de Planck et des limites visibles de
l’Univers observable, ainsi que possiblement les univers parallèles
naissant au-delà des trous noirs.
Chacune
de ces structures étant un univers en soi. Plus nous voyons loin, plus
les structures supérieures montrent la petitesse de notre Galaxie, le
premier ciel du Messager selon Abu Dawûd. Le septième ciel étant selon
le même raisonnement l’ensemble de ces mondes.
A-27. 363/33 XXV LES MEILLEURS EXEMPLES.
« Ils ne t’apporteront aucune parole, sans que Nous t’apportions la vérité avec la meilleure interprétation »
Les
modèles cosmiques et autres de plus en plus proches de la réalité sont
si proches des descriptions dans le Coran dont la profonde simplicité
que cela est déroutant. Cela, parce que les explications du Coran sont à
la fois simples à décrire et merveilleusement intuitives et parce
qu’elles ont un sens profond très volatil. Le progrès des théories peut
être considéré comme une asymptote –voir schéma– qui tend vers la
perfection sans jamais pouvoir l’atteindre. Les théories évoluent en se
rapprochant de plus en plus des explications parfaites ici considérées
comme celles du Coran qui devient impossible à atteindre.
A-28. 365/61 XXV LES CONSTELLATIONS SITUÉES À L’INTÉRIEUR DU CIEL, NON AU "FIRMAMENT".
«
Béni soit Celui qui a établi à l’intérieur du ciel des constellations
et Qui a établi dedans un luminaire (soleil) et une lune éclairante »
Le
Coran transgresse l'idée d'un univers où les étoiles sont placées à un
plafond ultime et cite les étoiles comme étant situés à l’intérieur - fî
- du ciel comme obstacle contre les démons dans leur Ascension vers le
haut. Nous avons déjà évoqué plus haut que cette approche est l'une des
approches apparemment propres au Coran. Les étoiles sont des bombes
potentielles qui, quand elles explosent, propulsent dans l’espace
intergalactique des météorites, de même que celles chutant depuis des
régions plus proches, qui sont des fragments d’une véritable étoile. Ce
sont les bombes à fragmentation intergalactiques du point de vue des
voyages dans l’espace. Les trous noirs sont de même des étoiles
effondrées sur elles-mêmes qui aspirent tout ce qui s’en approche et
demeurent absolument invisibles.
A-29. 367/4 XXVI UN PRODIGE DU CIEL LAISSANT LES NUQUES COURBÉES : ASTÉROÏDE OU COMÈTE ?
« Si Nous le voulons, Nous faisons descendre du ciel un signe devant lequel leurs nuques restent courbées »
En
imaginant qu'un astéroïde géant s'approche de la Terre nous serions
impulsivement poussés à l'observer longuement, durant de longues nuits.
Existait-il des souvenirs d'un tel cataclysme chez les arabes à l'époque
du Messager ? Un pareil cataclysme ne peut remonter qu'à des millions
d'années en arrière et il est exclu que des contemporains du Messager en
aient donc été témoins.
Le
Coran implique néanmoins qu'il puisse exister dans l'espace un objet
situé suffisamment loin et ayant une taille suffisamment grande pour
provoquer cet effet, comme un objet plus petit ne serait pas visible
assez longtemps pour produire cet effet évoqué ici.
Ce
verset implique potentiellement que l’univers soit assez vaste et que
des objets très grands y existent. A moins que ce passage évoque de
grands nuages durant assez longtemps pouvant également être dangereux.
Or, d’autres passages évoquent les chutes de météorites : Cor.
p.525/35-6,44 LII : « Ont-ils été créés depuis rien, ou bien
seraient-ils eux-mêmes les créateurs ? Ou ont-ils créé le ciel et la
Terre ? (.) S’ils voient des fragments du ciel tomber ils disent : - ‘
Des nuages durcis ‘; Laisse-les donc, jusqu’au jour où ils seront
foudroyés ».
Plusieurs
astéroïdes ont ainsi déjà percuté la Terre dans les temps géologiques
de façon statistique, comme imaginé, ici, le Coran : « Si Nous le
voulons, Nous faisons descendre du ciel un signe ».
Cela
se passe suivant une certaine probabilité dépendant notamment de la
quantité de matière et du nombre des objets peuplant l’environnement
spatial de notre planète, selon un déterminisme très complexe.
Dans
le concept coranique, les météorites servent de projectiles contre les
démons. De plus gros projectiles seraient-ils possibles contre de plus
grands démons ? Il est délicat d'établir pareille extrapolation sur base
de si peu d'éléments.
A-30. 380/39-40 XXVII TÉLÉPORTATION UN RÊVE HUMAIN.
Un
djinn dit (à Salomon) : Je te l’apporterai (le trône de la reine de
Saba située au Yémen) avant que tu ne te lèves de ta place : pour cela
je suis fort et digne de confiance. Quelqu’un qui avait la connaissance
du Livre dit : Je te l’apporterai avant que tu n’aies cligné l’œil.
Quand ensuite Salomon vit le trône installé auprès de lui, il dit : Cela
est une grâce de Mon Seigneur.
Nous
n'avons pas trouvé de trace d'une telle légende dans les écrits
judéo-chrétiens, il se peut qu'il s'agisse d'une révélation propre à
Muhammad. Il est difficile de déterminer si les récits présumés des
juifs selon les exégètes musulmans ont été imaginés après le verset ou
s’ils lui ont préexisté d'une manière ou d'une autre. Néanmoins,
actuellement, nous essayons d’acquérir une technologie réaliste de la
téléportation.
Le
Coran évoque, ici deux façons de téléporter : le déplacement rapide
d'un objet (la vitesse de déplacement d'un génie) et par une grande
science -il est difficile de concevoir quelle type de science est visée
ici, probablement de la magie. En laboratoire le défi consiste à
transmettre les informations instantanément d’un point à un autre pour
réaliser la téléportation.
Il
existait en Égypte Antique des croyances sur les connaissances de
certaines élites sur des écrits cachés leur permettant de réaliser des
choses hors de la portée des gens du commun. On raconte que Salomon
avait un conseiller qui connaissait des secrets égyptiens.
Rappelons-nous
de ce que les anciens égyptiens avaient atteint des techniques
fantastiques comme la ré-agglomération des roches –au moins pour
fabriquer des objets usuels–, la momification, qui permit aux défunts
d’être encore entiers des millénaires plus tard et la construction des
pyramides dont les pierres font plusieurs tonnes et sont toujours de
niveaux des millénaires après leur construction et sont, qui plus est,
assemblées avec une telle précision qu’il est impossible de glisser une
feuille de papier ultra fine entre deux des pierres.
Mais
la téléportation exigerait une « magie » beaucoup plus puissante dont
les égyptiens mêmes ne prétendaient apparemment pas être en possession,
même pas dans leur imaginaire.
Mais, nous savons que selon les croyances de l’époque, la parole permettait de réaliser des actes surhumains.
Remarquons
qu’il est étonnant que le trône téléporté de la reine soit déformé sur
ordre de Salomon. Il est drôle de trouver ce détail étonnant dans ce
récit coranique, car dans le cas d’une téléportation technologique, cela
serait ainsi si les informations transportées étaient altérées d’une
façon ou d’une autre.
Il
n’existait évidemment pas à l’époque de moyens technologiques humains
susceptibles de réaliser une téléportation ; mais un fait reste établi :
le fait que nous savons désormais que cela est physiquement
réalisable.
Néanmoins,
cette téléportation n’est pas décrite comme un miracle qui dépend de la
grâce divine que nul ne peut connaître à l’avance, mais aurait été
réalisée par un certain savoir disparu, ce qui est vraiment intéressant
point de vue philosophique.
Dans
le livre intitulé La Physique de Star Trek de Lawrence M. Krauss des
éditions Bayard, nous voyons des calculs concernant la possibilité de
téléporter un humain. Pour dématérialiser un être humain et le convertir
en pure énergie, nous dégagerions l’énergie de 1500 bombes nucléaires
de chacune une mégatonne.
Pour
téléporter uniquement l’information nécessaire à la reproduction d’un
être humain selon les atomes et niveaux d’énergie etc. il faudrait une
mémoire capable de stocker 10exp25 méga-octets.
Autrement
dit, si nous disposions les uns sur les autres des disque durs modernes
ceux-ci formeraient une pile de disques durs haute de 100.000.000
d’années lumières.
Dont le décryptage prendrait, selon les acquis actuels 100 millions de siècles.
Mais
il ne faut pas oublier que la technologie progresse également à une
vitesse déconcertante. Nous avons déjà souligné supra que l’équipe
d’Anton Zeilinger a réussi en 1997 à téléporter les propriétés d’un
photon à plus d’un mètre de distance à l’Université d’Innsbruck en
Autriche et que d’autres progrès ont suivi ce prodige, notamment en
informatique.
A-31. 384/84 XXVII EMBRASSER LES VERSETS DE SON SAVOIR.
«
Puis quand ils seront arrivés, Dieu dira : ‘Avez-vous traité Mes
versets de mensonges sans les avoir cernés de vos connaissances ? Ou que
faisiez-vous donc ? »
Une
des plus grandes découvertes des temps modernes est très sérieusement
qu'il nous est impossible d'établir une science sans faille et absolue.
Chaque nouvelle théorie ou modèle est plus étendu et général que les
précédents. Chaque théorie soulève de nouvelles interrogations. Le Coran
critique donc les hommes de nier les versets sensés émaner d'une
science absolue car divine, sans les avoir cernés de leur science,
imparfaite.
Ce
verset constitue en effet un élément intellectuel et philosophique
puissant inspirant au lecteur une profonde humilité dans la lecture du
livre sacré.
A-32. 394/71-2 XXVIII NUIT OU JOUR POUR LONGTEMPS ET VITESSE DE ROTATION TERRESTRE.
«
Dis : Que diriez-vous si Dieu vous assignait la nuit en permanence
jusqu’au jour de la résurrection. N’entendez-vous donc pas ? Dis : Que
diriez-vous si Dieu vous assignait le jour en permanence jusqu’au jour
de la résurrection. N’observez-vous donc pas ? »
Sans
doute devait-il être moins difficile à l'époque d'imaginer ce portait
dramatique de la variation infernale de la durée des jours. Nous
trouvons dans certains mythes anciens des légendes sur la suspension du
soleil pour un temps, voir son retour en arrière.
Ce qui fait inévitablement sourire quiconque a certaines notions d'astronomie moderne.
Or,
aussi invraisemblable que cela paraisse être, la vitesse de rotation de
la Terre change. Si la Terre tournait plus lentement, elle pourrait
entrer en phase avec sa période de révolution autours du soleil ; dans
ce cas sur une de ses faces il ferait définitivement nuit et sur la face
opposée définitivement jour.
Nous
pouvons aussi imaginer que la Terre quitte le voisinage du soleil pour
provoquer une longue nuit ; ou bien qu'elle aille vers le centre de la
Voie Lactée se lier à une autre étoile, là où il ne fait jamais nuit à
certains endroits forts peuplés d’étoiles au cœur de la Galaxie.
Ou
alors il se pourrait que la lune s’interpose entre la Terre et le
soleil en se mettant en phase et cela provoquerait la nuit évoquée dans
le verset qui provoquerait la fin de la vie sur toute une zone de la
Planète. Ce genre de phénomène est possible selon les observations
faites dans l'espace. De telles conditions provoqueraient sans doute
assez rapidement la fin de la vie sur Terre évoquée dans notre verset.
En
fait le prophète a de même annoncé que les journées devaient s’allonger
vers la fin des temps, jusqu’à durer une année. Après quoi,
l’Antéchrist devait surgir et le soleil naître du Couchant –Muslim :
2934, Tirmizhî : 2336, Ibn Mâja : 4075, Abû Dawûd : 4315. Al-Nawâs Ben
Sam’an rapporte que le Messager aurait expliqué que les jours
s’allongeront jusqu’à durer un mois, un an.
On
lui demanda : « Ce jour qui équivaut à un an, répliquâmes-nous, la
prière d’un jour nous suffirait-elle ? Il répondit : ‘’Non, mais
estimez-la à sa valeur.’’. A quelle vitesse l’Antéchrist parcourra la
terre, demandâmes-nous ? Il répondit : ‘’il passera comme un nuage
poussé par un vent violent. Il ira trouver les gens, les appellera et
ils croiront en lui ».
Le
prophète expliquait donc que le soleil doit naître au couchant, quand
l’Antéchrist doit apparaître -voir chez : Muslim : 2759, Tirmizhî :
2281, ibn Mâja : 4068.
Le
ralentissement de la rotation de la Terre existe et est connu, mais il
est très lent et nous en ignorions le fonctionnement dans les détails.
Si l’inertie de la Terre était augmentée par, par exemple, la chute d’un
astéroïde : le soleil devrait naître au Couchant quand une rotation de
la Terre durerait plus qu’une révolution sidérale de la Terre autours du
soleil –comme pour Vénus. La Terre peut également subir une influence
gravitationnelle et avoir un mouvement chaotique avant de se stabiliser
dans l’autre sens.
Tous
les cent mille ans, la Terre atteint une distance ultime par rapport au
soleil, où il est possible qu’il subisse un inversement des pôles en
basculant sur son axe, or aucune donnée géologique ne témoigne d'un tel
phénomène. En bref, la longueur des jours varie, la longueur des années
varie, et selon les lunes, les mois aussi varient. Y aurait-il un lien
avec l’inversion des pôles magnétiques qui se sont opérées au moins 170
fois depuis 10.000.000 d’années ? La mécanique céleste que les anciens
croyaient figée n’a pas cessé de dévoiler des secrets depuis l’époque du
Messager.
En
2001, Jacques Laskar et Alexandre Correia -Université d’Aveiro,
Portugal- avaient expliqué comment Vénus est parvenue à avoir une
rotation en sens inverse des autres planètes. Ce serait les effets de
marrées solides et atmosphériques qui auraient ralenti la rotation de
Vénus qui se serait stabilisée et commencé à tourner dans l’autre sens,
ou bien elle aurait fait un tour sur son axe de sorte que la rotation
s’inverse de cette sorte.
Ceux-ci
ont également démontré comment il se fait que Mercure fasse très
précisément trois tours sur elle-même le temps de faire deux tours
autour du soleil. Les américains Peter Goldreich
et Stan Peale avaient déjà imaginé cette possibilité mais affirmaient
que cela n’avait que 7% de chance de se passer ainsi. Mais J. Laskar et
un de ses anciens élèves ont fait intervenir les autres astres du
système solaire et conclu que cela ne pouvait que se passer ainsi. Le
modèle de Kepler de l’évolution des planètes était statique.
Or,
les avancées scientifiques ont montré combien les planètes
s’influencent également les unes les autres dans une résonance parfois
violente. L’ellipse des planètes s’allonge ainsi et se rapetisse
périodiquement tous les 100.000 ans –voir El-Bukhârî : Livre du début de
la Création au sujet du mouvement du soleil vers l’apex.
Hadith
rapporté selon Abû Dhar ; « Le prophète m’a dit, une fois, tandis que
le soleil se couchait : ‘’Sais-tu où il va ?’’. Je dis : ‘’ Dieu et son
Messager sont plus savants.’’ Il expliqua alors : ‘’Il va se prosterner
sous le Trône Divin, demandant d’y être autorisé. Cela lui est autorisé,
jusqu’à ce qu’il sied se prosterner ; alors cela lui est refusé. Il
demande à nouveau autorisation et cela lui est refusé. On lui commande
de retourner d’où il vient, alors il se lève du côté de son Couchant.
C’est ainsi qu’il est écrit : « Le soleil court vers un point
prédéterminé cela est le décret du Savant Omnipotent ».
La
science rejoint pour le moins étrangement les enseignements du
prophète, alors que la rotation de la Terre et son ralentissement
étaient encore ignorés. L’à priori veut que comme ce n’est pas le soleil
qui tourne autour de la Terre, le soleil ne peut jamais naître au
couchant. Les profanes imaginant que le soleil doit rebrousser chemin
pour cela.
Or,
c’est la rotation de la Terre qui détermine le lever du soleil. Le
changement progressif du sens de rotation de la Terre peut provoquer la
naissance du soleil au Couchant. Que le prophète, si cela émane vraiment
de lui, évoque le ralentissement des jours jusqu’à durer une année
évoque d'une certaine façon cette approche théorique de façon cohérente.
Mais il ne s'agit que d'hypothèses, et ceci ne repose pas sur un texte
du Coran, mais sur un hadith, certes fort susceptible d'être vrai.
A-33. 396/88 XXVIII ENTROPIE.
« Tout doit périr sauf Sa Divine Face »
Les
sciences contemporaines ont démontré que tout système fermé
physiquement finit par perdre de son énergie et donc doit à terme
devenir instable. Les philosophes antérieurs conçoivent généralement la
création dans un cycle perpétuel. La description faite ici est donc
exacte et magnifique pour l'époque ; et est donc différente de
philosophies cycliques grecques, hindouiste et autres. Carnot, Nicolas
Léonard Sadi (1796-1832) a été le premier scientifique à élaborer le
principe de la thermodynamique. Le verset est beaucoup moins précis mais
merveilleusement formulé.
A-34. 403/55 XXIX CHÂTIMENT CÉLESTE.
« Le jour où le châtiment les enveloppera d’en haut et sous leurs pieds. On leur dira : ‘ goûtez à ce que vous faisiez’ »
De
plus en plus, les experts envisagent qu'un ou plusieurs astéroïdes
puissent tomber sur la planète et causer jusqu'à la fin de la vie sur
celle-ci. Une des peurs bleues en Égypte Antique dont les sorciers
menaçaient des égyptiens pour se faire entendre.
L'un
des astéroïdes par exemple devrait s'approcher de la Terre en 2019 et
il y aurait une probabilité de chuter sur Terre et d'y provoquer des
catastrophes véritablement cataclysmiques.
Sans
aucun doute, un tel cataclysme provoquerait de fait de nombreuses
catastrophes évoquées dans le Coran pour la fin du monde.
Dire cela peut donner au lecteur l'impression d'une thèse concordiste, mais le fait est vraiment là et franchement étonnant.
A-35. 405/8 XXX MÉDITER SUR LES CIEUX.
«
N’ont-ils pas médité en eux-mêmes ? Dieu n’a créé les cieux et la Terre
et ce qui est entre eux que vraiment et pour un terme fixé »
Le Coran encourage dans ce passage et dans plusieurs autres passages à méditer sur les cieux.
Cela
a été le moteur mystique et spirituel des investigations en astronomie
du Monde Islamique, qui, loin d'être considéré comme une science tabou
était même vivement encouragée par le livre saint. A ne pas confondre
évidemment l’astronomie avec l’astrologie. Nombres d'étoiles peuplant le
ciel ont des noms arabes, de même que des termes techniques de
l’astronomie – voir supra.
Nous
voyons à mesure de notre présente étude du Coran, comme le Coran évoque
à maintes occasions la fumée céleste, des portes célestes, dispersion
d’étoile en poussières, la Voie Lactée, l’expansion du ciel etc.
Ce
verset attire encore une fois l'attention, également, sur le fait que
l’univers existe vraiment mais pour un certain temps. Ce qui est
également un constat scientifique. En effet, la matière cosmique existe
vraiment et n’est pas virtuelle selon la physique quantique, mais les
lois qui la régissent feront qu’elle ne subsistera pas éternellement
malgré l’énergie gigantesque qui a été générée pour la créer. En outre,
le sens second du verset est que tout cela aurait été créé dans un but
et n’a donc rien d’insensé. Voir également explications infra. Nous
avons abordé supra l’approche informationnelle de la réalité du monde,
ainsi que le fait que l’Ordre de Dieu se matérialisant immédiatement
rejoint la physique ondulatoire. Et que la théorie quantique a débouché
à un certain zèle mystique, qui ne finit pas d'irriter les
rationalistes.
A-36. 407/25 XXX UNIVERS SUBSISTANT, PARTICULE VIRTUELLE ET SOLIPSISME.
« Et parmi Ses signes - il y a le fait que - le ciel et la Terre subsistent avec Son ordre »
Plusieurs
fois, le Coran décrit l'Univers comme existant « vraiment » mais pour
une certaine durée de temps. Un mystère qui hante tout un chacun est
ainsi exprimé. Les enquêtes faites dans les profondeurs de la matière
ont démontré que la matière cosmique existante doit se désagréger avec
le temps. Cette matière a été produite avec une telle énergie qu'elle
continue d'exister treize milliards d'années plus tard.
Cela,
alors que d’autres particules sont virtuelles et apparaissent
actuellement dans l'espace mais disparaissent quasi instantanément et ne
sont donc pas « réelles ». La matière est constituée de petites ondes
qui s’organisent pour se matérialiser et posséder les propriétés de la
matière : masse, volume et charge, pendant une certaine durée de temps,
dépendant notamment de la puissance qui les a générées. Une particule
virtuelle est un résultat instantané d’une fluctuation infime qui
disparaît aussitôt.
Pareillement,
les lois cosmiques de la physique maintiennent l’Univers de façon
stable. La physique théorique fait de la matière des ondes mathématiques
organisées de façon complexe. L’accès limité à la réalité donne une
illusion d’hallucination, comme il est ardu de démontrer que la matière
existe indépendamment de ce que nous en tirons comme informations.
Car,
s’il est évident que le monde existe et possède des lois très strictes
qui se vérifient à chaque moment indépendamment de nous, la rigueur
scientifique fait qu’il nous est difficile d’en faire une démonstration
scientifique. L’idée de réalité « créée » pourrait réunir selon certains
scientifiques modernes au penchant métaphysique les deux antithèses.
Voire explications supplémentaires infra A-60.
A-37. 411/10 XXXI ENERGIE DU VIDE - L'EAU PROVENANT DU CIEL.
« Il a créé les cieux sans pilier que vous verriez. Et du ciel Nous avons fait descendre une eau »
Les
scientifiques s'accordent sur le fait que les positions des étoiles
dans le ciel sans s'écraser les unes contre les autres est un événement
très difficile à expliquer. Ils ont inventé plusieurs concepts pour
répondre à ce paradoxe -qui encore une fois répétons-le, chipotait
l'esprit des anciens au moins depuis l'antiquité-, dont celui d'énergie
du vide qui tiendrait le ciel debout en l’étendant de façon accélérée.
Cette
réalité est à l’origine de la découverte de l’expansion accélérée et
donc de l’origine dans le temps de l’Univers. L'origine de l'eau serait à
chercher dans les comètes et les astéroïdes comme le même passage
pourrait nous laisser penser l’évoquer. Il est plus raisonnable de
penser que ce passage fait simplement référence à la pluie, et pas à
l'origine première de l'arrivée de l'eau. Quoi que plusieurs traditions
penchent à situer l'origine des eaux de pluie dans l'espace, ignorant le
phénomène du cycle des eaux.
Même
si l'eau a été amenée dans la Terre et en a été retirée plus tard sous
forme d'hydrogène et d'oxygène lorsque la Terre entrait dans sa phase
finale, et que pour comprendre les sens visés par ce passage coranique
il faut tenir compte de cette dimension là des croyances de l'époque
dans la région.
Les
traces d’eau retrouvées dans les zircons (cristaux de silicates de
zirconium (ZrSiO4)) ont démontré que l’eau existant sur Terre remonte
non seulement aux origines de la planète, mais qu’elle aurait les mêmes
caractéristiques isotopiques que les traces d’eau existante dans
l’espace proche de la Terre. Dix pour cent de l’eau terrestre
proviendrait selon les données isotopiques des comètes ; le reste
proviendrait des astéroïdes.
A-38. 414/34 XXXI PARTIE IMPRÉVISIBLE DU DESTIN DU COSMOS.
«
La connaissance de l’Heure est auprès de Dieu ; et C’est Lui qui fait
tomber les pluies salvatrices ; et Il sait ce qui est dans les matrices »
Comme
la météorologie et la mort naturelle, la fin du Cosmos tiennent de
fonctions non linéaires dont nous ne pouvons pas maîtriser le moment de
déclenchement initial ou la fin. Les caractéristiques complexes des
événements cités dans ce passage du Coran sont actuellement étudiées par
les théoriciens du chaos. S’il est possible d’avoir une prévisibilité
relative de ces événements avant leur réalisation, cette science n’est
qu’imparfaite et peut changer. Ici non plus rien de surnaturel, chacun
sait par intuition que ces choses sont impossibles à savoir en avance
sauf par spéculations.
A-39. 428/3 XXXIX FIN DU MONDE ET CONTENU DU COSMOS LIÉS.
«
Ceux qui ne croient pas disent : ‘ L’heure ne viendra pas »’. Dis : ‘
Par Mon Seigneur, elle vous viendra très certainement. (Il est) Le
connaisseur de l’Inconnu. Rien ne Lui échappe, fût-il du poids d’un rien
dans le ciel comme dans la Terre. Et il n’existe rien de plus petit ni
de plus grand qui ne soit dans un Livre Explicite »
Un
lien très clair est établi entre la densité de l'univers et sa fin.
Selon que l'Univers contient plus ou moins de matière par rapport à sa
taille, il devra arriver à son terme plus ou moins vite. Cela du fait
que l'énergie de l'expansion aura d'autant plus de mal à contrer la
gravitation universelle que l'univers contient plus de matière en son
sein.
Les
propriétés des particules créées dès la première seconde aussi seront
de fait déterminantes dans cette fin de l’Univers, et la récente
découverte de l’accélération de l’expansion de l’Univers montre que la
fin va en s’accélérant. La force qui pousse l’univers à s’étendre est
telle que la vitesse d’expansion est accélérée. Même si elle n’est plus
aussi rapide qu’avant l’apparition de la gravitation et de la masse des
objets qui s’y sont formés. Les galaxies et autres structures doivent
contrer cette super force pour continuer à exister.
Les
cieux subiront finalement une déchirure gravitationnelle qui rappelle
ce passage du Coran : Cor. p.532/33-8 LV, les étoiles et leurs lumières
traversant l’espace-temps à la vitesse de la lumière s’effaceront
-propre terme utilisé dans ce verset : Cor. p.580/8-10 LXXVII et
finalement le ciel sera écorché de toute matière : Cor. p.586/1-11
LXXXI.
Ces
passages du Coran qui ressemblent en apparence à ces descriptions
modernes évidemment impossible à deviner à l'époque, demeurent
étonnants. Pour se faire une idée de ce qu'un contemporain du Messager
devait comprendre de ces versets il suffit de lire des exégètes comme
Tabari.
A-40. 415/4-5 XXXII CRÉATION DE L'UNIVERS EN DES JOURS TRÈS LONGS.
«
Dieu Qui a créé en six jours les cieux et la Terre, et ce qui est entre
eux. Ensuite Il S’est installé sur le Trône. (.) Du ciel Il administre
l’affaire, laquelle monte ensuite vers Lui en un jour équivalent à mille
ans de votre calcul »
Ce
passage n'a pas son égal dans la Bible et dans les cosmogonies
antiques. Car il cite explicitement la création des cieux et de la Terre
en six jours et cite la durée variable des journées célestes juste
après en juxtaposant bien ces deux concepts comme nous ne le trouvons
nulle part ailleurs à travers d'autres cosmogonies. Avant la création de
la Terre, et de la vie sur elle les jours étaient des jours divins :
Cor. p.338/47 XXII, sauf peut-être les deux derniers jours où la vie fut
créée sur Terre : Cor. p.477-8/9-12 XLI ?
Selon
un hadith rapporté par Abû Hurayrah (Muslim, Nesaî) « Adam », premier
ancêtre commun aux humains, aurait été créé et chassé du Paradis le
sixième jour, or les jours du Paradis sont plus longs que les jours
terrestres selon le Messager, dans ce cas les jours de la création ne
sont pas terrestres du tout ?
Mais
il est peu probable que le Prophète ait élaboré une déduction aussi
fine en contant ces histoires sur Adam et la création. Il est
intéressant d'essayer de concevoir ce que le Messager devait se
représenter quand il dictait ces versets sous une inspiration mystique. A
notre époque, la conception de la durée des jours est encore
différente, quand nous savons que la durée d’un jour sur les autres
planètes varie ; Vénus fait ainsi sa révolution autours du Soleil en 225
jours et elle a une rotation axiale qui dure 243 jours.
Cela
fait même que sur Vénus le soleil se lève en occident. L’idée de la
création de l’Univers en des Jours Divins ne doit pas être conçue, à
l'époque du Messager, autrement que par des périodes successives, qui
sont bien sûr, chez nous-autres les sept jours de la semaine en jours
bien terriens en comparaison aux Jours Divins. Dans ce passage, le Coran
lie donc d’une façon géniale la création en six jours au concept de
jours de durée variables. Cela peut à priori sembler étonnant, mais le
concept théologique permet naturellement la conception d'un temps d'une
autre échelle pour le Divin, dont nous avons ici expliqué les contours.
A-41. 427/63 XXXIII L'HEURE POUVANT ÊTRE TRÈS PROCHE.
«
Les gens t’interrogent au sujet de l’Heure. Dis : ‘’Sa connaissance est
exclusive à Dieu ! ‘’. Qu’en sais-tu ? Il se peut que l’Heure soit très
proche »
La
fin des temps peut être provoquée par la chute d'un astéroïde, par un
séisme très important ou par le réveil d'un volcan. Nous sommes de plus
en plus convaincus que notre devenir tient à un rien ; et nous, nous
rendons de plus en plus compte de notre faiblesse à mesure que nos
sciences évoluent. Une des hantises du Prophète à travers le Coran,
était la fin des peuplades, quelle fin attendait donc sa communauté ?
A-42. 428/2-3 XXXIV ECHANGES ENTRE LE CIEL ET LA TERRE D’OBJETS COSMIQUES - FIN DES TEMPS ET POIDS DES ATOMES.
«
Il sait ce qui pénètre en terre et ce qui en sort, ce qui descend du
ciel et ce qui y remonte. Ceux qui ne croient pas disent : ‘ L’heure ne
nous viendra pas’. Dis : "Par Mon Seigneur, très certainement elle vous
viendra. C’est (Lui) le Connaisseur de l’Inconnu, rien ne lui échappe
fût-il du poids d’un rien dans les cieux comme sur Terre. Et rien
n’existe de plus petit ni de plus grand qui ne soit écrit dans un livre
explicite"»
Ce
passage évoque les échanges matériels entre la Terre et le ciel. La
Terre est continuellement bombardée de météorites et par la radiation
cosmique qui arrive à traverser le vent solaire et le champ magnétique
de la planète.
Quant au lien entre le contenu de l'Univers et sa fin nous en avons plus largement traité ailleurs à plusieurs endroits.
Des
fragments d’une planète sont même parfois éjectés dans l’espace par la
chute d’un astéroïde, des roches martiennes ont ainsi atterri sur
Terre.
Le
passage parle selon les exégètes musulmans de la pluie, des météorites
et des anges qui montent. Certains y ajoutent déjà au second siècle
l'élévation des eaux vers le ciel.
Il paraît être incroyable que le Coran évoque ce qui entre dans la terre et ce qui en sort dans ce même contexte.
Des
astrophysiciens se sont installés à de très grandes profondeurs
souterraines pour étudier des particules appelées neutrinos qui viennent
de l’espace et traversent le sol à toute vitesse, dont la masse devait
précisément les aider à entrevoir le devenir de l’Univers évoqué dans ce
même passage du Coran, on ne sait pourquoi.
Ses
particules ont révélé avoir une masse et une charge, presque nulle mais
pouvant influencer la topologie de l’espace-temps et donc son devenir.
Les
neutrinos sont si insignifiants qu’ils traversent la planète de part en
part et ressortent comme les objets cités dans ce verset.
D’autres
physiciens essayent de rechercher en dehors de l’espace terrestre des
particules assez rares –bosons, monopôles etc. – qui ont moins de
probabilité de s’approcher de la Terre.
Les
propriétés des parties infimes de la matière détermineront quand et
comment aura lieu la fin des temps, un thème étrangement soulevé dans
notre verset, sans qu'aucun exégète n'ait expliqué sur la raison de la
juxtaposition de ces idées ensembles.
A-43. 429/9-10 XXXIV CHUTE DE MORCEAUX DU CIEL SUR TERRE.
«
Ne voient-ils donc pas ce qu’il y a comme ciel et comme terre devant et
derrière eux ? Si Nous le voulions, Nous ferions que la Terre les
engloutisse, ou que des morceaux du ciel tombent sur eux »
Les météorites et les météores sont bien des fragments du ciel dont ils sont issus.
Le Coran décrit les astéroïdes comme une partie du ciel, ce qui est un concept nouveau en astronomie.
A en croire le Coran, les arabes pensaient que les météorites étaient des nuages durcis.
Ou s'agit-il de certaines mauvaises langues ? Physiquement parlant, le vide quantique même a une réalité physique.
Ailleurs
le Coran parle d’un ciel sans fissure ; Cor. L : 6 : « N’ont-ils pas
observé le ciel au-dessus d’eux, comme Nous l’avons bâti et embelli ; et
comme il est sans fissure ».
De
même que nôtre corps qui est composé d’atomes séparés de grandes
distances à leur échelle, l’Univers est composé des étoiles qui font de
l’Univers dans son ensemble comme un énorme objet fait d’étoiles,
d’astéroïdes, de planètes etc.
En fait, le ciel étoilé visible depuis Médine devait être impressionnant, ne laissant peut-être pas une fissure sans étoile ?
A-44. 436/13 XXXV PÉNOMBRE - FIN DES ASTRES.
«
Il fait que la nuit pénètre dans le jour, et que le jour pénètre dans
la nuit. Et Il a soumis le soleil et la lune. Chacun d’eux s’achemine
vers un terme fixé »
La
pénombre est un mélange de lumière et d'ombre. C'est-à-dire que ce
n'est ni l'ombre ni la lumière mais une troisième réalité qui est
soulignée ici. Il est intéressant de l'étudier pour émettre des théories
sur les lois de l'optique.
La
pénombre prouve que la Terre est ronde. Si elle était plate, toute la
Planète serait éclairée d’un bout à l’autre dès l’aube.
Nous
avons souligné ailleurs que le Coran semble bien décrire une Terre
sphérique. Mais le rapport avec la pénombre n'a peut-être pas de rapport
dans l'esprit du prophète Muhammad quand il récite ce passage avec
cela.
Et
quant à la fin des astres, il est désormais reconnu que tous ont une
fin obligée dans le temps suivant la loi de l'entropie. Une philosophie
coranique pas propre aux astres.
A-45. 439/41 XXXV L’ESPACE NE SE DISSIPANT PAS.
«
Dieu retient le ciel et la terre pour qu’ils ne s’éloignent pas. Et si
ils s’éloignaient qui d’autre que Lui les retiendrait ? »
Le
Coran décrit très clairement l’expansion continue de l’Univers : Cor.
LI : 47. Peut-être à partir de la région terrestre ?
Astrophysiquement, l'Univers est probablement « plat ». C'est-à-dire en bref qu'il a probablement une vitesse d'expansion si bien réglée qu'il ne se vide pas subitement de sa matière. Si son expansion était trop rapide, les objets ne pourraient jamais s'y organiser et il disparaîtrait aussitôt qu’il est apparu, comme le décrit ce passage du Coran. Cela a été déterminé dès la première seconde du big bang. Ailleurs, le Coran évoque également l’empêchement de la chute du ciel contre la Terre, considérant l’Univers depuis la Terre : Cor. XXII : 65. Nous avons déjà fait ailleurs l'analyse critique et rationnelle de ces approches, nous n'y revenons pas ici.
Astrophysiquement, l'Univers est probablement « plat ». C'est-à-dire en bref qu'il a probablement une vitesse d'expansion si bien réglée qu'il ne se vide pas subitement de sa matière. Si son expansion était trop rapide, les objets ne pourraient jamais s'y organiser et il disparaîtrait aussitôt qu’il est apparu, comme le décrit ce passage du Coran. Cela a été déterminé dès la première seconde du big bang. Ailleurs, le Coran évoque également l’empêchement de la chute du ciel contre la Terre, considérant l’Univers depuis la Terre : Cor. XXII : 65. Nous avons déjà fait ailleurs l'analyse critique et rationnelle de ces approches, nous n'y revenons pas ici.
A-46. 442/38-40 XXXVI MOUVEMENT RAPIDE DU SOLEIL ET POSITIONS DE LA LUNE : TRAJECTOIRES SÉPARÉES.
«
Le soleil court vers un point qui lui a été assigné. La lune s’amincit
dans ses stations jusqu’à devenir une palme vieillie. Le soleil ne
viendra pas toucher la lune et la nuit ne vaincra pas le jour. Chacun
vogue selon un mouvement courbé »
Le
mouvement apparent du soleil est relativement lent. Mais un nomade se
déplaçant vite aura sans doute l'impression que le soleil le poursuit
littéralement.
En
fait, selon les calculs des experts, le soleil fonce dans l'espace
comme une cartouche ; il fonce en direction de l’apex situé dans la
constellation de Véga avec l’ensemble de la Voie Lactée, avec une telle
vitesse qu’il parcourt près de 18.000.000 de kilomètres par jour, en
déplacement réel.
Il
est donc bien techniquement parlant exact qu'il court dans le ciel,
contrairement à son (!) apparente lenteur vue depuis la Terre -
illusion. Vu depuis la Terre, le soleil semble être infiniment moins
loin qu’il ne l’est dans la réalité -certaines croyances anciennes
supposaient qu’elle entrait dans la terre le soir- et ne semble pas
courir mais paraît bien lent ; il parcourt 180° en 12h00, soit 0,25
degrés par minute ou 15° en une heure.
Ce
qui ne surprend pas à priori du moi pour une personne qui ne bouge
pas, une personne qui se déplace sur de grandes distances rapidement
aura l'impression d'être suivie par l'astre brûlant.
Cela
rappelle comme la Terre aussi bouge en suivant le soleil qui fonce en
réalité. Le même passage évoque ensuite les positions ou phases de la
lune. Cela est intéressant, car, en fait, le mouvement du soleil se fait
vers un point de l'espace ; vers l'apex, situé dans la constellation de
Véga, et il a un mouvement propre.
Alors
que la lune est liée au soleil gravitationnellement et a donc une
position relative. Le mot manâzil contient bien ce concept de
relativité, puisqu'il signifie poste, station etc.
Mais
ce détail n'a de sens que littéral, il est impossible pour un homme du
Moyen-Âge d'envisager que la Terre poursuive le soleil en mouvement dans
l'espace. La fin du passage est un rejet des anciennes superstitions
voulant que la lune avalerait le soleil lors d'une éclipse laissant la
Terre dans les ténèbres éternelles, nous y lisons que le soleil ne
viendra pas toucher la lune et que la nuit ne devancera pas le jour.
La
lune fait le tour de la Terre en 29 jours, tandis que la période de
révolution apparente du soleil autours de la terre fait 366 jours. Le
mouvement apparent de la lune est donc toujours plus important que celui
du soleil, et c’est donc toujours la lune qui semble s’approcher du
soleil et jamais le contraire comme le précise ce verset, parfait : « Le
soleil ne viendra pas toucher la lune ni la nuit ne vaincra le jour.
Chacun vogue selon un mouvement courbé ».
En
outre, il y a un aspect du sens littéral du verset qui est également
intéressant mais qui était impossible à savoir à l'époque de la
composition du Coran, le soleil ne se dilate pas pour venir toucher la
lune et que la taille apparente du soleil et de la lune fait que ces
deux astres ont une taille apparente presque égale vu depuis la Terre.
Par
conséquence, concernant le fait que la nuit ne dépassera jamais le
jour, il faut remarquer que le soleil est infiniment plus grand que la
lune et les croyances moyenâgeuses voulant que la lune mange le soleil
nous plongeant dans une nuit éternelle est absurde. La démystification
de cette peur des éclipses vieilles comme le monde est donc très
intéressant dans ce verset.
A-47. 446/6 XXXVII ETOILES VISIBLES DEPUIS LA TERRE, PAS COLLÉES À UN FIRMAMENT MAIS PLUS PRÈS DE LA TERRE.
« Nous avons décoré le ciel terrien d’un décor : les étoiles »
Ce
passage aussi est original apparemment propre au Coran, puisqu'il dit
que des étoiles décorent le premier ciel appelé « ciel terrien ». Alors
que les anciens croyaient que les étoiles étaient le fin fond de
l'Univers réel. Le ciel visible est donc seulement un fragment du ciel
Universel dans la cosmogonie coranique. Selon la tradition, il
existerait sept cieux superposés, dont le premier est appelé samâ
ad-dunyâ. Nous voyons cela chez tous les muhaddithîn dont El-Bukhârî et
Abû Dawûd. C’est bien ce premier ciel qui est décrit comme contenant les
étoiles de la voie lactée. Ce qui ressort de la cosmogonie grecque
antique qui situait les étoiles au fin fond de l’Univers et les quelques
planètes dans des couches théoriques inférieures.
A-48. 453/10-1 XXXVIII ARMÉE CÉLESTE EMPÊCHANT NOTRE APPROPRIATION DES BIENS CÉLESTES.
«
Ou bien ont-ils en leur possession les biens des cieux et de la Terre
et ce qui se trouve entre eux. Eh bien, qu’ils y montent par les voies.
Une armée de coalisés, ici-même, sera mise en déroute »
Les
difficultés inhérentes aux voyages aérospatiales ajoutent du mystère à
ce passage du Coran. Il semblerait que ce passage évoque les biens des
paradis. Ce qui n'empêche que pour voyager dans l’espace, il nous
faudrait vraiment surmonter maintes difficultés. Sans doute un homme du
Moyen-âge devait-il concevoir cette impossibilité avec beaucoup plus de
simplicité.
Pratiquement, il nous faudrait posséder une source d’énergie très importante pour atteindre un autre système stellaire.
Et
ce ne sont pas certainement pas les dimensions surréalistes de
l’Univers qui vont favoriser l’humanité pour l’obtention d’une source
d’énergie suffisante pour traverser l’espace intergalactique.
En
effet, pour atteindre l’étoile la plus proche du soleil, Proxima du
Centaure, il faut un minimum de deux ans de voyage à la vitesse limite
de 300.000 kilomètres par seconde. Vitesse limite de la lumière qu’il
nous est physiquement impossible de violer. En effet, comment assurer la
cohésion atomique à cette vitesse ?
La
théorie relativiste exclut qu’une particule puisse franchir cette
barrière de façon catégorique. L’univers connu qui s’étend constamment a
des confins qui s’arrêtent à 13.000.000.000 d’années lumières
actuellement.
A
ces difficultés s’ajoute encore le problème de subsides alimentaires et
médicaux. En effet, que mangeraient les individus du vaisseau spatial
pouvant se déplacer à la vitesse de la lumière jusqu’au prochain lieu de
ravitaillement ?
En
imaginant que nous parvenions à fabriquer un écosystème dans le
vaisseau capable d’alimenter les voyageurs, il faudrait pouvoir
augmenter la production pour subvenir aux besoins de leur descendance,
puisque le voyage durerait des générations entières, sans oublier qu’il
faudrait une école pour former les prochains scientifiques parmi les
membres de l’équipage.
A
cette difficulté se rajoutera la difficulté à fabriquer un vaisseau qui
ne sera pas en panne et qui résistera aux agressions cosmiques, comme
le bombardement des radiations cosmiques impitoyables et d’une violence
inouïe.
Et
nous n’avons soulevé qu’une infime partie des problèmes d’un voyage
humain intergalactique. Car à une échelle de temps plus vaste, les hôtes
du vaisseau se croisant entre eux subiront avec le temps des
aberrations génétiques et deviendront biologiquement handicapés. Bref,
encore une fois le réalisme du Coran lance ce défi, et il est d’une
pertinence indiscutable encore à ce jour.
Selon
le Coran, l'Univers est protégé par une armée céleste. Il faut
probablement comprendre des anges, mais pas seulement. Nous y
reviendrons plus loin, car le Coran mentionne l'existence d'êtres
vivants animaux et humains sur d'autres terres dans les cieux. Si nous
essayions de nous l'approprier, nous serions attaqués par ces armées sur
la Terre-même. I
ll
est en réalité fort probable que des formes de vie évoluées en avance
sur nous existent quelque part dans l'immensité de l'univers. A
plusieurs endroits, le Coran évoque clairement l'existence d'organismes
vivants dans l'espace, rejoignant des croyances antérieures hindouistes
et autres.
Mais
les coalisés mis en déroute sur Terre le seront peut-être par des
guerres humaines empêchant le progrès pour coloniser l’espace ? Cette
lecture aussi a été choisie par certains exégètes musulmans.
Il
faut noter que le Coran parle de richesses extraterrestres, et envisage
d’aller s’approvisionner dans l’espace, soulignant qu’il est
envisageable de vouloir y accéder par des trajets et dit certes que nous
n’en sommes pas les possesseurs. Or, il faut penser qu'il est fait
allusion au Paradis.
Des
versets affirment que Dieu a soumis pour nous ce qui est dans ce ciel
et que la Terre n’est qu’un berceau : Cor. 10: XLIII Ce verset étudié
ici nous interdit de prétendre aux biens de tous l’Univers. L’Univers
est si immense que si nous empruntions les voies cosmiques, notre espèce
serait décimée avant que nous n’atteignions le bord de l’Univers. A
deux endroits, dont ce présent verset, le Coran parle d’une armée
céleste qui empêchera fuir de l’espace-temps.
L’autre
verset est même Apocalyptique : Cor. 33-8 : LV. Même si le Coran parle
très clairement d'organismes vivants animaux ou humains dans l'espace,
il faut sans doute comprendre qu'il devrait s'agir d'anges. Un concept
différent étant sans aucun doute très éloigné de ce qu'une personne de
l'époque peut envisager objectivement. Les allusions aux organismes
vivants ailleurs que sur Terre sont très clairs, mais sans absolument
aucune profondeur philosophique.
A-49. 458/5 XXXIX TERRE SPHÉRIQUE – GÉODÉSIQUE.
« Il enroule la nuit sur le jour, et Il enroule le jour sur la nuit »
Ce
passage est le plus explicite dans le Coran en ce qui concerne la
sphéricité de la Planète. Nous avons déjà mentionné ailleurs que selon
le Coran, la Terre est composée d'une demi-sphère multipliée par deux,
avec deux levants et deux couchants. Ici, nous lisons textuellement
Yukawwiru ce qui signifie que l'objet autour duquel s'enroulent la nuit
et le jour est une boule : kuwrah.
Le
grossissement du soleil tel un ballon, pour se rapprocher de la planète
Terre est dite ; Cor : p.586/1-11 LXXXI : « izâ’l chamsu kuwwirat ».
Selon
Ibn Taymiyyah, la croyance bédouine à l'époque était que la Terre était
une demi-sphère, et effectivement, vu depuis le sol désertique, un
observateur ingénieux peut concevoir une telle géométrie de façon
intuitive.
On
peut observer que la bosse d'un chameau qui s'éloigne disparaît en
s'enfonçant au sol. Rappelons-nous les problèmes qu’a causés un tel
concept en Occident à cause de son sens irrationnel –Et pourtant elle
tournait.
Le
Coran n’interdit donc bien, non seulement pas cette approche, mais elle
la démontre même comme étant exacte. Pas choquant, puisque dès
l’Antiquité la sphéricité de la Terre était déjà défendue.
On
nous rapporte d’Ibn Abbas –fils d’un l’oncle du prophète- que la Terre
est sphérique et Ibn El-Hazm disait que la Terre est sphérique et que
celui qui dit qu’elle est plate est débile.
Cor.
P.446/4-7 XXXVII : «Votre Seigneur est en vérité Unique ; Seigneur
des cieux et de la Terre et de ce qui est entre eux, et Seigneur des
Levants ».
Cor.
P. 364/46,53 XXV : « N’as-tu pas vu comment Ton Seigneur étend l’ombre ?
S’Il avait voulu, certes Il l’aurait faite immobile. Puis Nous lui
fîmes du soleil l’indice ; puis Nous la saisissons -pour la ramener-
vers Nous avec facilité ».
L'ombre
de la Terre se projette effectivement en cône vers le ciel –vers Dieu.
Nous étudierons les versets concernés à mesure que nous y arriverons
dans notre lecture du Saint Coran. Le sens littéral du verset permet une
telle conclusion certes étonnante.
Mais il est très peu probable qu'un homme de l'époque de culture moyenne puisse envisager une telle image.
Nous
avons cité ailleurs qu’Al Biruni (H. 351-428) évoquait même déjà la
rotation de la Terre bien avant N. Copernic (H. 851-921). S’il n’eût pas
de succès il ne fut pas mis au bûcher.
L'idée
de la sphéricité de la planète ne posa en islam aucun problème
philosophique, excepté chez certains fanatiques, sans conséquence
comparable aux difficultés rencontrés chez nous en Europe.
A-50. 459/6 XXXIX PROVENANCE CÉLESTE DE LA MATIÈRE ORGANIQUE ET DES ÉLÉMENTS ATOMIQUES, PANSPERMIE.
« Et Il a envoyé pour vous huit couples de bestiaux »
L'origine
substantielle des animaux est céleste en effet. Mais pas dans le sens
mystique. Puisque la matière première dont les êtres vivants sont faits
proviendrait des nuages de poussières interstellaires.
Il
se peut que l’origine de la vie soit apparue sous une forme de vie
cellulaire ou moléculaire ayant atterri sur Terre il y a plus de
3.000.000.000 d’années de cela. Les animaux ont été envoyés
substantiellement sur Terre depuis l’espace (molécules voire organites)
et ensuite biologiquement depuis les océans par un processus d’évolution
virtuelle ; -comparer avec : Cor. XXI : 30.
A-51. 465/67 XXXIX TERRE ET CIEL PLOYÉS COMME DES ROULEAUX D'ÉCRITURES.
«
Ils n’ont pas estimé Dieu comme Il devrait l’être alors qu’au Jour de
la Résurrection, Il fera de la Terre entière une poignée, et les cieux
seront pliés dans Sa Main Droite »
Difficile
de se représenter l'image que devait se faire un homme de l'époque à la
lecture de ce passage du Coran. Astronomiquement parlant, il faut
croire que le super amas de galaxies où se situe la Terre pourrait
s'effondrer pour former un super trou noir local comparable à la forme
initiale de l'Univers.
Comme
il faudra, aussi, que l’Univers présent devienne plus tard un vide
immense écorché de toute matière -encore une description surprenante,
comparer avec : Cor. 1-11 LXXXI ; les particules de matière s’étant
transformées en trous noirs à travers tout l’Univers. Ce passage parle
des cieux au pluriel, lesquels seront roulés tel des rouleaux de longs
papyrus selon un autre passage déjà étudié : Cor. p.331/104 XXI. Le
Coran évoque très explicitement un Univers qui va vers un déchirement,
une division et une disparition matérielle. Nous lisons bien « Les cieux
seront pliés dans Sa Main Droite », il s’agit bien d’un pluriel.
A-52. 474/64 XL L'HOMME COMME CRÉÉ DANS LE COSMOS.
«
C’est Dieu qui a assigné pour vous la Terre comme station et le ciel
comme habitât. Et Il vous a donné forme - quelle belle forme Il vous a
donnée »
Le
Coran situe la Terre et le ciel terrestre dans un Cosmos immense comme
étant un habitat paisible. En fait, à l’échelle cosmique, la Terre est
curieusement un lieu d’habitat bien tranquille. Des événements d’une
violence extrême – supernovas, chocs entre étoiles, chutes d’astéroïdes
ou de comètes sur d’autres objets, violence des rayonnements cosmiques
etc. -, sont actifs à travers l’espace dont nous sommes protégés ici. Et
il doit exister d’autres planètes habitables, peut-être habitées ?
A-53. 477-8/9-12 XLI CIEL DE FUMÉE ET NÉBULEUSES - ORDRE DE LA CRÉATION DANS LE CORAN.
«
Dis : ‘ Renierez-vous Celui Qui a créé la terre en deux périodes, et
Lui donnerez-vous des égaux ? Tel est le Seigneur de l’Univers. C’est
Lui qui a fermement fixé les montagnes au-dessus d’elle, l’a bénie, et
lui assigna ses ressources alimentaires en quatre périodes, pour ceux
qui t’interrogent. Il S’est de même établi au ciel qui était en fumée et
lui dit, ainsi qu’à la Terre : ‘Venez tous deux, bon gré, mal gré’.
Tous deux dirent : ‘Nous venons tout obéissants’. Il décréta d’en faire
sept cieux en deux périodes et révéla à chaque ciel sa fonction. Et Nous
avons décoré le ciel terrien (le premier ciel, la Voie lactée) de
lampes (les étoiles) et l’avons protégé »
Certaines
personnes comparent volontiers la cosmogonie Coranique à la cosmogonie
Biblique, alors que la Cosmogonie dans le premier est fort différente.
La Bible ne cite pas de ciel en fumée ni les autre cosmogonies
antérieures au Coran. Il faut croire que cette originalité est permise
par la vision dans le ciel d'Andromède. Et si les étoiles étaient nées
depuis un genre de fumée ? Tabari compare le mot dukhân avec de la
vapeur, et décrit l'évaporation des eaux pour la formation des étoiles.
Il
est actuellement accepté que la matière organique ou peut-être même les
premières cellules vivantes se sont formées dans un nuage de poussière
qui entourait la Terre vers 4 à 5 milliards d'années dans le passé.
Lorsque
la vie apparût sur Terre, une infinité d’étoiles de la première
génération ayant explosé formaient des nébuleuses à travers tout
l’Univers, qui était né alors seulement 8 à 9 milliards d’années plus
tôt.
Le
soleil existait alors déjà depuis un certain temps –quelques centaines
de millions d’années. Historiquement, l’idée de la formation du système
solaire depuis une nébuleuse a été conçue pour la première fois par René
Descartes dans son Principia philosophiae en 1600 que le système
solaire serait né depuis une matière primordiale animée par des
tourbillons qui donneront le soleil et les planètes.
Emmanuel
Kant décrit dans Philosophie naturelle, en 1755, un nuage de gaz
s’effondrant par gravitation pour former le système solaire avec le
soleil et les planètes. Or, le Coran évoque un genre de fumée dont le
ciel et la Terre sont issus dans ce passage.
La
tournure stylistique de ce passage suggère que le stade de fumée a
précédé la formation de la Terre, puisque la création a été achevée en
six jours divins et que le Coran cite six jours – quatre jours pour la
formation complète de la Terre et revient pour
dire « de même » et parler des deux derniers jours de la transformation du ciel
et de la Terre depuis un genre de fumée.
Cela pour préciser que c’est également Dieu qui a créé les cieux en parallèle.
Mais
il est encore une fois assez délicat de déterminer si un raisonnement
aussi sophistiqué est spécifique au Coran, ou si les anciens tenaient
cela comme un fait avant ce verset.
L’observation
des étoiles a concrètement dévoilé deux générations d’étoiles. La
première génération d’étoiles est entourée d’éléments légers remontant à
l’apparition de l’Univers. La seconde génération dont le soleil fait
partie et la quasi-totalité des étoiles encore existantes sont composées
d’éléments lourds, produits de l’explosion des étoiles de la première
génération. D'ailleurs une partie assez importante de la Voie Lactée
contient toujours des traces de cette poussière intersidérale à travers
toute la Galaxie, il en est de même pour l’Univers observable dans son
ensemble.

Photos
de nébuleuses, le système solaire est né dans une fumée de gaz et de
poussières similaire, dont des traces subsistent encore dans tout
l’Univers : (Cor. XLI : 11). A comparer avec de la fumée contenant des
étincelles (étoiles).
Photos
de nébuleuses, le système solaire est né dans une fumée de gaz et de
poussières similaire, dont des traces subsistent encore dans tout
l’Univers : Cor. XLI : 11.
A comparer avec de la fumée contenant des étincelles (étoiles).
Faisons
à présent une explication détaillée des découvertes modernes. Les
étoiles de la première génération ont donc explosé (premier cycle)
formant les nébuleuses de poussières et de matières organiques
intergalactiques qui remplit depuis lors l’Univers dans son ensemble
(comparable au ciel en fumée coranique dont Dieu aurait formé les sept
cieux ensuite).
Le
soleil et la première étoile sont les deux premières périodes de la
formation de la Terre en substance et en forme. Selon le Coran, la Terre
se forma ensuite en quatre périodes supplémentaires : formation du
relief et création de la vie.
Il
faut beaucoup de bonne volonté et de manque de sérieux pour voir dans
ces quatre jours les ères géologiques au VIe Siècle. Notre avis est
qu'il est plus que probable que par le mot yawm il faut comprendre des
jours divins de création, mais les versets distribuent ces périodes très
différemment ; deux pour le relief, et deux pour la distribution des
vivants. Par ailleurs, il ne faut pas chercher plus de profondeur dans
ce passage.
Le
Coran ne semble pas accorder d'importance à l'ordre exact de la
création. Il cite le plus souvent les cieux avant la Terre, mais parfois
il parle d'abord de la Terre. Au verset Cor. XXI : 30, il décrit même
le ciel et la Terre comme un tout uni.
Au
début de ce passage le Coran explique le cas spécifique de la Terre, à
la fin du passage il explique ce qu’il en fut de tout le restant du
ciel. Et revient sur le fait que les autres étoiles décorent le ciel
terrien : « Et Nous avons décoré le ciel terrien de lampes (les étoiles)
et l’avons protégé ». Soulignons néanmoins que le Coran ne dit pas que
le ciel en fumée ne contenait rien d’autre que la Terre.
Il
est à remarquer que la fumée se compose de gaz et de poussières, ainsi
que des cendres incandescentes, ayant peut-être permis une telle
comparaison à partir d'observation du ciel. Nous avons cité un
commentaire de Tabari, qui voyait dans cette fumée plutôt un genre de
vapeur s'élevant depuis la Terre.
Le
passage décrit la formation de l’univers actuel. Le ciel est décrit
comme déjà formé plus tôt ; ce qu’un autre passage du Coran confirme
apparemment. Nous y lisons ; Cor. p.584/2733 : LXXIX : « Êtes-vous plus
ardu à créer ou bien le ciel ; qu’Il a pourtant construit ? Il a élevé
son faîte et l’a rendu homogène. Il a assombri sa nuit et a fait surgir
son aube. Quant à la terre, après tout cela Il l’a étalée. Il a fait
sortir d’elle son eau et son pâturage ».
La
formation de la Terre a matériellement commencé dès le premier instant
-comparer avec : Cor. XXI : 30 : « Le ciel et la Terre formaient un seul
tout et Nous les avons tout de suite séparés ».
A-54. 478/12 XLI LE CIEL AYANT UNE PROFONDEUR.
« Nous avons décoré le ciel le plus proche de lampes (les étoiles) »
Le
Coran décrit l'espace comme très vaste. Il décrit l'ascension d'anges
vers 'Allah en un jour long comme 50.000 ans terrestres. Si le hadith
décrivant l'ascension du Messager est authentique, il est intéressant de
comparer une image décrite dans le hadith au verset susmentionné.
L'animal mythique nommé Al-Burâq transportant le corps spirituel du
Messager vers le Trône d'Allah était censé se déplacer si vite qu'il
parcourait la distance au point d'atteindre instantanément un point visé
de l’œil. Les étoiles qui décorent le ciel terrien sont situées à
l’intérieur du ciel le plus proche et il existe encore d'autres cieux
situés au-delà selon ce passage. Il est remarquable que le Coran qui
parle bien à la troisième personne du singulier pour expliquer la
formation de la Terre passe à la seconde personne du pluriel pour
expliciter la fonction de tous ces objets qui se trouvent dans l'espace
terrien : < Ensuite Il se tourna vers le ciel qui était fumée et lui
dit ainsi qu’à la Terre. (.) Ainsi avons-Nous décoré le ciel terrien
avec des étoiles et l'avons protégé.>. Faut-il bien comprendre que
ces objets étaient déjà créés et qu’il s’agit d’une organisation
secondaire ?
A-55. 482/53 XLI DES SIGNES EN EUX-MÊMES ET DANS L'UNIVERS.
«
Et Nous leur montrerons Nos signes dans l’Univers et en eux-mêmes,
jusqu’à ce qu’il leur devienne évident que cela (le Coran) est Vérité.
Ne suffit-il pas que Ton Seigneur soit Témoin de toute chose ? »
Des
signes, c'est-à-dire des indices Divins témoignant de sa
toute-puissance. En effet, les sciences nous ont révélé les dimensions
inimaginables de l'Univers et de l'anatomie humaine. C’est en
s’inspirant de ce verset que le savant concordiste Zindânî a contacté
des experts dans divers domaines pour faire son lecture apologétique du
Coran, dans son livre intitulé : Ceci est la Vérité. M. Yassin Kassab
cite également ce verset dans son livre intitulé Gloire à Dieu. Les
mille vérités scientifiques du Coran. (Éditions Essalam, 2007)
A-56. 483/5 XLII CIEL TENDANT À SE FENDRE ET PRINCIPE D'HOMOGÉNÉITÉ.
« Peu s’en faut que les cieux se fendent depuis leur faîte quand les Anges glorifient Leur Seigneur »
Nous
avons expliqué plus haut comme l’espace-temps ne subit pas de
distorsion et que chaque point qui le compose et le constitue reste
stable. L’ensemble des forces exercées sur chaque point de l’Univers
fait qu’il n’y ait pas de direction privilégiée. Dans le cas où une
direction serait privilégiée l’espace se déchirerait et la matière qui
s’y trouve aussi suivrait.
Le
principe cosmologique qui décrit l’isotropie de l’Univers et son
homogénéité est reconnu par les astrophysiciens et soutenu par
l’observation.
Il
faut probablement penser en lisant ce verset, qu'un arabe du Vie Siècle
devait comprendre par ce passage coranique, la distribution régulière
des étoiles dans le firmament. Dans la conception coranique, l'espace a
également une profondeur avec à l'intérieur des étoiles. Nous en avons
parlé supra nous n'y revenons pas ici.
A-57. 489/10 XLIII TERRE, BERCEAU DE L'HUMANITÉ.
« C’est Lui Qui vous a donné la Terre pour berceau et vous y a tracé des sentiers »
L'idée
de décrire la Terre comme un berceau est très intéressant. Car la Terre
est ainsi citée comme un endroit passager dont l'homme peut sortir pour
continuer son expansion. Le Coran évoque même, dans plusieurs versets
l'idée que l'Homme peut aller dans l'espace, s'il y croit. Ce qui en
revanche, est dit impossible dans deux versets respectifs cités ailleurs
c'est une conquête de l'espace immense comme si nous en étions les
vrais maîtres ou de nous en évader avant l'Apocalypse. Spirituellement,
la Terre est un berceau d'où les humains doivent aller au Paradis ou à
l'enfer.
A-58. 486/29 XLII VIE ANIMALE DANS TOUT L'UNIVERS ET RENCONTRE AVEC D'AUTRES FORMES DE VIES POSSIBLE.
«
Et parmi Ses Signes il y a la création des cieux et de la Terre et ce
qu’il a disséminé comme êtres vivants dans les deux. Il est Capable de
les réunir quand Il le voudrait »
Ici
le Coran dit que des formes de vies animales existent dans tout
l'Univers. Le mot Dâbbah signale tout être déambulant avec des pattes.
Le Coran dit ailleurs que tous les Dâbbah ont été créés d'eau. La fin de
ce verset évoque une rencontre possible avec certains de ces êtres
extraterrestres si Allah le veut. Le Coran parle de même ailleurs
d’êtres intelligents sur des planètes comme la nôtre qui reçoivent des
révélations tout comme les terriens. Mudjâhid comprenait de ce passage,
comme beaucoup d’exégètes anciens ou récents, qu’il existe des animaux à
travers les cieux, avec des terres comme la nôtre. Cela figure dès les
premières exégèses du Coran. Mais n'est pas une innovation du Coran,
pareilles croyances existaient déjà de longue date. Ibn Abbas aussi
évoque cela dans son approche du Coran. La question de la vie ailleurs
est donc fondée en islam par des compagnons suivant les propres
enseignements du Messager. Ce qu'il faut tout de même préciser ici,
c'est que ce concept bien réel est fondé dans le Coran de façon nette
n'a pas de conception philosophique ou spirituelle plus profonde.
Excepté peut-être que plusieurs passages du Coran semblent attribuer une
origine céleste aux djinns qui iraient et viendraient des cieux.
A-59. 496/10 XLIV LE CIEL APPORTANT UNE FUMÉE VISIBLE.
« Eh bien, attends le jour où le ciel apportera une fumée visible »
Un
des dix grands signes de la fin des temps serait une fumée visible
depuis la Terre. Le Coran parle ailleurs de séismes très importants, il
est géologiquement fondé qu'il puisse y avoir lors de grands séismes,
des failles qui se fassent par terre et que de la fumée volcanique
surgisse. Ou alors ce sera la chute d'un météorite qu'évoque également
le Livre qui soulèvera cette poussière dans le ciel ; Cor. p.525/35-6,44
LII : « Ont-ils été créés depuis rien, ou bien seraient-ils eux-mêmes
les créateurs ? Ou ont-ils créé le ciel et la Terre ? (.) Et s’ils
voient des fragments du ciel tomber ils disent : "Des nuages durcis";
Laisse-les donc, jusqu’au jour où ils seront foudroyés ». Cela est
littéralement cohérent. Est-il nécessaire de souligner qu'il s'agit
probablement d'une coïncidence ? Beaucoup d’exégètes musulmans sérieux
ont vus dans ce verset une chose déjà réalisée du vivant du Prophète.
Après un vœu du prophète contre les Mecquois la sécheresse très longue
causa un pareil phénomène, Quraïche prie le prophète d’implorer Dieu
pour qu’il pleuve et le ciel aurait été immédiatement comme foudroyé de
nuages et le sol fut submergé d’eaux (Rapporté notamment par El-Bukhârî
dans -as-Sahîh-ul Jâmi-). Difficile de fonder une interprétation
scientifique sur un tel hadith. Ailleurs, la fumée est citée chez Muslim
comme un des dix signes qui se dérouleront à la chaîne pendant le
retour de Jésus. En tout cas, cette coïncidence est étonnante pour ce
qu'elle est.
A-60. 501/24 XLV LE TEMPS NE FAIT PAS VIVRE OU MOURIR.
«
Ils dirent : ‘Il n’y a pour Nous que la vie d’ici-bas. Nous vivons et
mourons et seul le temps nous fait périr’ ; Ils n’ont là-dessus aucune
connaissance, et ne font que suivre des conjectures »
Qu’est-ce
que le temps ? Le temps n’est étudié scientifiquement que depuis
quelques décennies, et nous en ignorons trop la réalité. Il s’écoule de
façon continue et n’intervient donc pas dans les processus de la vie et
de la mort. Une expérience en physique quantique d’une célèbre
université -celle de Genève- tendrait à prouver qu’à l’échelle atomique
le temps n’existe en fait plus. Nous avons traité du processus de la
mort concernant ce verset, dans le chapitre : Biologie. Il s'agit ici
d'une approche philosophique intéressante.
A-61. 502/3 XLVI LES CIEUX EXISTANT RÉELLEMENT POUR UN CERTAIN TEMPS.
«Nous n’avons créé les cieux et la Terre que réellement et pour un terme fixé»
La
forme de l'Univers et son existence dépendent de l'instant initial où
l'Univers a été créé. S’il avait une densité trop faible il se serait
vite désagrégé, et s’il avait une trop grande densité il se serait
effondré à nouveau pour devenir un trou noir. Il semblerait que la
densité est juste ce qu'il faut pour avoir un univers plat sans courbure
et très homogène. Ce qui rajoute à la longévité de l'Univers en effet
la magnitude du big bang est prodigieusement précise. Le verset rend un
témoignage d'un questionnement vieux comme le monde, pourquoi la matière
subsiste dans le temps. A-t-elle une fin ?
A-62. 518/6 Le CIEL SANS FISSURE.
« N’ont-ils pas observé le ciel au-dessus d’eux, comme Nous l’avons bâti et embelli ; et comme il est sans fissure »
Plus
nous regardons loin dans l’espace, plus la répartition de matière
apparaît homogène, soutenant le principe cosmologique. A l'époque de la
révélation, seule une infime partie des étoiles et planètes recouvrait
le ciel de façon si élégante. La question de l’homogénéité de l’espace
évoqué dans le Coran relève d’un concept considérant l’espace comme un
élément à part entière. Selon des croyances grecques antiques le ciel
était une coupole dont l’au-delà était fait de feu. Les étoiles étaient
du feu qui transperçait la voûte céleste. Le Coran situe, lui, nous
l'avons vu plus haut, les étoiles visibles dans l’espace proche de la
Terre et évoque une multitude de cieux dénués de trou ou fissure.
Les
trous noirs, ce sont des lieux de l’espace qui sont protégés d’une
telle défaillance –des failles– qui est vue par les astrophysiciens
comme une censure cosmique –Roger Penrose. Les trous noirs sont cachés
de tout observateur extérieur et nous permettent d’éviter des nombres
infinis que ces objets nous conduisent à imaginer et qui rendraient
toute la physique caduque.
Un
objet continue de tourner à l’endroit où le trou s’est formé qui permet
d’oublier les lois physiques qui ont abouti à un tel événement.
La
collision de deux trous noirs produit des ondes de chocs
gravitationnelles lesquels ont été observés en 2019. Lisa, un
interféromètre spatial consistant en trois satellites, a pu détecter
directement les chocs de trous noirs.
Une preuve directe de leur existence. Jusqu’alors leur existence était trahie par la déviation des objets environnants.
La
matière est distribuée dans l’espace de façon homogène. Comme l’espace
n’est pas fissuré et n’a pas une orientation privilégiée –isotropie– :
plus nous observons loin, plus de nouvelles étoiles apparaissent là où
nous notions un espace plus sombre.
A-63. 521/7 LI VOIE-LACTÉE : PREMIER CIEL CORANIQUE ?
« Par le ciel aux voies parfaitement tracées »
Le
Coran qui parle de sept cieux compare ici le ciel terrien à un ciel aux
voies parfaitement tracées. La Voie Lactée a en effet une forme
merveilleuse en réalité. Et les Ancien Grec l'ont appelé la voie lactée
–qui constitue l’ensemble des étoiles observées dans le ciel la nuit-
en imaginant que les dieux y ont laissé une traînée de lait en faisant
leur ascension.
Le
fait que le soleil se situe assez loin du noyau de la galaxie fait que
nous avons une vue d’ensemble de celle-ci qui est très belle quand le
ciel est dégagé.
Représentation numérique de la Voie Lactée vue depuis l’extérieur.
A-64. 522/47-9 LI L'EXPANSION DE L'UNIVERS ET LA VIE.
«
Et le ciel Nous l’avons bâti de Nos Mains, et Nous en sommes
l’Extenseur. Et la Terre Nous l’avons étalée et de quelle excellente
façon Nous l’avons nivelée. Et de toute chose Nous avons formé des
éléments de couples »
Ce passage Coranique est sans doute le premier écrit historique à évoquer l'expansion de l'Univers littéralement.
Nous
lisons que l’expansion continue : « wa innâ la Mûsi’ûn ». Nous avons vu
que le Coran évoque ailleurs que le ciel et la Terre étaient conçus en
une seule masse au commencement Cor. XXI : 30, et cité les commentaires
des compagnons du Prophète.
Ici,
le Coran évoque l'expansion de l'Univers juste avant de parler de
l'étalement du sable par le vent pour en faire un très joli berceau.
Nous
ne nous attardons pas pour démontrer la justesse de notre traduction
des versets pour ne pas alourdir inutilement notre travail, mais
précisons tout de même ici, que le mot Mûsi’ est dérivé du mot wâsi qui
signifie ‘large’, ‘vaste’.
La
lettre mim en fait un nom commun ‘Elargisseur’. Comme pour le mot
Muslim, qui signifie en fait islamisé. Ou Muhyî –un des noms d’Allah,
dérivé du mot Hayy (vie) : Celui qui donne la vie, etc.
Une
hypothèse étrange fondée sur la théorie des cordes appelée inflation
branaire suggère qu’une brane et une anti-brane à chacune trois
dimensions voyageant (?) dans un espace à 10 dimensions se touchent de
sorte à produire l’énergie du big bang et celui de l’inflation.
Cette
théorie étrange –comment un espace isolé à trois dimensions peut-il
voyager dans un autre espace à 10 dimensions ? S’avérait fondée.
Il
serait drôle de noter la ressemblance de cette théorie hasardeuse avec
ce passage du Coran, qui explique la création de l’Univers avec les Deux
Mains de Dieu, et puis son expansion.
Il
y a des éléments de couples parmi les particules, parmi les végétaux et
parmi les animaux – nous en traiterons plus largement dans la rubrique
Biologie.
A-65. 523/5-10 LII CIEL TOURBILLONNANT, UN EFFET GRAVITATIONNEL ?
« Le jour où le ciel sera agité d’un tourbillonnement »
Lors
du Jugement sur Terre, le ciel tourbillonnera. En fait, le Coran parle
peut-être ici de l'atmosphère, visible par l’œil humain. Mais cela
n'est pas aussi explicite qu'il pourrait paraître. Ailleurs, le Coran
parle des cieux enroulés comme des rouleaux de livres. Il est difficile
d'imaginer comment le Prophète devait visualiser cette image en récitant
ce passage. Or, la Voie Lactée devra se lier à la Nébuleuse d'Andromède
et ils s'enrouleront vraiment comme des rouleaux de papyrus. Mais à une
vitesse très lente à l'échelle humaine pour comparer cela à un
tourbillonnement.
Ce
type de connaissance étant évidemment inconcevable à l'époque même par
le plus ingénieux des philosophes. Peut-être faut-il chercher une
explication ailleurs, dans un hadith de Muslim, on rapporte que le
Prophète aurait dit que la longueur des jours va rétrécir au point de
passer comme des éclairs. Dans ce cas, le ciel tourbillonnerait. Un tel
phénomène est-ce possible ? En fait, quoi que cela semble inconcevable à
priori, selon certaines estimations, l'axe de la Planète bougera à
terme pour que la rotation de la Terre devienne chaotique. Et cela, bien
après que la vie ait disparue sur Terre depuis longtemps déjà.
A-66. 525/35-6,44 LII ONT-ILS CRÉÉ L'UNIVERS ? - DES FRAGMENTS DU CIEL TOMBANT.
«
Ont-ils été créés depuis rien, ou bien seraient-ils eux-mêmes les
créateurs ? Ou ont-ils créé le ciel et la Terre ? (.) Et s’ils voient
des fragments du ciel tomber ils disent : - "Des nuages durcis" ;
Laisse-les donc, jusqu’au jour où ils seront foudroyés »
Le
verset présent parle du paradoxe de l'existence de l'Univers. Alors
qu'il devrait ne pas exister s'il n'y avait rien eu de spécial, et
soulève le problème du solipsisme et de l’anthropocentrisme. Nous avons
étudié supra le problème de la réalité de l’existence de l’Univers et
l’approche de la physique théorique à plusieurs occasions. La fin du
passage évoque aussi comme des morceaux du ciel tombent sur Terre. Cela
serait évoqué pour la première fois dans le Coran, alors que les hommes
ignoreraient cela jusqu'alors. Ce verset évoque apparemment un châtiment
par la chute d’un objet céleste qui foudroiera les hommes. Nous en
avons déjà parlé ailleurs.
A-67. 526/1 LIII FUITE D'UNE ÉTOILE.
« Par l’étoile quand elle s’évade »
Le
mot hawâ signifie étymologiquement « air ». Il signifie symboliquement
la liberté, le bon plaisir ou la passion. Le passage semble évoquer, en
apparence, la fuite d'une étoile de son système gravitationnel. Cet
événement est assez rare et a été observé par de grands télescopes comme
étant un événement réel. A ne pas confondre avec les étoiles filantes,
qui sont en réalité des météorites issues également d’explosions
d’étoiles massives. Il est permis de comprendre ici les chutes d'étoiles
filantes, la probabilité d'imaginer qu'une véritable étoile file de sa
position étant délicate pour l'époque du Messager.
A-68. 527/28 LIII CE QUE VAUT UNE HYPOTHÈSE.
« (.) alors que la conjecture n’emportera rien de la vérité »
Une
hypothèse ne peut pas tenir lieu de preuve. Elle peut tout au plus
demander vérification par une preuve ; il nous faut donc rester vigilant
à ce propos. Une leçon philosophique du Coran étonnante.
A-69. 528/1-2 LIV DIVISION DE LA LUNE.
«
L’heure approche et la lune s’est fendue. Et s’ils voient un prodige,
ils s’en détournent et disent : ‘Une magie persistante’ »
Selon
la tradition pleine de croyances invérifiables, lorsque des mécréants
ont demandé un miracle au prophète, celui-ci a montré la lune du doigt
et celle-ci se serait séparée en deux morceaux –Sahîh d’El-Bukhârî.
Muhammad Hamidullah y voit un prodige ayant laissé une trace encore
visible sur la lune.
Les
Russes ont photographié une fissure traversant la lune d’en haut
jusqu'en bas par son milieu dont l'épaisseur moyenne est de 14
kilomètres, donc impossible à voir à l’œil nu depuis la Terre.
Hamidullah collecte ensuite d'autres traces historiques retrouvées en
Inde sensées témoigner de cet événement grandiose. Dans son El Madjmâ’al
fatâwâ, Ibn Taymiya raconte que lors d’un voyage en Inde il aurait
remarqué un temple avec deux demi-lune à son faîte. Ayant interrogé les
moines, on lui aurait enseigné que leurs ancêtres avaient construit ce
temple ayant observé la division de la lune en deux dans le passé.
Remarquons
qu’entre le Vème et le VIème siècle où ce miracle a eu lieu, nous ne
trouvons presque aucune trace écrite tant les scribes étaient rares de
ce côté à cette époque précise.
Scientifiquement,
le fait de croire qu'un objet de la taille de la lune (qui fait un
tiers de la Terre) se divise en deux et se rassemble ensuite est
simplement impossible.
Il faut vraiment la ferveur de la foi pour croire en pareille chose.
Le nom de la fissure évoquée par Muhammad Hamidullah sur les cartes rapprochées de la lune est appelé Radley Rille.
A
ne pas confondre avec une ‘vallée magmatique’ lunaire elle, de 150
kilomètres de long et de 1,5 kilomètres de large, nommée Hadley Rille,
déjà plus importante donc que les vallées similaires sur Terre.
La
lune possède d’autres fissures encore, mais la fissure dont nous
parlons ici évoquée par Hamidullah et qui tient du même nom de Radley
que pour le Radley mountain, traverserait toute la lune de part en part,
au point que le journal Guardian en parlait avant le lancement d’Apollo
15, le 30 juillet 1971, qui devait entre autres étudier cette fissure
nommée Radley Rille.
La
division de la lune, l’ascension du Messager et la révélation du Coran
sont trois des miracles les plus importants du Prophète mentionnés dans
le Coran. Un autre miracle du prophète figure encore dans le Coran, lors
d’une bataille le Prophète aurait pris une poignée de sable qu’il
aurait lancée et qui aurait miraculeusement atteint chacun des soldats
adverses, les menant à la défaite : Cor. VIII : 17.
Les hadiths rapportent encore beaucoup de miracles du prophète de l'islam qui ne figurent pas dans le Coran :
Multiplication
de pains et de dattes, augmentation de la quantité de lait et d’eau,
témoignages d’une pierre et d’un cerf de sa prophétie, appel exhaussé
immédiatement pour la pluie et son arrêt, remise en place de l’œil d’un
combattant dans son orbite qui devient plus performant qu’avant,
exorcisme d’une fillette avec la vision du génie noir et poilu
s’enfuyant, ouverture des portes du savoir pendant une oraison,
explication détaillée des visions en direct à des disciples d’événements
se déroulant à des kilomètres de Médine et confirmation ultérieure,
etc.
Dont
le Coran ne fait aucune mention, faisant état d'un rationalisme
généralement très éloquent. Au point que plusieurs experts en critique
de l'histoire ont voulu voir dans les miracles mentionnés plus haut des
exagérations ultérieures, sans que le texte original n'ait de
connotation de miracle.
Un avis que nous ne partageons pas. Les textes sont explicites et contraires aux lois de la nature.
A-70. 530-1/49-50 LIV TOUTE CHOSE CRÉÉE AVEC MESURE - CRÉATION EN MOINS D'UN CLIN D’ŒIL.
« Nous avons créé toute chose avec mesure et puissance, et Notre ordre ne fût que comme un clignement de paupière »
La
mesure est ce qui caractérise le mieux les êtres qui peuplent le
Cosmos. Le mot traduit par ‘mesure’ est biqadar ce mot est dérivé du mot
Qdr et signale en fait une force ou une puissance (el Qâdir) et en même
temps, la mesure et une détermination (el Qadar). Ce passage est avec
les versets Cor. XXI : 30 & Cor. LI : 47 une description très
intuitive de la création de l’Univers qui évoque à notre plus grand
étonnement la découverte du big bang. La conception d'un dieu omnipotent
y doit sans doute beaucoup. Sachant que l’Univers est apparu avec une
puissance phénoménale et que les particules constituantes de toutes
choses ont été formées dès la première seconde, ce verset est
particulièrement ingénieux. Cela ne demande en réalité même pas
d'explication supplémentaire ; mais il est intéressant que ce passage
nous précise comme la création s'est faite en un temps aussi court. Ce
que la découverte du big bang a démontré suscitant notre grande
stupéfaction. Selon la théorie dominante, la grande bataille qui a eu
lieu entre la matière et l’antimatière pour l’existence n’a laissé
subsister qu’une infime partie de la matière. La quantité de matière qui
a survécu à la destruction lors de cette création de l’Univers a une
densité adaptée à la vitesse d’expansion de l’Univers et les particules
de matière sont conçues de sorte à s’organiser en atomes, en molécules
et en tout ce qui est dispersé dans l’Univers, tout cela en un clin
d’œil.
Le
caractère grandiose de cette épopée qui commença dans un objet si petit
qu’il est comparable à une simple particule dans laquelle le temps et
même l’espace naissaient en fait quasi instantanément, et puis la
destruction de la quasi-totalité des particules de matière et
d’antimatière comme pour creuser un fossé si profond entre le chaos et
l'ordre ; et les lois qui déterminent les propriétés des particules sont
si puissantes que nous ne pouvons que nous émerveiller rien que par le
fait de nous représenter ces événements mentalement.
Il
y a aussi une dimension métaphysique très intéressante dans cet
extrait. La création est comparée dans ce passage et ailleurs à un ordre
Divin. Or la physique théorique décrit les événements comme des lois,
au point que le temps même disparaît à un certain point des calculs à
l’échelle quantique. A l’échelle subatomique, la matière disparaît pour
laisser place à des formules mathématiques pures. A cela s’ajoute une
autre chose étrange, puisque la théorie prévoyant que dans certains cas
deux particules jumelles subissent les transformations en parallèles de
façon simultanée et malgré la distance qui les sépare a été vérifiée
contre toute attente rationnelle. Il est certain que cette lecture de la
physique contemporaine a ouvert concrètement une brèche dans la
philosophie matérialiste pour faire de la place au concept de dieu et
beaucoup de penseurs s'en inspirent depuis environs un siècle. Mais le
rôle de la science n'est pas de se prononcer sur la spiritualité. Et
l'avant Planck demeure toujours une zone que la science est simplement
incapable d'explorer.
A-71. 531/5,7-8 LV LE SOLEIL ET LA LUNE EXISTANT SUIVANT UN CALCUL - EQUILIBRE COSMIQUE ET BIOLOGIQUE.
« Et le soleil et la lune en tant que calculs. Et quant au ciel, Il l’a élevé bien haut. Et Il a établi l’équilibre »
La
physique théorique décrit tous les objets qui occupent l'espace-temps
comme des ondes et des calculs. Les événements sont décrits par des
matrices et des ondes mathématiques et auxquelles nous ne trouvons pas
d’équivalent dans le monde macroscopique. L'équilibre obtenu par la
densité idéale de l'Univers et les variétés des végétaux qui stabilisent
les écosystèmes nous montre comme ici encore le Coran est très
pertinent à travers toute sa simplicité. Pythagore prétendait que la
réalité des choses était en réalité conçue de nombres ou de formes
géométriques. Ce verset semble quelque peu confirmer cette affirmation
qui est aussi remise à jour en physique théorique.
Un
autre détail intéressant, est que l’état du système solaire actuel qui a
présidé l’apparition de la vie sur Terre est intriguant. Puisque
l’équilibre de la lune autours de la planète, la distance de la planète
au soleil et la vitesse de rotation et de révolution de la planète ne
sont pas immuables du tout. Parce qu’il faut savoir que les autres
objets du système solaire exercent également une influence
gravitationnelle sur la Terre et la lune. Donc leur déséquilibre est
probant et attendu par les astrophysiciens, ce que le Coran décrit
brillamment ailleurs : Cor. p.249/2 XIII. La lune a joué un rôle vital
puisqu’il a probablement permis à la chiralité de se stabiliser en
brassant les masses d’eaux contenant les acides aminés. En agitant les
masses d’eaux il a permis au climat d’être ce qu’il est et à la vie de
s’épanouir dans les fonds aquatiques. Mais cet équilibre est calculé
pour une brève durée de temps où la vie et l’homme jouiront
momentanément. Après quoi la scène sera transformée. Le fait de
constater et d'admirer cet ordre dans le système des planètes a dû
inspirer ce passage du Coran de façon très spontanée.
A-72 532/17 LV EXISTENCE D'UN MONDE OPPOSÉ AU VIEUX MONDE ?
« Seigneur des deux Levants et Seigneur des deux Couchants »
Ce
verset montre qu’à l’opposé de la Planète le soleil se lève et se
couche de même que sur cette face-ci. Quand le soleil se couche ici (sur
les terres connues du fond de la Chine au Gibraltar et à l’Irlande) il
se lèvera là-bas (sur le Nouveau Continent) et quand il se couche là-bas
il vient se lever ici. Dans un autre verset nous lisons simplement ceci
; Cor. P.446/4-7 XXXVII : « Votre Seigneur est en vérité Unique ;
Seigneur des cieux et de la Terre et de ce qui est entre eux, et
Seigneur des Levants », car le soleil se lève tout autour de la Terre, y
compris là où pour nous c’est le Couchant. Les deux faces de la planète
sont habitées mais deux océans les séparent : l’Océan Atlantique et
l’Océan Pacifique. Le Prophète décrivait assez clairement la Terre comme
une sphère, mais il est insensé de penser qu'il ait cru que l'autre
hémisphère fut habité.
A-73. 532/33-8 LV FUIR DU COSMOS : JET DE FEU - CIEL ROUGE CUIR ÉCARLATE (FIN DES GALAXIES, GÉANTES ROUGES).
«
Oh ! Peuples de djinns et d’humains ! Si vous pouvez traverser les
domaines du ciel et de la Terre, alors faites-le. Mais vous ne pourrez
en sortir qu’avec une autorité. Lequel des bienfaits de Votre Seigneur
nierez-vous ? Il sera alors lancé contre vous un jet de feu et de fumée.
Et vous ne serez pas secourus. Puis quand le ciel se déchirera et sera
rouge écarlate comme du cuir rouge »
Ce
verset est un verset pratiquement futuriste. Il nous enseigne que vers
la fin des temps, il y aurait des hommes alliés à des djinns qui
voudraient traverser l'espace pour éviter l'Apocalypse. Devraient-ils
donc essayer de sortir de la brane de notre univers pour tenter
d’atteindre une autre brane ?
Mais ils seraient empêchés de faire ce pas ultime par des jets de feu et de fumée (météorites ?). Le ciel sera alors rouge.
Troublant
comme image, puisque le soleil devra devenir une géante rouge et une
grande quantité des étoiles peuplant la Galaxie devront comme lui
devenir rouges. Nos lointains descendants, ces êtres du futur
pourraient-ils vraiment tenter de générer un trou noir quelque part dans
l’espace, d’y former un tel trou pour ensuite traverser l’espace-temps
avant la fin des temps, n’ayant pas pu trop s’éloigner de la Planète par
rapport à l’immensité d’un univers grandissant à une vitesse
exponentielle. Cette idée de fuir la Terre avant sa fin est proprement
géniale.
Dans
le dictionnaire de Kasimirski le mot nafadha, traduit ici par sortir
signifie traverser un corps de part en part, passer outre. On peut
théoriquement établir donc un parallèle avec la théorie des trous de
vers. Mais l’hypothèse des voyages dans les trous noirs est remis en
question récemment –voir supra p. 15.
Peut-être
s’agit-il d’un autre genre de propulsion pour quitter les frontières de
notre propre univers ? Et si cette prophétie pouvait réellement se
concrétiser dans un futur lointain ?
A-74. 536/75 LVI POSITIONS RELATIVES DES ÉTOILES DANS L'UNIVERS TRÈS VASTE.
« Non ! Je jure par les positions des étoiles »
Le
texte dit bien « les positions », et en réalité les étoiles ne sont pas
dans un vrai mouvement par rapport à la Terre. C'est plutôt la Terre
qui bouge, alors que chaque étoile a une position relativement stable –à
notre échelle du temps– dans son propre système gravitationnel par
rapport à l'ensemble de l'Univers en expansion, et en rapport à la
Terre. Cependant, l'usage du mot mawâki n'interdit pas formellement que
les étoiles puissent tourner autour de la Terre.
Une croyance de l'époque.
A-75. 541/25 LVII LE FER PROVENANT DE L'ESPACE.
« Et Nous avons fait descendre le fer, dans lequel il y a une force redoutable »
Selon
l'astrophysique moderne, le fer ne peut pas avoir été produit dans le
système solaire, il doit s'être formé dans une étoile géante pour avoir
une telle masse atomique. Le fer situé au cœur de la planète aussi
provient de l'espace car le soleil ne peut pas l'avoir produit avec sa
faible énergie. En outre, la plupart des météorites sont ferreuses
–sidérites– et alimentent encore en cet instant la Terre en fer par
tonnes. Nous estimons à 10.000 tonnes la masse de météorites et
micrométéorites tombant sur Terre en un an, et nous pensons qu’entre 6
et 10 % de ceux-ci sont des sidérites – fer-nickel.
Il
est étonnant de trouver un tel verset dans le Coran, la force du fer
aurait-elle un lien avec l'attribution d'une origine céleste ? Difficile
à dire.
A-76. 562/3-5 LXVII CIEL SANS DISPROPORTION NI FISSURE - PROJECTILES FAITS D'ÉTOILES.
«
Celui qui a créé sept cieux superposés sans que tu voies de
disproportion dans la création du Tout Miséricordieux. Ramène le regard,
y vois-tu une quelconque brèche ? Nous avons effectivement embelli le
ciel le plus proche des lampes -étoiles- dont Nous avons formé des
projectiles pour lapider les Démons »
Nous
avons déjà traité plus haut de la question de l’homogénéité de
l’espace-temps, et la conception possible de l'homogénéité de la
disposition des étoiles dans le ciel, ainsi que l'importance capitale
pour sa stabilité et pour son existence. C’est là une des arguments
décisifs pour affirmer que l’Univers aurait une origine dans le temps.
Les
météorites évoquées ici, sont constituées par la matière stellaire,
quand une étoile explose en supernovæ elle propulse des météorites dans
l'espace, comme s'il s'agissait d'une bombe à fragmentation super
géante. Les atomes sont tous produits dans les étoiles, sauf l’hélium et
l’Hydrogène. Les météorites sont le produit de l’explosion d’étoiles
composées initialement d’hélium et d’hydrogène transformés de façon
violente en éléments lourds et puis en météorites.
Les
trous noirs sont des lieux de l’espace protégés d’une défaillance vue
par les astrophysiciens comme une censure cosmique – Roger Penrose.
Les
trous noirs sont cachés de tout observateur extérieur et nous
permettent d’éviter des nombres infinis que ces objets nous conduisent à
imaginer et qui rendraient toute la physique caduque.
Un
objet continue de tourner à l’endroit où le trou s’est formé qui permet
d’oublier les lois physiques qui ont abouti à un tel événement. Elles
empêchent les visiteurs d’y pénétrer tel une super porte blindée
inviolable détruisant tout intrus s’en approchant de trop.
A-77. 563/15,16 LXVII OURAGAN DE PIERRES VENANT DU CIEL ET VENT SOLAIRE.
«
Êtes-vous à l’abri que Celui Qui est au ciel vous enfouisse en la terre
? La voici qu’elle tremble. Êtes-vous à l’abri de ce que Celui qui est
au ciel vous envoie contre vous un ouragan de pierres ? »
Parfois
il arrive qu'un volcan explose et que des vents puissants dispersent
les grains crachés par le volcan. Parfois, lors d’un tremblement de
terre, les eaux souterraines remontent en surface liquéfier la terre de
sorte que les objets qui se trouvent en surface coulent sous la terre
qui va sécher ensuite ayant ainsi englouti les constructions. Parfois
aussi, un groupe de météorites laissé par le passage d'une comète est
traversé par la Terre et peut être accéléré par les vents solaires pour
chuter sur Terre formant proprement un ouragan de pierres venant de
l’espace visible depuis la Terre. Il y a eu des témoignages de tels
événements dans le passé, il ne faut pas chercher là un véritable
anachronisme.
A-78. 568/3-4 LXIII LES VOIES COSMIQUES : TOPOLOGIE DE L'UNIVERS.
«
Et qui vient de Dieu, le Maître des voies d’ascension. Les Anges, ainsi
que l’Esprit montent vers Lui en un jour dont la durée est de cinquante
mille ans » Selon ce passage les anges suivent des voies pour leur
ascension dans l'espace. Des spécialistes en astronautique sont en train
de chercher les clés pour une ascension dans des voies plus faciles où
ils seront accélérés par la gravitation comme dans un tunnel, cela à la
N.A.S.A. et depuis la fin du deuxième millénaire. Il existerait très
probablement des chemins spéciaux à travers l'espace où nous croiserions
un minimum d’objets et où nous serions orientés spontanément de région
en région par les champs de gravitation des objets croisés. Ce verset
donne en tout cas une idée intéressante sur la conception de la
profondeur du ciel à l'époque, d'autant plus que dans l'imaginaire et
les croyances des anges devraient se déplacer très vite.
A-79. 577/7-9 LXXV CIEL ÉBLOUISSANT – POSITIONNEMENT DE LA LUNE AU MILIEU DU DISQUE SOLAIRE SANS LE CACHER.
« Lorsque la vue sera éblouie, et que la lune sera engloutie ; et que la lune et le soleil seront unis »
Suivant ces prédictions le ciel deviendra éblouissant vers la fin des temps alors la lune disparaîtra dans le soleil-même.
Nous
savons actuellement que le soleil deviendra précisément de plus en plus
resplendissant vue depuis la Terre - au fil du temps tandis que la lune
s’éloignera progressivement de la Terre, se rapetissant. Le soleil
devra en épuisant ses réserves d’hydrogène provoquer une contraction de
son noyau et un gonflement des couches superficielles de sorte à devenir
cent fois plus grosse qu’actuellement et rouge ; et il occupera la plus
grosse partie du ciel visible.
La
lumière et la température sur Terre seront si élevées (jusqu’à 1000°C)
que les mers s’évaporeront et la surface de la planète, ne sera plus
qu’un océan de laves.
Tout
cela dans probablement 7,65 milliards d’années. Probablement que la
lune chutera même finalement dans le soleil. Le passage du livre est
encore une fois assez troublant.
Plus
étonnant encore est de constater dans l’exégèse de Qurtubî que la vue
sera éblouie du fait que le soleil aura énormément grandi. Il dit que la
lune disparaîtra dans le soleil en s’unissant à lui et souligne que le
mot Khusuf utilisé pour décrire cet événement, qui signifie également
éclipse vient dans ce second sens ailleurs dans le Coran ; Cor. XXVIII :
81 : « Nous fîmes donc que la terre l’engloutît, lui et sa maison ».

Nanocristaux d’argent fabriquée en laboratoire. Un nanomètre égale 1/1.000.000.000e de m.

Nanocristaux d’argent fabriquée en laboratoire. Un nanomètre égale 1/1.000.000.000e de m.
A-80. 579/15-6 LXXVI CRISTAUX D'ARGENT ?
«
Et l’on fera circuler parmi eux des récipients d’argent et des coupes
cristallines, en cristal d’argent dont le contenu a été savamment dosé »
Selon
ce passage, les croyants auraient des coupes en cristaux d'argent au
Paradis. En fait la principale propriété des matériaux cristallisés est
leur homogénéité. De l’argent cristallisé serait donc très résistant.
Des scientifiques de l’Université de Delaware aux États-Unis ont mis au
point un composite possédant des pores microscopiques environs vingt
mille fois plus petits que ceux des cristaux réalisés jusqu’ici. C’est
un mélange savamment dosé de perles de latex et de microsphères en or
qui réfléchit toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. En outre d’autres
scientifiques fabriquent, en microélectronique et pour la fabrication de
pansements, des nanocristaux d’argent, cela depuis quelques années. La
possibilité pour des métaux de se cristalliser n’est connue que depuis
les progrès spectaculaires en physique et en chimie. Il est donc presque
anachronique de trouver cela dans un ouvrage aussi ancien que le Coran.
A-81. 580/8-10 LXXVII ETOILES S'EFFAÇANT (FOSSILE DE L'ÉTOILE QUI S'EFFACE!) - CIEL FENDU MONTAGNES PULVÉRISÉES.
« Quand donc les étoiles seront effacées, et que le ciel sera fendu, et les montagnes pulvérisées »
Nous
avons déjà évoqué ailleurs qu'une des particularités du Coran est de
citer différentes fins pour les étoiles, en sortant du cadre de la chute
finale des étoiles sur Terre. Ici, il est fait allusion à leur
effacement. Une belle image qui peut évoquer le fait que les étoiles qui
sont situées loin dans l'espace laissent dans l'espace-temps une trace
lumineuse de leur existence qui continue de se propager même après que
celles-ci arrivent à leur terme.
Cela,
du fait que la lumière produite par celles-ci continue son long chemin
dans l'espace à une vitesse de 300.000 kilomètres par seconde, la
vitesse de la lumière. Donc quand une étoile meurt, son image continue
d’exister dans l’espace jusqu’à ce que la lumière qu’elle a dégagée nous
atteigne : après quoi elle s’efface.
Les
groupes de galaxies s’éloigneront les uns des autres jusqu'à former des
espaces séparés, et l’Univers « se déchirera » de la sorte. Plus loin
dans le temps, des trou noirs se désagrégeront et disperseront de la
matière dans l’espace-temps de notre univers. L’Univers se déchirera
parce qu’à très grande échelle il n’est pas parfaitement homogène.
La
suite du passage est cependant assez éloignée des prévisions en
géophysique. Les montagnes devraient subir des secousses violentes lors
des séismes violents qui sont évoquées dans d’autres versets, cela
serait accompagné ou provoqué selon un autre verset et plusieurs hadiths
par la chute d’un ou de plusieurs astéroïdes.
Selon
la géophysique les montagnes devront à terme fondre littéralement sous
l’intense chaleur dégagée par le soleil qui va élever la température sur
Terre au point d’amener les roches en fusion et faire s’évaporer les
mers, cela durant des millions d’années. Par gravité, le relief de la
planète devra se lisser et ressembler à un immense océan de magma.
Après
quoi, le soleil devra commencer à se rapetisser et laisser la Terre se
refroidir. Les vents solaires –le soleil sera beaucoup plus proche de la
Terre– devront alors éroder la surface de la planète avec une violence
terrible, arrachant les restes des reliefs –de petites monticules–
progressivement.
Cela est la description récente de scientifiques sur le devenir de la Planète à partir de simulations informatiques.
Selon
une autre approche, l’érosion peut agir directement sur les failles des
plaques tectoniques et empêcher les montagnes de grandir. Nous avons
développé ce point ailleurs, voir : B-26.
Un
autre détail important c’est qu’à l’échelle géologique la principale
source de CO2 est le volcanisme. Le puits du CO2 le plus important est
l’érosion des roches silicatées par les pluies acides. En effet lorsque
les précipitations dissolvent le CO2 atmosphérique ils donnent de
l’acide carbonique qui dissout les minéraux contenus dans les roches par
érosion.
Donc,
volcanisme et érosion des montagnes sont liés aussi. Le relief est
enfin généré du fait que l’intérieur de la planète est chaud, poussant
sans relâche les plaques tectoniques à se transformer. Or, l’intérieur
de la planète refroidit lentement, et avec le temps les mouvements
tectoniques doivent s’arrêter.
Le
champ magnétique de la Terre bloque les vents solaires capables de
détruire sa surface. Or, ce champ serait généré par les mouvements de
convection souterrains. Quant au vent solaire, il bloque la radiation
cosmique meurtrière qui sans cela détruirait également la Terre.
Quoi
qu’il advienne les montagnes sont donc bien condamnées à disparaître.
Selon Peter Schröder, Robert Smith et Kevin Apps, de l’université du
Sussex situé à Brighton, la perte de masse su soleil en fin de vie fera
que la Terre s’éloignera de lui suffisamment pour ne pas être détruit ou
avalé.
La Terre devrait échapper à la destruction du soleil in extremis.
A-82. 581/32-3 LXXVII ERUPTION SOLAIRE ?
« Car le feu -de l’enfer- jette des étincelles volumineuses comme des châteaux, que l’on prendrait pour les chameaux roux »
Un
éclat de feu ayant l'apparence d'une tête de chamelle rousse et grande
comme un château. Nous croirions que le Coran décrit des éruptions comme
celles observées sur la surface solaire. Une image très violente, qui
doit inciter les croyants à la prudence.
A-83. 582/ 18-19 LXXVIII DES PORTES SE FORMANT DANS LE CIEL.
« Le jour où l’on soufflera dans la Trompe vous viendrez par troupes, le ciel s’ouvrira et présentera des portes »
Ce
passage parle de l’apparition de portes à la fin des temps. S’il est
exact que les trous noirs sont des portes vers d’autres univers, cela
est drôle car de nombreux trous noirs vont se former pendant la
destruction des étoiles massives. A moins que par porte il nous faut
comprendre la naissance d'espaces entre les étoiles ternies ou devenues
poussières. Concrètement, à très grande échelle l’Univers est comme un
objet matériel, comparable à nous : qui sommes faits d’atomes séparés
les uns des autres par des distances énormes à l’échelle des atomes,
mais qui, à notre échelle, semblons être un tout soudé.


Photos de Cobe prouvant que l’Univers est homogène à très grande échelle.
A-84.
584/27-33 LXXIX LE CIEL AVANT LA TERRE - HOMOGÉNÉITÉ DE L'UNIVERS -
TECTONIQUE ET VIE. « Êtes-vous plus ardu à créer ou bien le ciel ; qu’Il
a pourtant construit ? Il a élevé son faîte et l’a rendu homogène. Il a
assombri sa nuit et a fait surgir son aube. Quant à la terre, après
tout cela Il l’a étalée. Il a fait sortir d’elle son eau et son
pâturage. Et les montagnes Il les ancra, pour votre jouissance à vous et
à vos bestiaux »
Ce
passage du Coran est celui qui dit que la Terre a été créée après le
ciel de la façon la plus nette, même si cela est entendu ainsi à
d'autres endroits. La suite des détails notés dans ce passage est tout
aussi étonnante, puisque nous lisons que le ciel a été rendu homogène.
Le mot « sawwâhâ » signale que le ciel est égalisé en tous points. Les
étoiles sont distribuées sagement dans le ciel. Nous lisons dans la
sourate Al Baqârah p.5 verset, 29 : « wa sawwâhunna seb’a semâwat », «
et -du ciel- il forma en harmonie sept cieux ». Ce qui rappelle
l'homogénéité découverte à plus grande échelle. La petite bulle
d'espace-temps qui aurait été un peu plissée aurait été aplanie par une
période d'inflation expliquée dans ces versets ; comparer avec : Cor.
p.562/3-5 LXVII.
La
lumière a été libérée lors d'une transition de phase bien connue
actuellement par les astrophysiciens. Le passage cite l’obscurité avant
la lumière, rien non plus d'extraordinaire. Mais ce qui est étonnant
dans cette sourate à notre avis est que le Coran qui dit que la Terre a
été étendue comme un drap sur un certain support -sphérique selon les
renseignements d'autres versets étudiés ailleurs-, lie les raisons de
cette structure, ce relief, et de cette érosion à la vie qui évolue
virtuellement. Les montagnes sont faits pour notre jouissance car elles
contiennent les sédiments qui rafraîchissent la terre pour être
renouvelée et cultivable. Dans ce sens les montagnes peuvent être vues
comme de grands plats à l’échelle de la planète dans le Coran. Nous
noterons que le passage cite de même l’eau avant les montagnes. Cela est
exact. Car l’eau joue un rôle essentiel dans la tectonique des plaques
et dans la formation des montagnes et des reliefs.
A-85. 586/1 LXXXI SOLEIL GONFLANT OU LUNE Y TOMBANT – FIN DES ÉTOILES - CIEL ÉCORCHÉ (TROUS NOIRS ?).
« Quand le soleil gonflera, et que les étoiles deviendront ternes. Et le ciel écorché »
Nous
avons déjà cité le commentaire sur ce passage de Qurtubî, qui dit que
le soleil deviendra très gros et avalera sans doute la lune. Les étoiles
qui décorent le ciel actuellement s'effaceront très lentement, perdant
de leur éclat devenant des naines blanches. Tandis que certaines étoiles
seront même peut être expulsées hors de l'espace-temps lors de leur
effondrement en trous noirs. Le génie de la cosmogonie coranique qui
fait que de nombreuses descriptions rejoignent brillamment les
prévisions astrophysiques est le concept de destruction progressive de
toute chose. Sans exception, une conclusion bénéfique pour les
nombreuses prophéties sur la fin de l'Univers selon le Coran.
L’Univers
s’obscurcirait complètement et pas une seule étoile ne brillerait dans
cent mille milliards d’années. Le ciel sera donc finalement dénudé de
son contenu matériel, écorché. S’étendant à une vitesse exponentielle,
nous pouvons imaginer le coup final, de l’expansion de l’univers, qui
lancera les restes de particules infimes vers l’infini et l’espace ainsi
violemment écorché, comme imaginé dans le Coran. Même les atomes
devront se transformer en trous noirs suivant la théorie quantique.
En
effet, selon une de ses déductions, tous les atomes devraient devenir
les atomes de fer après un laps de temps extrêmement long : au bout de
10 exposant 1500 années. Et se transformer en trous noirs au bout de (10
exposant 10) exposant 76, ans. C’est Freeman Dyson qui a établi, par
calcul, cette dernière conclusion.
A-86. 586/1 LXXXI FORMATION DES PLANÈTES DU SYSTÈME SOLAIRE
« Par celles qui se retirent et se cachent, celles qui courent et balayent »
La
lecture littérale de ce passage permet une description originale de la
formation des planètes. Al Khunnas signifie se retirer en arrière, se
cacher dans un endroit reculé. al djawâr signifie graviter, courir et
vient de la racine dj-w-r qui signale le voisinage, la protection. Les
exégètes y ont souvent vus les planètes. En fait, les planètes ont une
période de révolution plus lente que la Terre, à l’exception de Mercure
et Vénus ; ce qui a pour conséquence qu’elles traînent en arrière et se
cachent de l’autre côté du soleil. Ce qui est par contre intéressant
c'est le fait qu'elles avoisinent la Terre et la protègent en balayant
les débris de météorites et de poussière sur leurs chemins. C’est même
en balayant la matière de la sorte qu’elles se sont formées. Dans ce
sens ce passage permet une lecture très originale proche de la réalité
astronomique, incompatible avec l'époque de la composition du Coran, que
permet ici le style elliptique du Coran.
A-87. 587/1-2 LXXXII LE CIEL SE ROMPANT- ETOILES SE DISPERSANT EN POUSSIÈRE.
« Quand le ciel se rompra, et que les étoiles se disperseront en poussière »
État d’une étoile après son explosion en supernovæ
La
question de l’homogénéité matérielle du ciel qui est évoquée à
plusieurs reprises dans le Coran a été étudiée déjà ailleurs – voir
supra. D'autres étoiles exploseront en supernovæ ou de se disperser
lentement en poussière, tout comme se disperseront « tetherat » les
œuvres des mécréants au jour du Jugement. D'un autre côté les amas et
super amas de galaxies se scinderont les uns des autres. La description
faite est plutôt réaliste pour l'époque.
A-88. 589/1 LXXXIV CIEL SE DÉCHIRANT : AMAS ET SUPER-AMAS SE SÉPARANT.
« Quand le ciel se déchirera » Idem, voir supra.
A-89. 591/1-3 LXXXVI PULSAR ?
« Par le ciel et par l’arrivant de nuit. Qui te dira ce qu’est l’arrivant de nuit ? C’est une étoile qui perce »
Si
nous oublions un moment que ce texte date de plus d'un millénaire, nous
sommes tentés d'y voir une mention aux pulsars dont le jet puissant de
lumière en double cônes traverse même les nuages denses de poussières.
Tout pulsar serait né d’une supernova, projetant dans le ciel des débris
de météores et de météorites.
Ou
bien serions-nous tentés d'y déceler la première génération d’étoiles
de tailles extrêmes et de durée de vie très courte qui sont à l’origine
de la matière universelle datant de l’aube de la création. Pour ce
verset-ci nous n’avons pas une explication plus précise. Les anciens ont
également cité des étoiles connues visibles depuis la Terre. Il peut
s'agir d'une seule étoile ou d'un type d'étoiles.
A-90. 591/11 LXXXVI CHAMP D’ATTRACTION TERRESTRE ?
« Par le ciel qui fait revenir »
Ibn
Abbas, Mudjâhid, et d’autres compagnons du Messager ont compris « qui
fait revenir la pluie », déjà selon Tabarî. Faut-il comprendre par cette
explication, le champ magnétique et gravitationnel de la Terre ?
L’atmosphère est sous l’effet d’un champ d’attraction qui fait que les
objets qui sont dans un périmètre proche de la Terre ne s’échappent pas
de celle-ci. Les nuages, les oiseaux et nombre de choses ne parviennent
pas à s’en aller de la sorte.
A-91. 592/18 LXXXVIII CIEL FORT HAUT : DIMENSIONS COSMIQUES.
« Et le ciel, comment il a été élevé »
Le
ciel fort haut, dont les étoiles visibles se trouvent dans les environs
proches de notre Planète. Il a de telles dimensions qu'il est difficile
de se représenter de façon objective pour un profane. Cela a commencé
par un univers petit comme un électron. Il a grandi de 60 ordres de
grandeur en un instant.
A comparer avec : Cor. LI : 47.
A-92. 598/3 XCVII RELATIVITÉ SYMBOLIQUE DU TEMPS.
« La nuit d’al-Qadr est meilleure que mille mois »
Ce
passage évoque comme dans certains autres endroits, mais cette fois de
façon symbolique la relativité du temps qui n'a en effet pas de réalité
visible. Une bonne action dans cette nuit sainte compte pour une bonne
œuvre faite quotidiennement pendant mille mois. Mille mois font environs
80 ans, une espérance de vie convenable pour un homme moderne.
En
espérant vivre 60 ans et en espérant ne pas rater de nuit d’Al Qadr
depuis ses 10 ans, on tombe sur 4.000 ans. A notre époque, il est
possible de calculer très précisément les naissances des nouvelles lunes
jusqu’à la préhistoire. En nous basant sur la date de naissance du
Messager, l’année de l’éléphant (l’armée d’Abraha qui vint du Yémen pour
détruire la Ka’ba), la période des visions, et en tenant compte des
mois intercalaires ajoutés dans le calendrier arabe pour faire concorder
le calendrier lunaire aux saisons solaires jusqu'à la fixation
définitive du calendrier strictement lunaire par le Messager, nous
pouvons estimer que la mission apostolique chez celui-ci a débuté en
novembre 608. Muslim rapporte qu’il s’agirait d’un lundi. Or, le
prophète situe cela dans les 10 jours impairs du mois de Ramadan. Selon
nos estimations, il pourrait s’agir du lundi 11 novembre 608, qui doit
correspondre au 27 du mois de Ramadan.


Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire